‹ Exposé des travaux scientifiques [electronic resource]Chapitre 12 sur 48 · CONTRACTURE · texte numérisé non relu

CONTRACTURE

mettre cette idée à exécution » (Revue iwiirolorjique, 190G. p. 670).

Deux ans plus tard, en igo8, Foersler eut le mérite de passer de l'idée à la réalisation et de fixer la technique de l'opération qui porte actuellement son nom. Elle consiste à sectionner quelques-unes des racines postérieures de la région lombo-sacrée.

(( En décembre 191 2, Foerster écrivait que la résection des racines postérieures a été pratiquée jusqu'à cette date dans lôg cas; sur ce nombre, il y eut i4 morts, soit une mortalité de 8,8 pour 100. Sur ces 169 cas opérés, 88 concernaientd.es enfants atteints de maladie de Little, il y eut 6 morts. Dans la plupart des cas guéris, les résultats furent très bons » (G. Guillain, in « Médication des troubles de la motilité )), p. l[o8, chez J.-B. Baillière et fils).

b) La deuxième forme de contracture liée à une perturbation de la voie pyramidale a été déterminée par moi. Elle se différencie principalement de la précédente par les traits suivants : elle est indépendante de l'état des réflexes tendineux qui sont tantôt forts, tantôt normaux, tantôt affaiblis ou abolis ; mais elle a des liens avec les réflexes cutanés de défense qui sont toujours exagérés. J'ai proposé de la dénommer, par opposition à la contracture tendino-réflexe, contracture cutanéo-réflexe .

La contracture cutanéo-réflexe peut occuper les membres supérieurs, mais c'est aux membres inférieurs qu'on l'a observée le plus souvent ; je reviendrai sur cette question dans le chapitre : « Paraplégie spasmodique en flexion » (voir p. 86).

C'est aussi à la suite de ce chapitre que je donnerai l'indication des travaux confirmatifs des miens.

G. — • Enfin, j'ai attiré l'attention sur une variété de contracture, observée dans la syringomyélie et qui, imputable à une affection organique de la moelle, doit cependant être distinguée aussi bien de la contracture tendino-réflexe que de la contracture cutanéo-réflexe, car elle se développe sans qu'il y ait de surréflcctivité tendineuse ou cutanée.

68 SÉMIOLOGIE

Elle paraît due à une ii^ritation des cellules des cornes antérieures de la moelle produite par la néoformation gliomateuse (199).

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