MALADIES DU CŒUR, DES VAISSEAUX ET DU SANG
Endocardite végétante expérimentale, sans traumatisme valvulaire, par streptocoque d'origine salivaire. En collaboration avec M. F. Besançon. Société médicale des Hôpitaux, 20 avril iSg',, p. aSi.
Ayant inoculé un grand nombre de lapins avec des streptocoques de diverses provenances, nous avons vu Tun d’eux mourir par hasard d'endocardite végétante. Sur la mitrale existait une végétation en chou-fleur, grosse comme un pois et contenant des streptocoques. L'animal n’avait subi ni traumatisme valvulaire, ni môme injection intra-veineuse de la culture; inoculé dans le tissu cellulaire de l’oreille, il avait présenté un érysipèle dont il était convalescent depuis quelques jours, lorsque survinrent les symptômes d’endocardite. N’est-ce pas ainsi qu’évolue le plus souvent l’endocardite végétante humaine, celle de l’érysipèle de la face, par exemple, comme en témoigne une série d’observations ?
Le streptocoque en cause provenait, dans notre cas, d’une bouche normale. Il était primitivement dénué d’action pathogène, et nous l’avions rendu virulent par association avec un colibacille.
Endocardite ulcéreuse polymicrobienne. En collaboration avec M. Lemierre. Société Un cas intéressant d'endocardite infectieuse. Médecine moderne^ 23 septembre 1903,
Les endocardites infectieuses (clinique de l’hôpital Cochin).. Journal des Praticiens, ac février igoS, p. 118.
au niveau de leur origine sur le tronc basilaire. En collaboration avec M. Lemierru. Société médicale des Hôpitaux, i8 juillet 190a, p. 78a.
L’homme qui fait l’objet de cette observation prenait depuis de longues années son pouls avec attention. 11 avait pu constater pendant trente-cinq ans les irrégularités ' de ses pulsations sans avoir jamais souffert pendant cette période d’autres troubles vasculaires.
Ce malade, qui observait son pouls avec une attention si exceptionnelle, a pu noter avec une précision rigoureuse le moment où qon pouls a commencé à devenir lent. Le symptôme avait apparu brusquement à la suite d’une attaque de grippe. Le pouls lent est resté pendant trois mois à l’état de symptôme isolé de la maladie de Stokes-Adams et la première attaque syncopale a entraîné la mort.
Les lésions anatomiques que nous avons constatées prouvaient que le bulbe recevait une irrigation insuffisante. Les artérioles bulbaires, à leur origine dans le tronc basilaire, subissaient une oblitération qui avait
male ; celle des mononucléaires et des lymphocytes était très diminuée ; par contre celle des éosinophiles s'élevait jusqu’à 26 p. 100.
Pendant les trois dernières semaines, le nombre total des globules blancs s’abaissa jusqu’à 28 000 et celui des éosinophiles diminua progressivement, de sorte que quatre jours avant la mort on ne trouvait plus un seul éosinophile sur 3oo globules rouges.
Leucémie lymphocytique. En collaboration avec II. PnospEii MEanLus. Socicié médicale des Hépitaax, 16 mars 1900, p. 807.
Nous avons rapporté un cas de leucémie lymphatique observé chez un malade de 56 ans, dont le sang contenait des lymphocytes à l’exclusion presque complète des autres variétés de globules blancs. La rate était énorme; le foie dépassait de 8 centimètres le rebord des fausses côtes ; des ganglions hypertrophiés étaient disséminés dans les régions inguinales, axillaires et sus-claviculaires.
Le dernier examen de sang pratiqué pendant la vie décela i million 534.500 globules rouges et 761.600 globules blancs. Ces globules blancs comprenaient presque exclusivement de petits lymphocytes opaques.
On constatait 89 de ces éléments pour 11 grands leucocytes mononucléaires translucides de Hayem ; de ces derniers, les uns étaient au