MÉNINGES ET LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN
L’examen cytologique fait avec le liquide céphalo-rachidien provenant de ponctions successives a fourni, au point de vue leucocytaire, une formule négative d’abord, polynucléaire ensuite et enfin lymphocytique. Le sang épanché au sein de la méninge, faisant office d’agent traumatique aseptique, a provoqué l’exode des polynucléaires au moment sans doute où l’irritation était la plus forte. Les lymphocytes ont apparu au moment où cette irritation commençait à s’atténuer.
L’étude du liquide céphalo-rachidien nous a permis de recueillir ainsi quelques faits intéressants pour le diagnostic des hémorrhagies méningées. Elle nous a montré avec quel soin on doit étudier le liquide sanglant si l’on veut éviter une erreur d’interprétation.
Méningite aiguë. Guérison par le traitement antisyphilitique malgré l’absence d’antécédents et de stigmates syphilitiques. Liquide céphalo-rachidien riche eu lymphocytes et sans virulence pour le cobaye. En collaboraiion avec M. L. Le Soubd. Société médicale des Hôpitaux, ai février 1902, p. 127.
Les faits de méningite aiguë non supputée terminés par la guérison ont un intérêt tout spécial tiré souvent de l’incertitude de leur origine.
L’étude du liquide céphalo-rachidien, examiné au point de vue cytologique, bactériologique et expérimental, nous a permis chez un malade de serrer de plus près le problème étiologique.
hrusquement des phenomenes méningés ayant débuté par une céphalée
ments continuels. Pendant quinze jours se sont déroulés tous les autres symptômes classiques de la méningite : constipation, ralentissement du pouls, torpeur, délire, photophobie, inégalité pupillaire, raideur de la nuque, signe de Kernig, signe de Babinski, exagération des réflexes, etc. La température n’a jamais dépassé dSM. Sous l’influence du traitement ioduré et mercuriel, les accidents ont rapidement rétrocédé et le malade sortait complètement guéri, six semaines après son entrée dans notre
L’examen du liquide céphalo-rachidien avait décèlé une lymphocytose abondante.
La méningite tuberculeuse était le diagnostic auquel nous nous étions ralliés pendant plusieurs jours; il a dû être abandonné en raison de la cura-
r, 26 décembre ic
La question des suites éloignées des méningites cérébro-spinales a été posée par M. Chauffard. Chez un homme guéri depuis quatre ans d’une méningite cérébro-spinale constatée par la ponction lombaire, nous avons observé des douleurs de sciatique. Ces douleurs se renouvelaient périodiquement depuis la guérison de la méningite. Nous avons constaté dans le liquide eéphalo-raehidien une lymphocytose légère qu’il était intéressant de rapprocher des troubles nerveux persistant chez ce malade.
Perméabilité méningée à l’iodure de potassium,
la méningite