ÏCOISCAS DE mycosis FONGOÏDE TEEM1NÉS PAB LA MOBT. ÜAP
poaTS DU MYCOSIS FONGOÏDE, DE LA i.YMPHADÉNiE ET DE LA LEU¬ CÉMIE, en collaboration avec M. Vf EiL, Archives de médecine expérimentale, 1899.
Nous avons essayé de fixer l’histologie du mycosis fon-
goïde en cherchant surtout à caractériser les formes cellulaires qu’on peut y rencontrer (2).
Les cellules qui appartiennent en propre au mycosis nous ont paru être des lymphocytes, des cellules fixes et des mastzellen. Les cellules géanles paraissent dues à l’oblitération des vaisseaux. La présence d’autres éléments cellulaires est due ii une infection externe. L’existence du réticulum est à peu près constante.
Dans un cas de mycosis, nous avons étudié l’état de la peau en dehors des lésions apparentes. Malgré l’intégrité de la peau à l’œil nu, il existait des altérations histologiques. Le mycosis semble par suite être une dermatose généralisée.
Ce fait devien t cliniquement appréciable dans l’érythrodermie mycosique (Besnier, Hallopeau).
11 est impossible de déterminer directement,par l’étude de la structure des tissus mycosiques, la nature lymphadénique ou non lymphadénique du mycosis. Mais la coexistence de lymphadénomes à l’autopsie, dans divers viscères, les lésions sanguines que l’on peut rencontrer permettent de résoudre cette question si controversée (6).
Note sur un cas de lichen de Wilson chez une négresse, en collaboration avec le D' Thibiebge. SociM de Dermatologie,
Etude clinique et histologique. Cette observation est la première où l’on ait reconnu l’existence delà maladie dans la race noire.
Varices lymphatiques de la langue, en collaboration avec M. A. Robjn. Arck. de méi. expérimentale, 1896.
MM. Tennesonet Darier ont décrit, sous les noms de
varices lymphaliques, une affection non encore étudiée de la muqueuse labiale et jugale.
Notre travail repose sur deux observations, une semblable à celle des auteurs précédents, au point de vue clinique et histologique, et une autre concernant un malade atteint depuis son enfance de tuméfaction linguate, avec poussée de temps à autre. Lors des poussées, la langue se recouvrait de vésicules. Le diagnostic de varices lymphatiques fut fait et confirmé par le microscope.
Ces lésions se développent à la suite d’érysipèles.Elles paraissent dues à l’oblitération des gros troncs lympha-
Sur un cas d'adénomes sébacés à forme sctéreuse. Unité des
affections comprises sons le nom d’adénomes sébacés.
Nævi vascntaires verruqueux, en collaboration avec M. Hauo-
PEAü. Sociéié de Dermatologie, 1895.
Cette curieuse affection se présente sous des aspects cliniques un peu différents ; les lésions histologiques sont des plus variées. Mais on peut constater qu’il existe toutes les transitions entre les formes décrites par Batzer et Ménétrier, Pringle,Darier, on peut s’en convaincre par l’étude des moulages de l’hôpital Saint-Louis.
La variété histologique est dueà lanature de la maladie ; il s’agit de nævi.
La coexistence de troubles nerveux est de règle. Ces troubles nerveux sontvariables (hystérie, épilepsie), mais ils reposent sur un fonds commun ; la dégénérescence.
Sur un cas d’uiticaire avec pigmentation, en collaboration avec M. Tenkeson. Société de Dermatologie, février 1896.
L’existence de l’urticaire pigmentée n’est admise qu’au
début de l’enfance ; toujours elle apparaît dans les premières années de la vio .
Cependant, M. Besnier soupçonne l’existence de la maladie chez l’adulte.
Le fait que nous avons observé avec M. Tenneson a débuté à l’âge de dix ans. Les lésions cutanées sont du même ordre que celles qui caractérisent l’affection chez l’enfant jeune, et qu’a décrites Unna. 11 faut donc étendre le cadre classique : la maladie de Nettleship peut survenir en dehors de la première enfance.
M. Hallopeau a publié depuis une observation d'urticaire pigmentée chez l’adulte.
Acné kératique, en collaboration avec M. Tenneson. Annales de
Dermatologie, 1895.
Étude sur une forme d’acné non encore décrite, différente de l’acné cornée de Vidal et Leloir. Les lésions élémentaires rappellent celles de la kératose pilaire,mais elles forment des placards à bords nets, siégeant sur les épaules, le tronc, la face, la région présternale. Histologiquement, on constate des lésions d’inflammation sébacée
Lichen plan à forme bulleuse. Société de Dermatologie, 1895.
Caspary, Kaposi ont déjà relevé l’a pparition possible de bulles au cours du lichen plan.Kaposi explique cette complication par la coexistence d’un pemphigus. Mais bien que nous ayons trouvé une augmentation des cellules éosinophiles en circulation, nous n’en avons pas vu dans le liquide des bulles ; ou n’a donc pas le syndrome anatomi-
que de la dermalile de Duhring. Comme cette affection, le lichen plan nous paraît lié à une altération sanguine non déterminée.
Beaucoup des lésions du lichen plan ne sont pas apparentes. Il existe, et le fait a été constaté également par notre éminent maître, M. Besnier.une altération générale de la peau.
Jacquet a remarqué l’importance du prurit dans l’apparition des papules; pour nous, le prurit ne détermine pas l’éruption, mais exagère les lésions déjii existantes et les rend visibles.
Epithéliomes multiples développés sur une cicatrice. Société
Sarcome cutané généralisé, en collaboration avec le D' Peiu\in. Société de Dermatologie, i895.
Varices des membres intérieurs. Lésions cutanées (atrophie avec cyanose, sclérose, pigmentation). Développement de varices et de lésions cutanées aux membres supérieurs, en collaboration avec M. BéctÈaE. Société de Dermatologie,iSüi.
Rapports des affections gastriques et des affections cutanées, on collaboration avec le D' Robin. Académie de Médecine, 1899.
La notion d’un rapport entre les troubles gastriques et les troubles culaués est de date ancienne. Bécemment Besnier, Feulard, Barthélemy, Comby ont étudié l’origine gastrique d’une série de dermatoses, en particulier des diverses formes de prurigo et de l’acné.
Avec M. A. Robin, nous avons montré que le quart des dyspeptiques présentent des lésions de la peau, les unes
communes,'acné, eczéma, prurigo, urticaire, séborrhée, hyperidrose, les autres rares.
D'autre part, chez des acnéiques, des eczémateux, des prurigineux, on observe souvent des phénomènes dyspeptiques. Souvent on n’en constate aucun. Mais alors l’exa.mcn du suc gastrique dénote en général des fermentations, surtout butyriques, ne se révélant par aucun symp-
Le traitement de ces fermentations amène souvent la guérison de la dermatose.
PDBtICATIOKS NON DERMATOLOGIQUES
^ Etude sur l’anatomie pathologique de ia morue,
“ ly Thèse imugurak, Paris, 1893.
Ce travail a été fait à l’Institut Pasteur. J’ai voulu étudier les lésions de la morve dans la série des animaux de laboratoire, lapin, cobaye, souris, chien, âne. J'ai également examiné des pièces de morve chronique provenant du cheval, et enfin des cas.humains.
La structure de la granulation morveuse est la même dans toutes les espèces animales. Elle se développe dans les vaisseaux sans réaclion inflammatoire des cellules épithéliales, contrairement aux vues de Baumgarten, par accumulation de leucocytes et prolifération des cellules conjonctives fixes. Dans le poumon, on constate, comme dans le foie, l’oblitération vasculaire, mais elle se fait beaucoup plus difficilement et, quand elle se produit, conditionne des lésions considérables.
La virulence du bacille, le lieu d’inoculation ne jouent aucun rôle dans la structure des granulations. Celles-ci différent essentiellement des tubercules, en particulier par l’absence de cellules géantes et une nécrose des noyaux beaucoup plus intense.
Dans la morve chronique seulement, le processus de f inflammation morveuse se rapproche de celui de l'inflammation tuberculeuse.
La morve chro'nique du cheval est due à l’inoculalion des bacilles par voie bronchique.
Mes recherches histologiques ont été confirmées par le D' Ménétrier [Traité de Médecine et de Thérapeutique de Brouabdel et Gilbert, t. II, art. «Morve »), qui les a prises pour hase de sa description.
Note sur un cas d'endocardite choréique d’origine microbienne probahle. Revue des maladies de l’enfance, 1891.
Observation d’un choréique qui fut atteint d’endocardite, sans rhumatisme articulaire aigu. L’examen bactériologique du sang fit reconnaître l’existence des staphylocoques blanc et doré.
Des faits semblables ont été vus par M. Triboulet et rapportés dans sa thèse inaugurale.
Un cas d’infection à staphylocoques dorés, en collaboration avec M. A. Robin. Arck. de méd. expérim., septembre 1893.
Sur un cas de tuberculose aiguë bronchopneumonique, en collaboration avec M. A. Robin. Arch. gén. de méd., juin 189.Ï.
Nécroses viscérales multiples dans la tuberculose humaine L aiguë et subaiguê, Arck. de méd. expér., janvier 1893.
La tuberculose aiguë est une cause fréquente de nécrose épithéliale.
Signalée par Coffin, Pilliet, etc., elle peut devenir considérable et atteindre d’immenses surfaces du foie et du rein. La nécrose peut atteindre les éléments conjonctifs et vasculaires; elle respecte les épithéliums d’excré-
Elle est l’effet certain des poisons tuberculeux. On observe, en effet, la caséification totale des granulations
comprises dans les zones 'nécrosées dn foie. Celles qui se trouvent à cheval sur celles-ci et sur les zonesnon nécrosées ne sont caséifiées que dans la partie comprise dans les premières.
Note préliminaire sur les effets de la balnéation chaude et prolongée des membres. Soc. de Biologie, 1894.
Cancer do l’estomac avec hyperchlorhydrie, en collaboration avec M. A. Robin. Bourgogne médicale, 1895.
Arthropatbies, état typhoïde et arthrotyphns, en collaboration avec M. A. Robin, Archioes générales de médecine, 1894.
Les conclusions résumées de ce mémoire sont les sui-
Le rhumatisme articulaire aigu peut se compliquer d’élat typho'ide.
Cet état typho'ide cède généralement au salicylate de
11 est possible que,dans les cas où il résiste à la médication, il simule une coexistence de rhumatisme articulaire aigu et de fièvre typhoïde.
La plupart des cas où l’on a noté cette co'incidence se rapportent à des faits de fièvre typhoïde accompagnés de polyarthrite séreuse ou suppurée,pseudo-rhumatisme typhique qui en marque le début.
Enfin, il peut s’agir d’un pseudo-rhumatisme infectieux avec état typhoïde.
Mais rien jusqu’ici ne démontre la coexistence possible du rhumatisme articulaire aigu et de la fièvre typhoïde.
Essai sur les arthrites infectieuses en général et la polyarthrite rhumatismale vulgaire en particulier. Animes géné-
Les affections'polyarticulaires aiguës, suppuréos ou séreuses, sont des ^infections sanguines presque permanentes. 11 en est ainsi dans le rhumatisme articulaire aigu.
11 est probable que l’agent microbien du rhumatisme occupe la moelle osseuse et que les arthrites sont consécutives à son développement dans ce tissu, comme les pleurésies à des affections pulmonaires.