‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 13 sur 27 · MÉNINGES ET LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN · texte numérisé non relu

MÉNINGES ET LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN

Hémorrhagie méningée avec signe de Kernig. En collaboration avec M. Prosper

Merklen. Société médicale des Hôpitaux, i" décembre 1899, p. 899.

Le diagnostic de l’hémorrhagie méningée. Presse médicale, 3 juin 1903, p. 4i3.

L’hémorrhagie méningée était pour le médecin, il y quelques années encore, une des maladies les plus difficiles à reconnaître; souvent soupçonnée, son existence ne pouvait jamais être affirmée. Elle est aujourd’hui une des lésions dont le diagnostic peut être établi avec le plus de certitude. Les progrès de la séméiotique Font dotée des symptômes décisifs qui lui faisaient défaut : npus avons, en effet, dans le signe de Kernig, un moyen précieux de dépister la lésion méningée, et la ponction lombaire, en nous montrant les éléments du sang dans le liquide céphalo-rachidien, peut nous fournir la preuve de la nature hémorrhagique de cette lésion.

Le signe de Kernig était présent chez deux malades dont j’ai rapporté l’histoire.

Dans \q cas que j’ai étudié avec M. Prosper Merklen, ce symptôme existait en dehors de toute inflammation des méninges qui recouvrent les circonvolutions cérébrales. Le caillot de l’hémorrhagie méningée n’irritait que les méninges du mésencéphale et celles de la moelle ; il ne dépassait pas du côté de l’encéphale le chiasma des nerfs optiques.

Chez la malade, dont j’ai publié plus tard l’histoire dans la Presse médicale^ l’hémorrhagie s’était faite sous les méninges cérébrales, mais les méninges spinales n’étaient pas tout à fait indemnes. Au niveau de la région cervicale, sous la pie-mère, la surface de la moelle, faiblement colorée, semblait avoir été comme effleurée par un léger coup de pinceau hémorrhagique. Ces faits concordent avec l’opinion de M. Dienlafoy, qui pense que le signe de Kernig est dû avant tout à une lésion des méninges spinales.

L’intérêt principal pour le diagnostic de l’hémorrhagie méningée est dans les résultats fournis par l’examen du liquide céphalo-rachidien.

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