Chapitre premier
i° Amélioration du sol.
L’imperméabilité des terres exigeait des drainages et des labours profonds; l’établissement des drainages a rencontré de grosses difficultés, du fait que la plaine présente un relief peu marqué.
On fit cependant des fossés d’écoulement pour les eaux, des assainissements de marécages et des défrichements. Des apports d’engrais chimiques (2.375 tonnes en 1921), l’acquisition d’instruments de culture, tels que tracteurs, pulvérisateurs, herses puissantes, permirent d’entreprendre rapidement les premiers travaux de labour.
2° Amélioration de la Jlore.
Pour améliorer la flore, on procéda à l’achat de semences sélectionnées, au triage des semences récoltées, à la création de prairies artificielles (mélanges de graines adaptées au sol), de
lotières, et à la plantation d’osiers sélectionnés. On fit enfin l’acquisition de semences pures de betteraves, de pommes de terre, de rutabagas et de topinambours.
3 ° Amélioration du cheptel.
Au moment de sa réorganisation, le Domaine possédait des chevaux d’attelage en nombre insuffisant, quelques bœufs de trait, trop âgés et mal utilisés, ainsi qu’un petit troupeau de Dishley mérinos, atteint d’ailleurs de la douve hépatique. Ce troupeau fut liquidé immédiatement.
Sur la proposition de l’administrateur du domaine, on procéda à de nombreux achats :
i“ Des chevaux bretons, qui sont rarement atteints de tares osseuses, que le manque de phosphate dans les foins faisait apparaître chez les sujets d’autres races;
2° Des bœufs de trait charollais et Salers;
3 ° Des génisses et des taureaux normands ;
4° Un troupeau Southdown de Vauboy-en-Orsigny;
5 ° Un troupeau Charmoise, appartenant à M. Vaillant de Guélis (descendant en ligne droite du troupeau de Malingié);
6° Un troupeau de mérinos précoces, appartenant à M. Parent;
7° Un troupeau de moutons limousins (race de Mevmac) pour le croisement industriel avec le Southdown ;
8° Un troupeau de moutons Bizet;
9“ Des porcs Yorkshire, Middle White et Large White, importés d’Angleterre;
io° Des porcs craonnais et bayeusains;
11° Des volailles de races diverses.
L’étude scientifique de ce cheptel (croisements, sélection, reproduction) sera analysée plus loin, quand nous rendrons compte des travaux du Centre national d’Expérimentation zootechnique (i).
pouvaient produire rapidement en donnant le meilleur rendement.
La pâture extensive et la jachère nue nous ont permis de donner à nos terres une fertilité plus grande. Dans une région, où l’on n’entend parler que de culture intensive à gros rendements, nous n’hésiterons pas à rendre à la culture améliorante le tribut qui lui est dû : la culture intensive est le but, la culture améliorante est le moyen.
Au point de vue de l’assolement, nous tendons vers le type
Plantes sarclées avec labour profond, chaulage et forte fumure: blé, avoine ou orge; prairies ou légumineuses d’une durée d’un an, deux ou trois ans ; avoine.
Les chiffres suivants donnent la répartition des terres en 1921 et montrent nettement l’évolution du plan de culture :
Plantes-racines.
Fourrages.
Céréales.
Légumineuses.
Prairies.
Osiers.
Jachère nue et friches. . .
Bruyères, étangs, marécages
Parquets et paddocks . . .
Administration et personnel.
La gestion du Domaine fut confiée à un Administrateur responsable, assisté d’un adjoint.
Quant à la direction du personnel, elle fut complètement modifiée. La décentralisation fut adoptée, chaque ferme étant confiée à
un chef de culture, responsable de ses ouvriers et de ses travaux.
On engagea simultanément des célibataires nourris et logés, des ménages logés et non nourris, des célibataires et des ménages non logés et non nourris.
Pour abriter ce personnel, un grand nombre de maisons furent achetées, réparées et munies d’eau courante et de water-closets. On s’occupa tout particulièrement de la literie, du linge, et l’on installa des placards individuels, des lavabos, etc...
On institua le travail à la tâche, chaque fois que ce mode de rétribution fut applicable, en particulier, pour l’établissement des fossés, l’arrachage des tubercules, les plantations, etc... Les autres membres du personnel furent payés au mois, et bénéficièrent de primes particulières pour l’épandage des engrais, la moisson, les
Aujourd’hui, le travail des attelages est contrôlé chaque jour, et les heures de travail fournies par chacun d’eux, sont relevées grâce à des appareils horo-timbreurs.
Le sursalaire familial a été institué en 1920 ; il comporte des primes de mariages de 1 56 à 5 oo francs ; des primes de naissances, 3 oo francs par enfant; des primes de décès, 200 francs par enfant en cas de décès du père ou de la mère. A ces primes exceptionnelles, s’ajoutèrent bientôt des primes mensuelles fixes.-
pour le 2* enfant
— 7 e enfant et pour cha-
. La comptabilité, fut établie d’après un système permettant le contrôle statistique de chaque service (comptabilité sui»fiches).
Chapitré III
Le Centre national d’Expérimentation qootechnique des Vaulx-de-Cernay.