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Nervosisme thyroïdien sexuel

Les relations entre la glande thyroïde et les fonctions reproductrices sont indubitables (Welles, Caro).

Par suite de la sécrétion interne de l’ovaire, des troubles.généraux et nerveux sont consécutifs à la castration ovarienne (Pott, Glaewccke). Ils se réalisent dans la ménopause physiologique, l’insuffisance ovarienne congénitale ou acquise (Jardry).*Dans la dystrophie ovarienne il peut se produire, d’après M. Dalché, un syndrome basedowiforme ou pseudo-myxœdémateux. Pour Bandler, il y a identité des symptômes dans l’insuffisance ovarienne et dans l’hyperthyroïdie — cette théorie s’appuie sur la synergie thyro-ovarienne (Jardry). — D’ailleurs, les rapports thyro-ovariens présentent toutes les variantes offertes par la clinique. Nous étudions successivement le nervosisme thyroïdien dans ses rapports :

1“ Avec la ménopause artificielle. Par l’hyperthyroïdie alimentaire, on en reproduit les troubles nerveux. Quelques cas de goitre exophtalmique sont consécutifs à la castration (Mathieu, Jaylc, Perrin et Blum). Un symptôme peut prédominer, tel le

prurit, que la médication ovarienne (Brocq) a amélioré presque instantanément.

2° Avec. la ménopause. Hypoovarie. On trouve des degrés d’hyperthyroïdie minimes, moyens, extrêmes (Croom, Kleinwæchter), des formes complexes ét associées.

3 ° Avec les affections utéro - ovariennes ; hyperthyroïdie, syndromes basedowiformes, instabilité thyroïdienne.

4° Avec la ménopause naturelle.

5 ° Avec la menstruation normale et les troubles de la menstruation.

6° Avec la puberté.

7° Avec la grossesse. 11 y a sommeil ovarien, hypertrophie thyroïdienne, qui produit tantôt une véritable autothérapie, tantôt du Basedow fruste, ou une basedowifïcation du goitre.

Dans d’autres cas, il y a absence de réaction thyroïdienne. L’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie expliquent en partie les troubles nerveux légers ou graves de la grossesse.

Pour terminer, on peut conclure que les particularités des fonctions nerveuses de la femme dépendent de l’ovaire (Virchow).

Études sur laphysio-pathologie du corps thyroïde et.de /’ hypophyse.

Préface de M. Ch. Achard,-Paris, 1908 , O. Doin, lxiv -366 p. in-8“ (4 fig. et 9 pi.).

Les diverses communications, dont les résumés précèdent, ont été réunies par les auteurs en un volume dans le but de donner une idée de l’ensemble d’une première série de recherches qu’ils ont été amenés à faire sur la physio-pathologie du corps thyroïde et de l’hypophyse. La préface de M. Ch. Achard met en évidence l’intérêt que comportent ces « Études », et les auteurs les ont fait

précéder d’une « Introduction », qui est une véritable mise au point de la question thyroïdienne :

I. Au point de vue clinique, ils étudient les critères qui permettent de rattacher un certain nombre de symptômes à l’hypo et à l’hyperthyroïdie et ils répondent à ce sujet aux objections de MM. Gley et Marfan. Ils envisagent les syndromes d’hypothyroïdie, et, rendant hommage à l’œuvre d’Hertoghe, ils en font cependant une critique serrée. Ils montrent ensuite l’importance des états subthyroïdiens et de l’hypothyroïdie minima ; ils résument la question de l’hyperthyroïdie dans ses formes bénigne, chronique, paroxystique, minima; ils posent enfin la question des rapports qui existent entre cette hyperthyroïdie, les insuffisances endocritiques, et ce qu’ils entendent par instabilité thyroïdienne.

II. Au point de vue de la physiologie thyroïdienne, ils montrent l’action du corps thyroïde sur la thermogénèse, l’orégogénèse, la trichogénèse, l’équilibre du calcium. La notion de l’instabilité thyroïdienne leur permet d’étendre à la physiologie générale l’exemple du fonctionnement d’un organe dévié simultanément en sens différents.

III. La pathologie thyroïdienne permet de préciser la connaissance du terrain où se développent des auto-infections et des auto-intoxications, d’entrer dans le mécanisme des accidents périodiques ou à répétition. Elle montre la subordination du système nerveux au fonctionnement endocritique, et particulièrement thyroïdien.

IV. L’existence d’une pathologie thyroïdienne est artificielle, comme la nosographie elle-même. Le corps thyroïde possède cependant, dans un certain nombre de cas, une prédominance physiologique, pathologique et thérapeutique.

Son rôle dans l’économie est représenté dans un schéma tiré de la mécanique industrielle. Le corps thyroïde n'est qu’une chaudière; le système nerveux est le moteur, le métabolisme les machines-outils. Tout ce que l’on sait de la pathologie thyroïdienne, trouve son explication dans cette figure schématique.

Traitement thyroïdien du rhumatisme chronique.

Communication faite à l’Académie de médecine, 4 février 1908.

Nous avons soumis à l’opothérapie thyroïdienne 3 g cas de rhumatisme chronique qui ont évolué, chez des sujets des deux sexes, âgés de douze à soixante-quinze ans.

Dix cas correspondaient au rhumatisme chronique déformant généralisé, 5 cas ont nécessité l’alitement absolu. Dans 9 autres cas, la gravité résultait de la répétition des poussées subaiguës, de l’existence d’ankyloses, de déformations, de la persistance des douleurs.

Sur ces 19 cas, 14 améliorations ont été notées (douleurs, impotence fonctionnelle, déformations, déviations articulaires). Deux peuvent être considérés comme guéris; les 20 autres (formes moyennes ou bénignes) ont fourni 18 cas d’amélioration ou

Le traitement a consisté en cachets d’extrait de corps thyroïde de mouton de 0,10 centigr., à raison de 1 à 3 en moyenne par jour. La médication doit être employée avec prudence sous le contrôle du médecin.

Un cas d’instabilité thyroïdienne : neuro-arthritisme thyroïdien.

Communication faite à la Société médicale des hôpitaux,

27 mars 1908.

Présentation d’une malade de quarante-cinq ans, atteinte de rhumatisme chronique partiel, et qui présentait les caractères clas-

L’analyse de son tempérament, en fonction thyroïdienne, montre l’association, chez elle, de phénomènes d’hypothyroïdie et d’hyperthyroïdie dans le présent et dans le passé.

C’est à cette association qu’il convient de donner le nom d’instabilité thyroïdienne, préférable à celui d’hypothyroïdie, ou de dysthyroïdie.

La médication thyroïdienne a équilibré le tempérament de la malade, en même temps qu’elle a guéri son rhumatisme et amélioré

Rhumatisme chronique thyroïdien.

Communication faite à la Société médicale des hôpitaux, io avril 1908.

Présentation de deux malades guéris de rhumatisme chronique par le traitement thyroïdien. La démonstration du rhumatisme chronique thyroïdien s’appuie sur des arguments d’ordre : 1“ thérapeutique : le traitement arrête la progression du rhumatisme, met à l’abri des crises subaiguës, combat les douleurs, les déformations, les ankylosés et peut guérir les malades. 11 agit comme pierre de touche. 2° expérimental : on a observé le rhumatisme par atrophie thyroïdienne, suite d’hypertrophie, des poussées articulaires à la suite du traitement. 3° clinique : coexistence, chez les rhumatisants chroniques, de dysthyroïdie et amélioration par le traitement.

Le rhumatisme chronique thyroïdien est représenté dans presque toutes les formes de rhumatisme; aussi la notion thyroïdienne se concilie-t-elle avec les données classiques qui touchent l’histoire du rhumatisme chronique. On peut décrire des formes pures, combinées, complexes. Le rhumatisme chronique, rare dans le myxœdème et la maladie de Basedow, évolue chez des sujets en état d’instabilité thyroïdienne.

A propos du rhumatisme chronique thyroïdien tuberculeux.

Communication faite à la Société médicale des hôpitaux,

12 juin 1908.

11 convient d’insister, au point de vue étiologique, sur l’hérédité" thyroïdienne du rhumatisme chronique, sur le rhumatisme aigu qui évolue parfois sur un terrain d’hypothyroïdie, sur le rôle de la scarlatine. On peut observer des améliorations par le traitement thyroïdien chez des sujets suspects, ou entachés de tuberculose; aussi le fait de soupçonner le rhumatisme tuberculeux, n’est pas une contre indication pour l’application surveillée de ce traitement. Ce rhumatisme thyroïdien est fréquent, et les cas dans lesquels le traitement thyroïdien peut agir, sont très divers. '

Psychasthénie, par instabilité thyroïdienne et hypo-ovarie.

Succès de l’opothérapie associée.

Communication faite au Congrès des médecins aliénistes et neurologistes. Dijon, 3-8 août 1908.

Une malade de trente-neuf ans est atteinte depuis quatre ans d’idées fixes, d’obsessions, de peurs, d’angoisses et de tristesse. Elle ressent une fatigue extrême et manque de volonté. Les phénomènes s’exagèrent à la période prémenstruelle.

L’analyse endocritique du tempérament de la malade fait relever une sensation de tremblement intérieur, des battements de cœur, un cou volumineux, des impatiences, etc., phénomènes d’hyperthyroïdie ; de la frilosité, du gonflement du visage le matin,

- io3 —

de la constipation, de la tristesse, phénomènes d’insuffisance thyroïdienne.

En somme, instabilité thyroïdienne qui se manifeste surtout par de l’hyperthyroïdie.

De plus, on observe des règles peu abondantes, un début de moustache, et l’exagération des phénomènes dans la période prémenstruelle; ces signes dénonçent l’hypo-ovarie.

Le traitement thyroïdien, à faibles doses, améliore d’abord très rapidement la malade. Puis, après une grippe, survient une rechute. L’association de corps thyroïde et de corps jaune lui assure une amélioration qui la satisfait et qui la rend capable de supporter de vives émotions.

Nous devons ajouter qu’une sœur de la malade, atteinte de neurasthénie, a été améliorée par l’ovarine (hypo-ovarie familiale).

Des syndromes psycho-nerveux thyroïdiens.

Communication faite au Congrès des médecins aliénistes et neurologistes. Dijon, 3-8 août 1908.

i° Psychasthénie. — Cas personnel, qui est l’opposé du cas de MM. Parhon et Goldstein.

2° Neurasthénie. — La démonstration de l’existence de la neurasthénie thyroïdienne s’appuie sur :

L’influence favorable du traitement thyroïdien ;

L’expérimentation (cas d’Acchioté) ;

L’intrication de troubles neurasthéniques et de troubles d’insuffisance thyroïdienne, qui sont modifiés par le traitement.

Il ne s’agit pas de myxœdémateux frustes, tels les cas de M. Claisse, mais de neurasthéniques, chez lesquels on a retrouvé des symptômes manifestes d’insuffisance thyroïdienne;

3 ° Hystérie. — Le pithiatisme se développe chez des sujets atteints d’hyperthyroïdie et il se relie parfois à l’hyperthyroïdie par des degrés insensibles.

Certains phénomènes (fièvre, troubles vasomoteurs) observés chez les hystériques, peuvent s'expliquer dans certains cas par une hvperthyroïdie concomitante.

4” Nervosisme. — Nombreuses observations personnelles êt cas de Bloodgood.

Nous concluons que le système endocritique règle le système nerveux. Cette opinion est également celle de Zülzer, Falta, Eppinger et Rüdinger. Peut-être l’hyperthyroïdie agit-elle par l’intermédiaire de Padrénalinémie (Kraus et Friedenthal).

Corps thyroïde et poids corporel. Obésité thyroïdienne.

Communication faite à la Société médicale des hôpitaux,

3 o octobre 1908.

La médication thyroïdienne, employée dans les états thyroïdiens, détermine une diminution de poids, en augmentant les processus métaboliques. Inversement, elle produit une augmentation de poids chez les enfants, les adultes, même dans certains cas particuliers de tuberculose pulmonaire. Ce résultat est dû à l’augmentation de l’apport alimentaire par suite de l’exagération de, l’appétit.

Il y a là deux influences opposées, l’une endogène, l’autre exogène, qu’on retrouve exerçant leur influence sur le poids du corps dans le myxœdème et la maladie de Basedow.

En ce qui concerne l’obésité, on est conduit à admettre théoriquement qu’il existe une obésité thyroïdienne; on entend par là une orientation nutritive qui favorise l’obésité, mais celle-ci reste subordonnée à ses autres causes habituelles ou particulières.

Au point de vue pratique, le traitement peut aller contre le but, être inutile, entraîner des troubles plus ou moins sérieux de thyroïdisme alimentaire; Il doit être rejeté en général. A petites doses et sous la surveillance du médecin, il peut être, tout au plus, un adjuvant du régime alimentaire.

Les petites doses en thérapeutique thyroïdienne.

Communication faite à la Société de thérapeutique, 24 novembre 1908.

Les petites doses correspondent à un pu deux cachets de 25 milligrammes de poudre totale de glande thyroïde desséchée.

Il faut les employer : •

i° Au début du traitement (doses initiales) pour éviter les troubles de la période d’adaptation;

2 0 Dans un certain nombre d’états thyroïdiens, dans lesquels se rencontre et domine l'hyperthyroïdie réactionnelle (nervosisme banal, basedow dégradé, affolement bulbaire, psychasthénie), dans certains syndromes de neuro-arthritisme (migraines, rhumatismes chroniques) ;

3 ° Comme doses de retour, et d’entretien, dans les maladies chroniques dont le traitement exige une certaine durée;

4° Lorsque la médication à doses variées n’aura pas donné un résultat qui permette de prolonger l’action — médicamenteuse et non plus spécifique — de la poudre thyroïdienne.

L’observation des faits montre : le résultat quasi-instantané du traitement (pierre de touche), l’inversion des effets produits suivant les doses, la subordination des résultats aux états préalables, le paradoxe des actions différentes suivant les doses.

Hyperthyroïdie basedotvienne : sa base anatomique.

Communication faite à la Société de biologie,

17 décembre 1908.

La maladie de Basedow est une forme plus ou moins compliquée d’hyperthyroïdie (réalisation du syndrome chez l’homme par thyroïdisme alimentaire, symptômes de myxœdème par le sérum antithyroïdien, effets favorables de la thyroïdectomie, résistance des souris à l’intoxication par l’acéto-nitrile). Les lésions produites par cette hyperthyroïdie, vont de l’hypertrophie vraie de la glande thyroïde à l’hyperplasie, aux adénomes nodulaires, au polyadénome thyroïdien. Les greffes justifient l’activité plus . grande des tissus hyperplasiques. Dans ces lésions thyroïdiennes, l’iode est diminué, le phosphore augmenté, conformément à la règle d’alternance entre l’iode et le phosphore. L’hyperactivité sécrétoire dans le goitre exophtalmique peut être traduite par l’expression : hyperthyroïdie phosphorée.

Hyperthyroïdie compensatrice ou réactionnelle. Communication faite à la Société de biologie, 26 décembre 1908.

Les lésions d’hyperthyroïdie (adénomes nodulaires, hyperplasie, hypertrophie vraie) existent dans des états thyroïdiens variés : goitres simples, kystes, etc.

L’expérimentation les reproduit par résection partielle de la glande, ligature des vaisseaux, injections artérielles. Il s’agit

d'hypertrophie compensatrice ou réactionnelle, qui se traduit par des signes cliniques.

La réaction peut dépasser l’individu, intéresser l’espèce (hérédité réactionnelle).

Le traitement thyroïdien, susceptible d’amener la rétrocession de l’hyperplasie, se trouve ainsi justifié dans l'hyperthyroïdie. Il agit par diminution de l’hyperactivité phosphorée.

Dans certains cas, au contraire, il transforme le goitre simple en goitre basedowien (inversion des résultats).

Des effets superposables de la médication iodée, attestent qu’elle est, en quelque sorte, une médication thyroïdienne indirecte.

Corps thyroïde et vaso-molricilé.

Communication faite à la Société de neurologie, 4 février 1909.

Présentation de quatre malades, dont les observations concourent à l’étude du rôle du corps thyroïde sur la vaso-motricité.

1. Syndrome de Raynaud, étroitement localisé, extrêmement douloureux, remontant à dix-huit années, atténué par le traitement thyroïdien. Il s’agit d’une dame de cinquante-six ans, atteinte d’instabilité thyroïdienne et qui a souffert de céphalée continue et de migraines.

IL Cyanose légère continue accompagnée d’engelures disparaissant par le traitement thyroïdien, chez un jeune garçon en état d’instabilité thyroïdienne, qui présentait en. outre de la microsphygmie et de la migraine ophtalmique.

III. Le traitement régularise une instabilité vaso-motrice légère.

IV. Le traitement transforme une acrocyanose en acroérythrose.

L’action de la thyroïdothérapie sur l’appareil vaso-moteur est

donc démontrée. Ce mode d’action peut, en partie, au moins, expliquer son influence sur l’urticaire et sur certains œdèmes.

De l’instabilité thyroïdienne; sa forme paroxystique.

Communication faite à l’Académie de médecine, 16 février 1909.

L’existence de l’instabilité thyroïdienne est fondée sur des arguments cliniques, thérapeutiques, anatomiques et expérimentaux.

Après un aperçu clinique des formes maxima, minima, intermédiaires de l’instabilité 'thyroïdienne, nous insistons sur une forme particulière, la forme d’hyperthyroïdie réactionnelle à paroxysmes.

Cette forme comprend les syndromes rangés dans le neuroarthritisme : migraine, asthme des foins, urticaire, eczéma, rhumatisme chronique.

Le traitement thyroïdien améliore ou fait disparaître ces syndromes,-mais il demande à être manié avec dextérité, et, en général, à petites doses,

L’instabilité thyroïdienne établit un lien entre les syndromes symétriquement opposés du myxosdème et de la maladie de Basedow.

La forme paroxystique de l’instabilité thyroïdienne doit se substituer, dans un certain nombre de cas, à celle du neuroarthritisme.

Rhumatisme chronique thyroïdien che\ les tuberculeux.

(Présentation de 2 malades.)

Communication faite à la Société médicale des hôpitaux,

12 mars 1909.

i° Le rhumatisme chronique thyroïdien y compris la rétraction de l’aponévrose palmaire — peut évoluer :

Chez des tuberculeux avérés, à tuberculose antérieure simultanée ou postérieure, pulmonaire ou articulaire ;

.Chez des sujets qui ont réagi à la tuberculine, ou qui sont suspects de tuberculose (hémoptysies, amaigrissement, etc.).

La tuberculose agit comme facteur étiologique d’un rhumatisme pathogéniquement thyroïdien; ou elle est terminale, ou elle acquiert une forme spéciale, quand elle se développe sur un terrain de dysthyroïdie qui favorise l’apparition du rhumatisme chro-

Le rhumatisme thyroïdien permet, dans une de ses modalités, de poser le diagnostic de rhumatisme tuberculeux.

2° En présence d’un rhumatisme chronique, observé chez un sujet, suspect de tuberculose cryptogénique ou pulmonaire, ou reconnu tuberculeux, il faut rechercher les stigmates de l’instabilité thyroïdienne. Quand on les constate, on est autorisé à pratiquer le traitement thyroïdien avec circonspection, sous une surveillance étroite, et, dans tous les cas, à petites doses.

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