FIÈVRE TYPHOÏDE
mocoque meurt parfois dans des suppurations postpneumoniques. 'C’est ainsi que nous avons observé chez un ancien typhique des ostéites multiples des tibias dont le pus, examiné seize mois apres le début de la maladie, ne contenait plus de microbes. Le processus s’était éteint.
Depuis la publication de nos mémoires, des observations d’ostéomyélite typhique à évolution froide et apyrétique ont été publiées en grand nombre. La plus intéressante, en raison de sa longue durée, est l’observation de Sultan, qui, dans le pus d’une ostéomyélite typhique datant de six ans, a trouvé encore le bacille typhique.
Abcès de fixation et infiltrations huileuses à bacille d’Eberth. — Pendant la convalescence d’une fièvre typho'ide de longue durée chez une jeune fille de vingt-quatre ans, nous avons vu se développer un abcès et trois collections huileuses sous-cutanées exactement au niveau des points où avaient été pratiquées, durant la maladie, des injections hypodermiques
Dans le pus de l’abcès, qui siégeait sous la peau de l’abdomen, aussi bien que dans le liquide des collections huileuses qui siégeaient sur la
MALADIES A COLIBACILLES
Société médicale des Hôpitaux, ii décembre 1891, p. 657.
Le colibacille (étude bactériologique et clinique). Gazette heldomadairc, 2 et g janvier 1892, p. 2 et i 3 .
Néphrite infectieuse par colibacille ; complication de ia lièvre typhoïde. En collaboration avec M. Chantemesse. Société médicale des Hôpitaux, 3 o décembre
qui peut rester méconnue sous le masque de l’infection puerpérale.
colibacille d’une virulence extrême, fait qui est confirmatif des observations de MM. Gilbert et Girode.
Nous avons trouvé le colibacille dans deux cas de pleurésie purulente et dans plusieurs cas de broncho-pneumonie.
Nous avons observé une néphrite supputée due au colibacille pendant la convalescence d’une fièvre typhoïde.
Nous avons isolé le colibacille du pus d’une angine phlegmoneuse, où le microbe se trouvait en compagnie de quelques colonies de streptocoques.
MALADIES A PARACOLIBACILLES
DITES PARATYPHOÏDES
Affections dites paratyphoîdiques et sérodiagnostic de la fièvre typhoïde. En
collaboration avec M. Sicard. Société médicale des Hôpitaux, 4 décembre 1896, p. 833 .
Séroréaction dans une infection à paracolibacille. En collaboration avec M. Nooé> COURT. Semaine médicale, 4 août 1897, P*
Les colibacilloses et les paracolibacilloses (clinique faite à l’hôpital Cochin). Journal des Praticiens, 29 août 1908, p. 545 .
Les expressions de bacilles paratyphiques et d’affections paratyphoïdes ont été employées pour la première fois par MM. Achard et Bensaude qui, de l’urine purulente d’une malade atteinte de pyélonéphrite et du pus d’un abcès chez un enfant, ont isolé un bacille qui ne faisait pas fermenter la lactose et était agglutiné par des sérums typhiques; par contre, le sérum de la première malade n’agglutmait que 4 échantillons sur 14 de bacille d’Eberth. Ces auteurs avaient identifié leurs microbes avec le bacille de la psittacose.
L’année suivante, nous avons étudié avec M. Nobécourt un paracolibacille isolé du pus d’une thyroïdite suppurée. Nous avons fixé les principaux caractères distinctifs de ce microbe, et, nous appuyant sur la mensu* ration exacte du pouvoir agglutinatif pratiqué suivant les règles que je venais de formuler avec M. Sicard, nous avons pu le différencier des autres paracolibacilles de voisinage et en particulier du microbe de la septicémie des veaux et des bacilles de la psittacose. Nous avons accentué enuore ceuc différence en rapportant les résultats fournis par Tépreuve des tubes grattés.
Nous avions nettement établi que ce bacille occupait une place à part entre le bacille typhique et les différentes variotês de colibacilles,