COMMUNICATIONS AUX SOCIÉTÉS SAVANTES
A propos des poussières de laine.
Communication présentée par M. Schribaux à l’Académie d’Agriculturê. le 26 mai 1920.
Dans un achat de déchets de laine, traités à l’acide sulfurique, destinés à servir d’engrais organique concentré, nous avons découvert une proportion notable de graines exotiques.
La station d’essais de semences, à qui fut confié, pouf Être soumis à l’analyse, un échantillon de ces déchets, répondit que :
L’échantillon de déchets de laine renfermait 3,80 0/0 de semences de hiberné denticulée et maculée ; que ces semences genneràiént à rdisonde6o 0/0 ; qu’il renfermait en outre iô 0/0 de graines dures.
Chaque tonne d’engrais contenait donc 38 kilogrammes de graines étrangères dont 38 X 60 0/0 = 22^,800 pouvaient germer totit dë suite. Cette quantité est suffisante pour constituer une luzerhiëre.
La loi de 1888 est incomplète dans ce càs particulier : le vendeur ne spécifie pas qu’il s’agit de laines étrangères, bien que le produit soit obtenu par un traitement opéré en France. 11 y a là matière à discussion, car il s’agit de la vente d’un engrais « additionné de matières différentes de celles que l’on croit acheter ».
Le lotier en Seine-et-Oise.
Communication présentée par M. Schribaux, à l’Académie \ d’Agriculture, le 26 maj 1920.
Nous faisons remarquer que le lotier côrniculé est une plante qui se développe spontanément sur les plateaux, pentes et fonds de la région de Rambouillet.
Introduit dans les mélanges de prairies en quantités notables, le lotier côrniculé a donné des résultats remarquables. Sa valeur alimentaire équivaut à celle de la luzerne. Nous avons donc décidé de créer des lotières sur notre domaine, avec d’autant plus de satisfaction que l’expérimentation nous a prouvé que le lotier n’est pas attaqué par le lapin de garenne, que l’on rencontre en grand nombre sur les terres qui bordent les bois.