‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 35 sur 38 · Syndicat d’Élevage de Romanèche-Thorins · texte numérisé non relu

Syndicat d’Élevage de Romanèche-Thorins

3 g. .Union des Syndicats agricoles des Alpes et de Provence. 1 40. Syndicat français des Races porcines.

B. — La Revue de Zootechnie.

Pour faire connaître son programme et ses ressources, l’Office Français d’Élevage avait besoin d’une revue périodique, à laquelle devaient s’abonner les spécialistes français et étrangers. C’est cette revue que nous avons fondée sous le nom de Revue de Zootechnie, revue des éleveurs, des zootechniciens et des Centres d’Expérimentation zootechnique.

Elle publie des articles sur l’élevage proprement dit, sur les concours français et étrangers, les congrès, les réunions syndicales; elle donne des statistiques diverses, des pedigrees de lauréats, les résultats des ventes publiques de reproducteurs. Elle donne enfin une bibliographie qui résume les principaux travaux publiés en France et à l’étranger. Des colonnes sont réservées aux « cartes » d’éleveurs français, classés par races. De nombreux clichés photographiques complètent la publication des articles et des mémoires par une documentation iconographique, moyen excellent pour faire connaître nos races nationales en France et à l’étranger.

Depuis le mois d’octobre 1920, la Revue de Zootechnie parait régulièrement tous les mois. Ses douze fascicules forment chaque année deux gros volumes de 3 oo pages chacun, largement illustrés de photographies, de graphiques et de statistiques. Pour donner une idée exacte de l’importance de cette revue, pour en préciser le caractère, nous donnons ci-après la table des matières de l’année 1924 (1).

Voici les conclusions du rapport de M. Collin :

i° L’exportation directe et la vente au débarquement ont peu de chance de réussir, du fait que nos races sont mal connues. D’autre part, le séjour dans une ville -d’un convoi d’animaux est extrême-

2° Nécessité d'une propagande habile prouvant :

a) Que les races brésiliennes demandent à être améliorées; '

b) Que nos reproducteurs de races pures sont les meilleurs agents d’amélioration.-

3 ° Nécessité, pour un organisme central d’exportation, de posséder un bureau à Paris, une propriété d’exhibition à proximité des grandes villes du Brésil, une station d’immunisation (pvroplasmosc et anaplasmose).

4° Nécessité d’un appui officiel, et l’obligation, pour les vendeurs, de donner des garanties sérieuses, tant au point de vue de l’origine des animaux, qu’au point de vue de leurs qualités physiques (état de santé, conformation, etc.).

5 " Pour réussir, la meilleure solution semble être l’acquisition d’une ferme au Brésil, où l’on pourrait soigner et élever les animaux de races pures, importés de France. On constituerait ainsi deux troupeaux : l’un de race pure, composé de sujets nés au Brésil, et de ce fait, acclimatés; l’autre composé de métis, (race pure croisée avec les animaux indigènes) qui serait capable de montrer les améliorations que l’on est en droit . d’attendre du croisement.

L’exploitation normale des terres permettrait éventuellement de couvrir les frais généraux d’une telle entreprise.

Ce rapport, à la fois intéressant et consciencieusement documenté, a été transmis à VOffice français d’Élevage) groupement fédératif des Sociétés d’élevage.

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