LXXXI
des maladies
nerveuses semblables à celles de l’homme, on peut profiter de celles qui sc développent spontanément pour en étudier la physiologie pathologique.
J’ai eu justement l’occasion d’observer, avec MM. Cadiot et Gilbert, une chienne atteinte d’un tic essentiel de la face, siégeant dans le domaine de la septième paire. Nous avons pu, chez cet animal, détruire successivement les circonvolutions cérébrales, la capsule interne, le cervelet, la protubérance, sans modifier le tic ; celui-ci ne cessa que lorsque nous eûmes extirpé le noyau bulbaire du facial.
Origine bulbaire d'un tic réflexe de la cinquième paire *.
Chez un chien qui avait reçu une injection inlra-pleurale de mercure métallique, nous vîmes se développer un tic localisé aux muscles innervés par la branche motrice du trijumeau. Ce tic a été enregistré et nous avons pu remarquer que ses caractères se modifiaient légèrement sous l’influencé des excitations faradiques du vago-sympalhique. En soumettant cet animal aux mêmes mutilations que celui qui fait l’objet des recherches précédentes, nous avons reconnu que le tic avait pour point de départ un, trouble fonctionnel siégeant au niveau des noyaux bulbaires.
Pneumothorax expérimental *.
Dans ces recherches faites avec M. Gilbert, sur des chiens non chloroformés, chez lesquels on enregistrait la respiration et la circulation, nous avons obtenu les résultats suivants :
1" Au moment de l’ouverture de la plèvre il se produit une expansion inspiratrice extraordinaire; le thorax reste dilaté quelques instants, puis survient une brusque expiration.
2“ A ce moment, la circulation peut rester presque normale; d'autres fois la pression sanguine s’abaisse, en même temps que les contractions cardiaques deviennent plus rares et plus amples. Les troubles circulatoires sont passagers et disparaissent rapidement.
3° Dans le pneumothorax ouvert, la respiration est accélérée et très
4“ Dans le pneumothorax fermé, la respiration est ralentie, plus ample . que normalement, mais moins ample que dans le pneumothorax ouvert.
5‘ Dans le pneumothorax double, bilatéralement fermé, les mouvements respiratoires sont plus fréquents qu’à l’état normal, moins amples et
6“ Dans le pneumothorax double, ouvert d’un côté, le tracé rappelle assez bien celui du pneumothorax unilatéral ouvert. L’amplitude respiratoire augmente encore, et devient trois fois égale à l’amplitude normale,