‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 12 sur 18 · VII. — CHIRURGIE DU MEMBRE SUPÉRIEUR · texte numérisé non relu

VII. — CHIRURGIE DU MEMBRE SUPÉRIEUR

103. Arthrotomie pour luxation ancienne de l’épaule. — Bull. Soc. de Chir., Paris, 1898, janv., XXIV, p. 160.

Un homme, en tombant de sa charrette, se fait une luxation sous-coracoïdienne de l’épaule, compliquée de fracture de l’épine de l’omoplate. Il n'est pas soigné 'sur le moment et ne se présente à l’auteur qu’au bout de trois mois et demi. Ce dernier procède h l’intervention suivante : 11 fait d’abord une incision sur l’épine de l’omoplate, trouve la fracture vicieusement consolidée, la sectionne à niveau, et essaie de remonter l’acromion luxé en bas : cela fut impossible, et il dut se contenter d’abraser la partie saillante de l’épine. Se portant alors en avant, il incise directement sur le tête humérale et sectionne tous les tissus jusqu’à elle, mais sans arriver à la tête. Il constate alors que la cavité glénoïde est remplie par des épaississements capsulaires ; il les enlève et dès lors la tête peut être réduite. L’opération avait duré deux heures. En vingt-cinq jours le malade était guéri, et l’on commence à provoquer les mouvements. Le résultat thérapeutique ne fut pas parfait; les mouvements spontanés sont limités, et le malade conserve des fourmillements dans le membre. (Rev de Chir., Paris, 1898, XVIII, 270).

104. Luxation sous-épineuse de l’épaule droite concomitante avec une luxation postérieure de la hanche droite. Réduction. — Arch. méd. d'Angers, 1900, IV, 208-209.

la hanche et de l'épaule droite. La réduction de la hanche fut facilement réduite, mais celle de l’épaule fut difficile. Il fallut employer le procédé de Rocher, puis

relever le bras et le remettre à 43" avec l’axe du corps. Un brusque mouvement de rotation externe produit alors la réduction. Le rétablissement fonctionnel est presque complet. Il persiste un peu de raideur.

105. Résection du coude droit pour tumeur blanche pratiquée il y a deux mois,avec résultat fonctionnel complet. — Communication à la Soc. de Méd. du Mans, 1899. — Arch. méd. d’Angers, 1899, RI, 177-179.

La malade que l’auteur présente à la Société est une jeune fille de 16 ans qui souffrait depuis trois ans de son coude. La résection du coude fut pratiquée le 1" lévrier 1890 ; la malade quittait la Clinique le 10 février. Elle fut alors confiée à un masseur qui lui fit vingt-quatre massages méthodiques. Dès le dixième elle commençait à fléchir elle-même et à étendre l’avant-bras. A l’heure actuelle, elle a l’usage complet de son bras. Ce fait appelle l'attention sur l’importance des massages bien faits après la résection du coude. C’est de ces massages, plus que de la technique opératoire que dépend le bon résultat fonctionnel de la nouvelle articulation. On mobilise de suite le nouveau coude et, dès que la plaie opératoire est guérie, on fait faire des massages méthodiques de toutes les articulations de la main et du poignet, de l’articulation de l’épaule, de tous les muscles de l’avant-bras et du bras ; enfin, onfait exécuter au nouveau coude tousles mouvements normaux d’un coude normal.

106. Fracture ouverte de l’olécrâne traitée par l’ouverture, la désinfection du foyer et le massage articulaire. — Progrès méd., Paris, 1889, 2 s., IX, 285.

L’auteur décrit le modus operandi dans le cas de fracture ouverte, en insistant sur la nécessité d’une antisepsie rigoureuse. Il rapporte ensuite l’observation d’un malade traité par lui pour une fracture ouverte de l’olécrâne causée par un coup de pied de cheval sur le coude. Agrandissement de la plaie, désinfection avec la solution phéniquée, forte, suture de la plaie au crin de Florence ; pansement iodoformé. Guérison en trois semaines.

Dans cette observation, il y a trois points h signaler : 1° la désinfection possible d’un foyer de fracture ouverte, même s’il communique avec une grande articulation ; 2° l’absence de réaction fébrile, de douleur, etc. La fracture se comporte dès lors comme une fracture simple; 3“ l’intégrité absolue des mouvements du coude parfaitement conservée ; 4" la réparation osseuse ou fibreuse rapide, malgré l’âge avancé du malade ; 5” enfin, la rapidité du résultat due à la non contention de l’articulation et au massage articulaire.

107. Angiome caverneux de l’avant-bras droit. Extirpation. Guérison.

— Arch. prov. de Chir., Paris, 1894, III, n° 4, p. 218-221.

Femme, 41 ans, portait depuisdix-septansauniveaudu poignet droit une tumeur dont le volume s’est progressivement accru jusqu’à celui du poing. En dedans elle atteint le bord cubital, en avant toute la face antérieure et contourne en dehors l’extrémité inférieure du radius. La tabatière anatomique est envahie par la masse ; sur toute la périphérie, lacis vasculaire. Au point culminant, ulcération large donnant jourà un liquide séro-sanguinolent. Sous le chloroforme, ablation de la tumeur qui occupe la fac» antérieure des fléchisseurs et envoie des prolongements, du volume

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