‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 10 sur 18 · Arch. prov. de CMr., Paris,1897, VI · texte numérisé non relu

Arch. prov. de CMr., Paris,1897, VI

Une femme de 30 ans, alcoolique avérée et atteinte d’adénite tuberculeuse, commença à perdre .l’appétit, puis eut des vomissements ; le ventre se ballonna et bientôt une tumeur volumineuse se manifesta dans la région hépatique. Le 16 janvier 1896, l’auteur pratique une incision verticale de 15 centimètres sur le bord externe du muscle'droit ; il trouve un foie gros, congestionné, mobile, ù surface œdémateuse, avec des bosselures du volume d’une noix ; le ligament suspenseur était manifestement hypertrophié. Après avoir relevé l’organe et constaté qu’il n’y avait aucun calcul dans les voies biliaires, mais que la vésicule était volumineuse et œdématiée, l’auteur se résout h faire une hépatopexie et une fistule biliaire. La suture du foie est exécutée par une suture spéciale de catgut. Les suites opératoires furent normales ; la malade a actuellement repris l’apparence de la santé, après un régime lacté absolu suivi pendant un an. Elle est devenue enceinte et a accouché normalement. Le foie parait se trouver à sa place. Cette observation montre qu’une cirrhose du foie sans ictère peut guérir par la cholécystostomie, et, d’autre part, elle prouve l’efficacité réelle de la suture du foie à la paroi abdominale dans l’hépatoptose. L'auteur insiste d’une façon parliculière sur le rôle de la fistule biliaire dans ces sortes d’infections, et sur la façon dont oh doit concevoir l’hépatopexie pour obtenir une fixation suffisante. L’accouchement est venu démontrer que les sutures conseillées pour la fixation du rein par M. Guyon, sont excellentes également pour le foie. (Rev. de Chir., Paris, XXII, 433).

74. Calcul biliaire extrait par cysticotomie. — Arch. méd. d’Angers, 20 février 1898, p. 82-83.

Il s’agit d’un calcul, de la grosseur d’une belle noisette, ovale, régulier, qui s’était enclavé dans le canal cystique d'une femme de SB ans, et qui fut extrait par cysticotomie, à la Clinique, le 9 novembre 1897. La malade avait eu auparavant des crises hépatiques. Elle fut amenée à la Maison de Santé dans un état très

grave, présentant les symptômes d’une péritonite purulente. L’auteur pratiqua l laparotomie latérale sur le bord du muscle droit qui amena l’issue de 3 litres au moins de pus fétide. Lavage du péritoine et drainage. Cette intervention pratiquée en mai 1897, fut sans effet sur les crises hépatiques. L’absence d’ictère et la constatation de la rupture de la vésicule faite au cours d’une seconde opération, permirent de conclure au calcul enclavé dans le cystique. Et c’est en effet dans ce conduit très dilaté qu’il fut découvert et extrait. La malade guérit très rapidement.

75. Présentation de calculs biliaires extraits au cours d’une cholédocotomie. — Arch. méd. d’Angers, 1898, II, 36-37.

L’auteur présente des calculs biliaires provenant d’une femme âgée de 62 ans, atteinte de lithiase biliaire. La malade souffrait de coliques hépatiques depuis plus de dix ans. Plusieurs saisons it Vichy ne lui ont donné aucun soulagement. Les crises se succèdent à intervalles irréguliers ; elle est atteinte d’ictère très prononcé, sans tumeur de la vésicule. Etat général déplorable. Opération le25 octobre 1897. La vésicule, très atrophiée, contenait deux gros calculs. Un troisième calcul, gros comme une grosse aveline, siégeait dans le cholédoque. Les calculs de la vésicule furent facilement enlevés, mais l’incision du canal cholédoque fut nécessaire pour extraire le troisième calcul. Le canal cholédoque et la vésicule furent suturés h deux plans et le ventre fut refermé. Les suites opératoires furent très satisfaisantes, la malade ne souffre plus et n’a' plus d’ictère.

76. Deux cas de cholédochotomie suivis de guérison. Considérations opératoires. — Arch. prov. de Chir., Paris, *1898, VII, p. 495.

L’auteur cite deux cas de cholédochotomie. Dans la première observation, il s’agif'd'une femme de 62 ans atteinte de lithiase biliaire avec ictère prononcé. Après laparotomie, on trouva la vésicule rétractée sur deux calculs et vide de liquide. Il n’y avait pas de canal cystique. Dans le cholédoque, il y avait un gros calcul qui fut extrait par une incision. Celle-ci fut refermée transversalement par deux, surjets au catgut ; drainage. Guérison sans fistule. Dans la deuxième observation, la malade, âgée de 32 ans, était atteinte de cholélithiase. Après incision, on trouva la vésicule biliaire et le canal cystique atrophiés. La vésicule fut ponctionnée et lavée. Le canal cholédoque contenait trois gros calculs, dont un seul put être écrasé. Pour enlever les deux autres, le cholédoque étant méconnaissable, on continua l’incision de la vésicule par le canal cystique jusqu’au cholédoque. La longue incision fut suturée par des surjets h la soie, la vésicule fixée à la paroi abdominale et drainée, la plaie refermée. Le drain donna beaucoup de bile pendant les premiers jours. Au vingtième jour, la fistule était fermée. Guérison. {Année chirurgicale , Brux., 1899, 1217).

77. Un nouveau cas de drainage du canal hépatique par voie cholédochienne. ’— Arch. méd. d’Angers, 1904, VIII, 281-289. L’auteur rapporte deux observations et fait ensuite l’exposé de la question, d’où il résulte que le drainage du canal hépatique constitue une méthode nouvelle d : é-

tiquée par l’auteur sur une femme de 4t ans, qui avait deux calculs dans le canal bépalique, presque dans le hile du foie. Pour ouvrir le petit bassinet hépatique, dans lequel on sentait un calcul, mais sans pouvoir le saisir entre le pouce et l'index, après incision directe du canal sur le calcul, on a agrandi aux ciseaux l’ouverture. Le second calcul n’a été trouvé qu’après l’extraction du premier ; point important à retenir, pour ne pas être tenté de suivre l’exemple d’EUiot et d’autres opérateurs qui placent avant l’extraction du calcul les fils de fermeture du canal. La plaie du canal hépatique fut suturée au fil de chanvre : ce qui suffit, il la condition d’établir un drainage par les voies biliaires accessoires. Les suites ont été’très simples et la guérison rapide.

81. A propos de la valeur thérapeutique du drainage du canal hépatique par la méthode de Kehr. — Bull. soc. Chir., Paris, 1904, XXX, 748-753.

Line observation de lithiase biliaire ancienne (angiocholite grave par suftc d’obstruction du cholédoque), traitée par la cholédocotomie, l’ablation du calcul (35 grammes), le drainage du canal hépatique chez une malade de 54 ans, et suivie de guérison, permet les conclusions suivantes : 1» une malade atteinte d’angiocholite d’origine caleuleusc et avec un état général déplorable peut guérir, si, par le drainage total, on peut amener au dehors toute la bile mêlée de pus qui stagne dans les voies biliaires supérieures, en introduisant dans le canal hépatique un gros drain qui empêche tout passage des liquides infectieux dans l'intestin ; 2" chaque fois qu’un obstacle mécanique des voies biliaires principales amène de la rétention biliaire avec augmentation du volume du foie, le canal hépatique est dilaté elle drainage de ce canal est facilement exécuté et des plus efficaces ; 3° l’emploi de l’eau oxygénée diluée pour le nettoyage des drains et des voies biliaires paraît avoir donné de très bons résultats, pour déloger et amener au dehors les dernières concrétions biliaires.

82. Contribution à la chirurgie du canal hépatique d’après trois cas personnels et les travaux les plus récents. — Revue de Gyn. et Chir. abd. Paris, Inst, de Bibliogr., 1904, in-8°, 8 fig.

Cet opuscule renferme trois observations nouvelles de chirurgie du canal hépatique ; elles sont intéressantes et précieuses, il cause de leur rareté. Elles sont accompagnées de considérations générales, d’autant plus marquées au coin de la nouveauté qu’on n’a pas une grande expérience en matière de chirurgie du foie. On trouvera résumé là tout ce que l’on sait sur ces questions.

un liquide brunâtre, visqueux. Les symptômes sont ensuite décrits, enfin le traitement qui consiste dans la ponction, la marsupialisation oul’extirpation partielle ou totale. — L’auteur cite enfin une observation personnelle de kyste du pancréas de nature bénigne chez un homme de 38 ans. La marsupialisation de la poche a été pratiquée et la guérison s’ensuivit. L’auteur a fait faire l’examen histologique de la poche et du liquide qui en a été extrait, et il a donné les résultats de cet examen.

84. Plaie de la rate par coup de couteau, guérie par la suture. — XIV* Gang, franç. de Chir., Paris, 1901, Proc. verb., 172-174.

Histoire d’un malade opéré d’urgence, et intéressante en ce sens qu’il s’agissait d’une blessure de la rate par instrument tranchant.

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