‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 11 sur 18 · E. — MALADIES DES VOIES URINAIRES · texte numérisé non relu

E. — MALADIES DES VOIES URINAIRES

85. Ut) cps 4M,œtérq-oy?t97nép^to^iïe ou abouchement ïmmêdiàt 'de l’uretère dans la vessie après section aucouïs intime laparotomie pour kyste'papillaire du ligament large. Cathétérise, u^etérourétral. Guérisôn. — X.rch.'faéd. d’Angers, 1897,1, 622-630.

L’auteur, ayant sectionné un uretère accidentellement au cours d’une opération pelvienne, donne les moyens do reconnaître un uretère en situation anormale avant section, puis après section ; et enfin le moyen de remédier à l’accident. Voici le procédé qu’il a employé. Introduisant une sonde de caoutchouc dans la vessie déchirée par l’urètre, il en place un bout dans l’uretère coupé, en l’y faisant pénétrer de o centimètres. Cette sonde avait été au préalable coupée dans sa partie arrondie

88. Plaie avec doublé perforation de la vessie par instrument contondant. Laparotomie et tjysjtostomie sus-pubienne. Guérison. — Archiv. prov. de CMr., Paris, VII, '

les plaies de la vessie, avec double perfpration de la vessie par instrument contondant sont très rares, ç,t sont’ÿresijiie IShjSiffd mortelle^'. Bàrtets, qui a analysé .tous,les cjts connus, n’a trouvé qu’un seul cas de guérison. Aussi èette observation d’qn charpentier de 34'ans, qui s'enroua sur un piqbéf pénétrant dans le périnée et perforant fa vessie de pari en part, éta'it-ellé intéressante à plus d'tin titre. Le blessé est transporté ji la Maison (le Santé; dix heures après l’acéident et est opéré vtngt-et-une.hquresqprès l’accident. Après explorjttftWi de la 'plaiedu périnée et laparotomie, on suture la vessie, puis on pratique ü'A"grand‘iavaÿe.“Là"vé-‘- : '' «*•»

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reniplie de caillots sqngu(ns, et présentant, èdoufré', utië'plai'e périnéa’l'é, dn tique la taille sps-pubieMe 'pb'ir'inàfflfer un ' i TO'niW l s!us-piibïè'n.' Deux mois après l’opération, le malade était complètement guéri. L’à'ürtéuV fixe 'ensuite les règles de conduite h tenir en Mféirxjfe qui peuvent se résu'mbr ainbl : Dànstoiite plaie de la vessie, .on devra intervenir le plus tôt i'o'ssiijlér a'pÜès Wcéidettt. D’abord explorer le péritoine, remédier à’ ses lésions'et aux' lésions 1 de Wji'qHion'intrapéritonéale de la vessie; ’pqis pratiquer ià"taillé 1 .hypojjisfri'qlle qui, seule',' permettra de,faire uqe hémostase parfaite, uti bolî h'etloyage de la cavité vésiirâle et de pratiqd'er up.drainage excellent’.

;e présentée à la Société anajonqitjue provenait d’un malade, dli service de 1, à rhôpital,Saint-Antoine, ayantjupi.nretire radical^ polir lihe' Hérilfe gauçhéet étantptort.d accidents cérébraux à ni’afcfo ratiidè. Le 1 diagnostic

rtiQ0.de vessie située au çdniré de là tumeur grtiîssetise était

La pièce présentée à la Société ar M. Monod, à I,” ’ - ' •’ ’ ’•

inguinale gidct ....

avait été seulement soupçonné et tumeur observée le ” “■ ”

en quelque sorte immobilisée parçlfe, ce' qui pVi-mel'tajt^rf’éit’pH’àue^ 1 rnfts^nfc'ë de distension .de in tumeur quqn,d on remplissait lïyéssle! .La 1 idméiit* dt’ lii vessie élaienl extra-péritonéales et par coriséquçnt n’aviieqtnàs'.desac : cé qùî e'St'ùrie indication particulière po.uf.reconuaUrépçndantTopératiofi.la ve’ssie' herniée.

90. [En collaboratipp avec ,M. Ch. Monod]. Cpjitrjbution à l’étude de Ja cystocèle inguinale. — Revue de C/nr., Paris, lX fÔT-72 1 ?'.

rois observations,, La première nartié'est jrès'av’o.ir rappelé la division du cydfoeeie

91. Pathogênie et traitement delà cystocèle inguinale. Une observation. —Tiré à part des Archives provinciales de Chirurgie, octobre 1894. Paris, 1894,8», 7 p.

L’auteur expose sa conception de la formation de la cystocèle inguinale, déjà étudiée dans un travail antérieur publié en collaboration avec M. le D r Monod (Revue de Chir., 1889, p. 701). Il considère la cystocèle comme une affection grave contre laquelle on devra toujours agir en pratiquant sans retard la cure radicale. Les indications de l’opération sont de : 1° remédier à la dilatation de la vessie ; 2“ supprimer le lipôme herniaire quand il existe ; 3“ traiter le sae séreux et l’anneau comme dans la cure radicale. C’est pour atteindre ce triple but qu’il faut réséquer une portion de la vessie herniée, suturer l’organe et le réduire. Cependant dans l’observation rapportée : hernie inguinale congénitale droite étranglée et cystocèle inguinale, l’auteur a cru devoir, opérant à domicile et dans de mauvaises conditions, ne pratiquer que la cure radicale de la hernie, et réduire et maintenir réduite la vessie herniaire, sans en réséquer une partie. Le résultat obtenu a été excellent et permettrait, s’il se confirmait par des nouvelles observations, d’adopter comme règle générale, de refouler et réduire simplement l’organe hernié.

92. Traitement del’ouraque dilaté et fistuleux par la résection et la suture. Une observation. — Arch. prov. de Chir., Paris, 1892,

s’arrête, crises violentes de douleurs. Enfant peu développé. L’ombilic est déformé et présente une fente transversale dont les deux lèvres sont ipdurées et rouges. Elle est entourée d’une zone inflammatoire présentant des érosions. La miction se fait, d’une part, par l’urètre, puis quelques secondes après il semblerait qu’une petite poche se vide par l’ombilic. Par la pression l’on fait sourdre quelques gouttes de liquide.

Opération le 2 mai 1892. Incision médiane de 10 centimètres qui mène dans une excavation anfractueuse remplie de fongosités et présentant de nombreux diverticules. .

Ablation de cette poche par excision. Après avoir ouvert la cavité péritonéale, par le fond de la poche, dissection de chaque côté de ses deux moitiés en prenant fa séreuse pariétale comme point de repère. La poche semble occuper tout l’anneau fibreux distendu qui représente l'ombilic largement ouvert. En bas, on trouve l’ortT fice de l’ouraque ; il est isolé sur une longueur de 3 centimètres et fermé au moyen de trois points de surjets. Fermeture du ventre pari suture à trois plans de sujets. Durée de l'opération, une heure (Fig. 14 et 18).

Au 8 juin, le petit malade quitte la maison de santé, et est resté complètement

93. Extirpation de la muqueuse vésicale atteinte de lésions tuberculeuses. — Bull. Soc. de Chir., Paris, 1895, n. s., XXI, 251-255.

L’aUitetiMappaWe r,o4>s«,ration,d’.i* homme,,;âgé,de .30 ans, présentant d'abondantes hématuries contre lesquelles aucun traitement fretâit efficace, et auquel il fit la taille hypogastrique et enleva par lambeaux la muqueuse vésicale presque tout entière, l'hémorragie provenant de la surface çruentée fut facilement arrêtée par des injections chaudes. 'L'examen'’histMbgique delà .muqueuse confirma le,diagnostic qui avait été porté en démontrant qu’elle était le siège de lésions tuberculeuses. Le malade succomba, six mois après, par tuberculose pulmonaire. L’auteur croit que, dans les cas semblables, le curettage de la vessie, qui peut être bon, n’est pas toujours suffisant, et estime qu’en enlevant le plus possible de la muqueuse, on aurait plus de-chances d’enrayer la marche locale de la (.oharoplbse. (Revue int. de mêd. et chir., taris,«885, V,I, 218).

9'4.. ,lhEstrophie de la vessie.guérie parla méhhode de’Treadelenburg. — XEP Gongr. iutern. i. te. méd., 'Paris, Æ900,1901, c. r., 419- 423, .1 fig

La méthode,de Trendelenburg, pourtant si logique, nia,guêpe donné que des déboires, même entre les mains les plus expérimentées. L’auteur pour ce qui le concerne n’a vu que des insuccès, non seulement chez ses opérés, mais aussi chez ceux des mâitiesies plus autorisés.-!! commençait doue à douter de,(a .réalisation <Jes espérances de Trendèlenburg, lorsque le fait suivant est venu changer sa manière de voir. Il s’agit d’un enfant de H ans, atteintd’exstrophie de la vessie et qui avait subi, aansvsuccèsi.plusiems-opémlionsdans-sofl^flfa»oe.,L’uuteur ,appéré„ceuta4,de dtàprès'laiœéthode de iTnendeienburgt liauteur,a,éiÂobligé-de,faire.sept opérations

complémentaires ; mais, ainsi qu’on peu calement guéri. Non seulement il est ce (alternent. (Bull, méd., Paris, 1900, XI

conduit, excise les tissus voisins dans lesquels s’étaient creusées dés poches volumineuses. Dissection du bout postérieur, mobilisation et fixation au périnée, sonde de Dezzer il demeure. Guérison. D’auteur attire .l’attention sur la dureté spéciale présentée par les parois de cet urètre réséqué. Cela confirme l’opinion de* Guyon : que le rétrécissement inflammatoire curable de l'urètre est transformé par l’électrolyse en rétrécissement cicatriciel incurable. L’opération de Poncet, déjà pratiquée deux fois par M. Delagénière est une opération définitive et en même temps curative, puisqu’elle ne nécessite aucune introduction de sonde dans la

97. Pénis atteint d’épithélioma et extrait avec la totalité des corps caverneux. — Arch. méd. ddAngers, 1898, IL 141.

Présentation à la Société de Médecine de la Sarthe. L’urètre, sectionné dans son trajet périnéal, a été suturé à la peau du périnée. La pièce a été enlevée au moyen d’une incision en raquette autour de la racine de la verge et d’une deuxième incision en T du périnée. Par la première incision, le ligament suspenseur a été sectionné etles corps caverneux ruginés dans leurs insertions inférieures. Le malade est âgé de 66 ans.

98. De la résection de la terminaison de l’urètre et du méat urinaire chez la femme, jpour le traitement des polypes du méat, du prolapsus de la muqueuse urétrale, et de certaines urétrocèles. 8 observations.— Arch. prov. de Chir., Paris, 1900, IX, 746-755.

chent les unes aux autres par la fréquence*de leur coïncidence, d’une part, et par leur origine pathogénique, d’autre part. Ces trois affections : polypes du méat, prolapsus de la muqueuse de l’urètre et certaines urétrocèles, peuvent, en effet, se ramener, pour, ce qui concerne leur traitement chirurgical, à une seule : les polypes.

99. Hypertrophie de la prostate. Rétention d’urine. Fausses routes multiples. Possibilité de l’extirpation des lobes latéraux hypertrophiés. — Bull. Soc. anat., de Paris, 1889, LIXV, 243-245.

Cette pièce est d’un bel exemple d’hypertrophie prostatique, limitée aux deux lobes latéraux ; au point de vue chirurgical, cette tumeur était énucléable et aurait peut-être pu être extirpée. Au sujet de son extirpation possible par la taille hypogastrique. Cette tumeur fait en saillie dans l’intérieur de la vessie et pouvait y “ facilement sentie. Une incision nnntiWe è tenvoes 1» ,.»1 WfatLl. .'ai

Cette tumeur fait en saillie dans l’intérieur de la

Une incision pratiquée à travers la paroi vésicale sur" cette J ’—ver sur elle et de s’assurer avec le doigt qu’elle était te un corps fibreux utérin. Du côté gauche, M. Delagéisolé complètement par ce moyen la tumeur, et, du côté droit, ” —-

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la Société. N’es

iercher à appliquer à ces sortes de corps Bbreux

prostatiques la méthode du morcellement employée pour les corps fibreux utérins? Resterait alors, disait-il, à étudier pour les suites opératoires, la question de la suture vésicale et du drainage de la plaie opératoire par le périnée.

100. De la prostatopexie sub-périnéale, ou luxation rie la prostate hors de sa loge, comme traitement de l’hypertrophie de la prostate. — Paris, 1902. Institut de Bibliogr., m-8“, 7 p.

Cette opération nouvelle consiste à énucléer la prostate hypertrophiée hors de sa loge, où elle se trouve emprisonnée et comme étranglée, et à la maintenir audevant du rectum dans les tissus cruentés. Dans cette nouvelle situation, la prostate se trouve libérée ; le conduit redevient perméable, la circulation de l’organe luxé se régularise et prépare son atrophie qui s'effectue rapidement. Il s’agit donc d'un déplacement de l'organe de sa situation anatomique normale, sans aucune mutilation ; transformant ainsi un prostatique atteint de rétention et insondable en un prostatique facile ù sonder. L’auteur n’a pas la prétention de tirer d’un seul fait des conclusions générales, cependant, il croit utile d’attirer l’attention sur les

{•oints suivants : 1“ chez le malade opéré, dès que la prostate a été luxée hors de sa oge, le cathétérisme, impossible jusque-là est devenu facile, non seulement avec un Béniqué, mais avec une sonde molle et est resté facile ; 2° la vessie a été, immédiatement après l’opération, facile à drainer avec une sonde à demeure, de sorte que l’infection préalable de la vessie, ne saurait en pareil cas constituer une contreindication à l’opération ; 3° la prostate, déplacée dans des tissus cruentés, a diminué rapidement de volume, au point de n ôtre plus appréciable 30 jours après l’opération ; 4° la miction d’abord impossible, se rétablit progressivement, cette opération paraît être l’opération de choix pour les cas d’hypertrophie prostatique peu accentuée. L’auteur formule les règles de technique opératoire telle qu’il la conçoit et la pratique.

101. Prostate hypertrophiée extirpée au début des accidents de rétention d’urine et d’infection de la vessie. Présentation de la pièce. — Arch. méd. d'Angers, .1903, VII, 471-462.

La pièce provient d’un malade âgé de 62 ans, n’ayant jamais, jusqu’en avril (903, présenté d’accidents vésicaux. Le D r Bazin, de Carrouges, constate à cette époque qu’il s'agit d’une hypertrophie prostatique et pratique le cathétérisme avec une sonde métallique. Le malade est d’abord soulagé, mais les accidents de rétention se renouvellent et nécessitent de nouveaux cathétérismes, puis l’établissement d’une sonde à demeure. La vessie s’est infectée quand le malade est amené à l’auteur. Etat général bon; fièvre (36°6), urine contenant du pus et à odeur fétide, pas d’albumine ; .la prostate, volumineuse, forme une tumeur médiane dure rendant difficile le cathétérisme. On place une sonde à demeure et des lavages antiseptiques de la vessie sont pratiqués matin et soir. Urotropine. Au bout de quelques jours tous les accidents infectieux disparaissent, ce qui permet l’ablation de la prostate. Il s’agit donc d’un cas d'hypertrophie de la prostate dans lequel l’ablation de l’organe a été pratiquée dès le début, c’est-à-dire au moment où la guérison complète du malade peut être théoriquement obtenue avec facilité.

)e la voie périnéale et périno-saerée pour les interventions dé la prostate. Deux observations. — Arch. prov. de Chir., Paris 1899, 478-486.

situation de la prostate rend cet organe très facile à explorer par le toutal. La première observation est nn cas de prostatite et de cystite tubercules iniections interstitielles furent données par voie nérinéale et il v eut

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