CONTRACTURE 6S
cette exploration, on fait traverser la région examinée par un courant galvanique constant d'une intensité de lo, i5, 3o milliampères.
Dans certains cas, on constate que les muscles, ne réagissant pas à des courants faradiques aussi forts que l'appareil peut les fournir quand la faradisation est employée seule, se contractent très nettement avec des courants beaucoup moins intenses si l'on procède comme nous venons de l'indiquer.
Le phénomène se produit avec son maximum de netteté lorsque le pôle négatif du galvanique et celui du faradique sont tous deux (( dis taux ».
Cette réaction pourrait être considérée comme un échelon entre la subexcitabilité et l'inexcilabilité faradique ; elle semble constituer le stade ultime de la contractilité faradique.
Sans doute, il y a bien longtemps qu'on a songé à utiliser, soit en physiologie, soit en thérapeutique, l'action simultanée des deux courants, mais il ne semble pas que l'attention ait été attirée sur le point que nous venons d'exposer et qui peut être important en électrodiagnostic.
Il y a tout lieu d'admettre, en effet, d'une façon générale, que l'excitabilité faradique latente dénote une perturbation musculaire moins profonde que l'abolition de l'excitabilité faradique. C'est donc un caractère qui, selon toute vraisemblance, présente de la valeur au point de vue du pronostic ; il y aura lieu de le rechercher systématiquement, en particulier dans les cas où la réaction de dégénérescence obtenue parles procédés habituels semble complète (190).