C. - TOXICITÉ
De la toxicité urinaire chez divers animaux 1 .
Je rappellerai d’abord qu’au cours de ses recherches sur les poisons urinaires, M. le professeur Bouchard m’a permis de collaborer à plusieurs de
•ses expériences et a bien voulu citer mon nom dans son mémoire sur le pouvoir hypothermisant des urines normales'.
A la suite des travaux de notre maître, nous avons, M. Charrin et moi, abordé l’étude de la toxicité urinaire chez les différents animaux; nous avons reconnu que cette toxicité est bien plus élevée chez les herbivores que chez les carnassiers, ce qui tient à la grande quantité de sels potassiques que contiennent leurs urines; aussi peut-on diminuer la toxicité de ce liquide en modifiant l’alimentation et notamment en soumettant les animaux au régime laclé; ce résultat explique, en partie, l’action favorable du lait dans les maladies oii l’intoxication joue un rôle.
Toxicité de l'urine dans la pneumonie franche
Au cours de la pneumonie franche, la toxicité urinaire diminue dans des proportions très notables ; puis, au moment de la crise, on voit aug- . menter à la fois la quantité des urines émises en vingt-quatre heures et leur pouvoir toxique. 11 se produit ainsi une sorte de décharge qui coïncide avec la guérison.
Toxicité des extraits de tissus normaux 5 .
En étudiant la toxicité des extraits de tissus, préparés à froid, j’ai constaté que l’extrait de dû à 14 grammes de rein ou de cerveau n’est pas toxique; l’extrait de 14 à 20 grammes de foie tue les animaux en quelques heures après avoir déterminé une prostration considérable et de la diarrhée; enfin pour tuer un lapin avec le suc musculaire, il faut employer des doses correspondant a 90 ou 95 grammes de muscles.