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VIII. - CHIRURGIE DU MEMBRE INFÉRIEUR

109. Nouveau traitemeDt de la coxalgie par l’arthrotomie, l’évidement de la tête et du col du fémur et le drainage trans-trochantérien. — X• Gong, franç. de Chir., Paris, 1896, p. 797. Arch. prov. de Chir., Paris, 1896, V, 717-727. — Gaz. hebd. demèd., Paris, 1896, XLIII, 1083.

On fait une incision, analogue à celle de Langenbeck, mais mesurant 18 centi-

le grand trochanter est évidé en forme de gouttière. Drainage métallique ( Fig. 17 ) et sutures superficielles. Deux coxalgies suppurées ont été ainsi traitées par l’auteur. (Revue Sc. Méd., Paris, 1897, XLII, n° 97, fasc. 1, 232).

110 Ostéo-sarcome du fémur traité par la désarticulation do la hanche. — Arch. méd. d’Angers, 1903, VII, 03-66.

Il s’agit d’un cas classique d’ostéo-sarcome de l’extrémité inférieure du fémur La lésion a vraisemblablement débuté par le cartilage diarthrodial, comme c'est du reste la règle. On a eu recours, contre cette terrible affection, aux amputations ; dans la continuité, à la résection du genou, enfin à la désarticulation delà hanche. Les amputations, dans la continuité, ne paraissent pas devoir donner de bons résultats, sauf peut-être dans la période tout à fait initiale de l’affection. Or, même à cette période, il est toujours impossible de se rendre compte de la limite exacte de la lésion. C’est pourquoi l’auteur préfère la désarticulation de la hanche, opération qui, malgré sa gravité, lui semble devoir être dans tous les cas, l’opération de

111. Sciatique fémoro-fessière, d’origine variqueuse, traitée avec succès par la dénudation et la dissociation du nerf. — Bull. Soc. Chir., Paris, 1896, n. s., XXII, 491-495. — Arch. frov. de Chir., Paris, 1896, V, 414-418.

Une femme de 35 ans, atteinte de névralgie sciatique qui avait résisté b tous les traitements médicaux, et même b l’élongation du nerf, vint consulter l'auteur. Pensant avoir affaire b un de ces cas de varices sur lesquels M. Quénu a appelé l’attention et qui guérissent par la ligature, des veines, l’auteur fit une incision postérieure et mit b nu le nerf sciatique sur une étendue de 15 centimètres; b son grand étonnement il ne trouva pas de gros vaisseaux variqueux susceptibles d’être liés ; mais le nerf était sillonné d’un grand nombre de petits vaisseaux, qui pénétraient dans son épaisseur. 11 eut alors l’idée de détruire ces connexions vasculaires par une sorte de hersage du nerf avec de la gaze aseptique et de le poursuivre jusque dans l’intérieur du nerf parla dissociation des faisceaux superficiels b l’aide des mors d’une pince hémostatique pointue ; il termina l’opération par un nettoyage au chlorure de zinc b 1 0/0. Après une réaction assez violente qui dura de deux b trois jours, la malade éprouve un soulagement qui devint rapidement une guérison complète. (Revue de Chir., Paris, 1896, XVI, 555).

112. Du traitement de certaines sciatiques variqueuses par un nou¬

veau procédé opératoire. — Travaux de Neurol, chirurg., Paris, 1897, tome II, tiré à part, in-8, 2 fig.

Plusieurs années auparavant, M. Quénu avait attiré l’attention sur l’origine variqueuse de certaines sciatiques et sur leur curabilité par la résection des veines se rendant au nerf malade. L’auteur, s’étant trouvé en présence d’un cas de sciatique fémoro-fessière chez une variqueuse, mU b nu le nerf sciatique, ^espérant y

dilatations qu’il aurait réséquées. Il n’en était pas ainsi, car, chez cette malade, le nerf était simplement sillonné de petits vaisseaux serpigineux, qu’il ne pouvait s’agir de réséquer, mais qu'il vint à l’esprit de l’auteur de détruire mécaniquement par frottement et dissociation du nerf. Le résultat thérapeutique fut tout à fait satisfaisant.

113. La résection du genou et le traitement de la tumeur blanche. Rapport sur un mémoire intitulé : Résection du genou pour tumeurs blanches graves, par M. Lücas-Championnière. — Bull. Acad, de Méd., 1902,3-s.,XLVII,séance du27 mai,624-632.

« Le D'Delagénière, dit le rapporteur, nous a lu un mémoire sur les opérations de résection du genou qu’il a faites, au nombre de 31 : ce qui constitue déjà un chiffre intéressant, surtout si on tient compte de ce fait que j’ai signalé que l’opération ne s’est pas beaucoup généralisée chez nous. Les résultats des résections de M. Delagénière sont fort heureux au point de vue de la mortalité, car il n’a eu aucune mortalité opératoire... Nous devons donc conclure que cette pratique a été bien dirigée et fort heureuse, et qu’il a témoigné d’une bonne indication opératoire, en insistant sur la possibilité et sur la nécessité de pratiquer l’évidement de la substance spongieuse jusqu’à la diaphyse... U est d’autant plus juste d’insister sur

lésions infiniment plus considérables qu’on n’avait pu les prévoir au premier abord. Il est donc satisfaisant de savoir que, dans ces cas, sans sacrifier une longueur invraisemblable de la diaphyse, on peut, par l’évidement de l’os, atteindre à une grande hauteur le processus tuberculeux. J’avais conseillé cette pratique depuis longtemps; mais M. Delagénière lui donne une généralisation qui mérite tonte

114. Traitement du mal perforant plantaire par le hersage des nerfs plantaires. — XVB Congr. franç. de Chirurg., Paris, 1903, proo. verb., p. 878-880.

L’observation que rapporte l’auteur n’est en somme qu’une application aux nerfs plantaires de la méthode de hersage, qu’il a préconisée le premier pour le traitement des névralgies sciatiques rebelles. Le hersage permet de dissocier le nerf dans la partie voulue de son étendue sans détruire ses éléments. Pour être efficace, il doit être pratiqué sur le tronc nerveux qui innerve la région malade ou qui est atteinte de névralgie, et dans ce dernier cas toujours en un point situé entre la moelle et le dernier point douloureux ou malade. Le nerf sera mis à nu dans une étendue suffisante ; il faudra l’isoler avee soin, le soulever, passer au-dessous un écarteur plat ou une petite compresse de gaze stérile sur laquelle on effectuera le hersage. L’auteur emploie pour cette petite opération une grosse aiguille un peu mousse avec la poinle de laquelle il dissocie le nerf, en ayant soin de détruire tous les vaisseaux sanguins situés dans son épaisseur. Pour que l’opération soit satisfaisante, il faut avoir soin que la dissociation du nerf porte sur une étendue suffisante pour être efficace. L auteur a toujours donné à ses dissociations nerveuses une étendue de plus de 2 centimètres.

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