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CHIRURGIE DE L’UTÉRUS

127. Chirurgie de l’Utérus. — Paris, Inst.de Bibliogr. Sc., 1898, in-8«, 466 p., 378 fig.

La « Chirurgie de l’Utérus» du D'Henry Delagénière est une œuvre didactique importante, consciencieusement élaborée, dans laquelle l’expérience elles recherches personnelles de l’auteur s’affirment non seulement dans le choix des interventions, dans l’appréciation dé leur valeur, mais aussi dans la découverte ou le perfectionnement des procédés.

Au point de vue instrumental, on lui doit des modèles de pinces hémostatiques, de sonde intra-utérine, un tire-bouchon à traction pour fibromes, une table ■spéciale.

Son influence heureuse se serait affirmée h propos de la réduction de l’utérus gravide après laparotomie, de l’hystérectomie abdominale totale pour fibromes, de la décortication de bas en haut des fibromes, de l’hystéreclomie abdominale totale pour suppurations pelviennes, de l’hystérectomie vagino-abdominale pour cancer.

On lui devrait des procédés spéciaux pour le raccourcissement des ligaments larges, pour l’hystérectomie médiane par énucléation, un manuel opératoire personnel pour l’hystérectomie abdominale totale.

Ce livre est de ceux qui fixent l’attention sur son auteur, en contribuant au progrès de la chirurgie (Bull. Acad, de MU., Paris, 1899, Nov. 7,N°. 39,423-426).

L’Académie de Médecine a d’ailleurs accordé le Prix Laborie , à cet ouvrage dès l’année qui a suivi son apparition.

128. Délire aigu consécutif à de l’infection puerpérale, guéri par le curettage et la désinfection de l’utérus [en collaboration avec le Dr Horeau]. — Arch. méd. d’Angers, 1897, I, 64-67.

11 s'agit, dans cette opération, d’une jeune femme de 23 ans, chez laquelle l'auteur pratique un curettage, le 31 octobre 1896. A cette date, la malade, qui délirait depuis cinq jours, se trouvait dans une situation des plus graves ; (à tel. point que l’opération put se faire sans anesthésie, et sans que la malade s’en aperçut). Désinfection à l’aide d’une solution de zinc; installation d’un tube h drainage dans le col. Vingt jours après, la guérison est complète. — L’auteur insiste sur les accidents cérébaux présentés par le sujet.

Son observation met en relief le rôle joué par l’infection sur l’apparition des accidents cérébraux : rôle qui prend, dans ce cas particulier, l’importance . de cause à effet, puisque le curettage en combattant l’infection, a fait

disparaître ces accidents. Il insiste sur l’efficacité d’une désinfection locale, sur une infection devenue générale, fait qui justifie les plus hardies tentatives, même l’hystérectomie, dans l’infection post-puerpérale à forme péritonitique.

Un second point doit attirer l’attention. Ne devrait-on pas, dans le délire aigu, dont les aliénistes admettent l'incurabilité, rechercher le point de départ de l’infection, puisque aujourd'hui les spécialistes assignent à ce délire une origine infectieuse ? (Métrites, affections des annexes, ulcères, etc.). De même pour certains cas de manies post-puerpérale.

129. Hystéropexie ou suspension de l’utérus à la paroi abdominale - Ann. de Gynéc. et d’Obstét., Paris, 1890, XXXIV, 417445. - Tiré à part, in-8“, 29 p.

L’auteur passe successivement en revue dans ce travail l’histoire, les indications, les contre-indications, le manuel opératoire, et les résultats de cette opération, qui h ce moment était d’une date trop récente pour émettre une opinion formulée et tranchée. Il s’est borné, comme l’ont fait la plupart des chirurgiens, qui ont écrit sur la question, à résumer les documents connus, à faire l’examen critique des procédés employés, en s’appuyant, pour ce dernier pointeur les règles

dans le service de son maître, M. le P' Terrier. — La conclusion de i’auteur est que l’hystéropexie paraissait alors être l’opération de l’avenir pour, remédier à la plupart des cas de rétrodéviations.

130. Du raccourcissement des ligaments larges et des ligaments ronds dans la rétroversion de l’utérus [Rev. génér.]. — Gong. int. de Gynéc. et d’Obst ., Amst., 1899, 8-12 août. — Sem. gynéc., Paris, 1899, IV, 33. — Rev. de Gynéc., Paris, 1899, III, 958.

Le raccourcissement des ligaments larges ou des.ligaments ronds ne. doit pas chercher à remédier seul h la rétroversion. On doit concevoir ces opérations comme des opérations auxiliaires, venant apporter leur appoint à d’autres opérations, telles que la salpingo-oophrectomie, ou la colpopérinéorraphie. On doit d’ahord étudier si la rétroversion est réductible, ou au contraire irréductible. Dans le premier cas, l’opération sera extra-péritonéale; dans le second, elle sera intra-péri-

L’opération extra-péritonéale portera sur l’utérus, le vagin, et les ligaments ronds. L’utérus sera curetlé : au besoin, on fera l’amputation du col, et même, si le volume de l’organe est augmenté, s’il y a des noyaux fibreux, on fera la ligature des artères utérines. Le vagin sera restauré avec soin ; suivant les cas, on fera une colpopérinéorraphie. Enfin on terminera par l’opération d’Alexander, c’est-à-dire par le raccourcissement extra-péritonéal des ligaments ronds.

L’opération intra-péritonéale traitera d’abord lesadhérencesqui retenaient l’utérus, puis remédiera aux lésions annexielles, enfin cherchera à corriger la rétroversion, en raccourcissant les ligaments larges ou les ligaments ronds. Les ligaments ronds seront raccourcis, lorsqu’il y a rétro déviation simple sans début de prolapsus. Au contraire, quand l’utérus parait s’enfoncer dans le bassin, on fera le raccourcis-

sement des ligaments larges. Les opérations intra-abdominales n’empêchent pas du reste les opérations sur le périnée, si elles étaient jugées nécessaires.

L’auteur apporte 33 observations, dont 13 extra-péritonéales et 18 intrapéritonéales. Parmi les 13 premières, qui ont toutes subi l’opération d’Alexander, toutes aussi ont été curettées, 14 ont subi l’amputation du col, 11 la périnéorraphie, 2 la colporraphie antérieure, enfin 8 la ligature des artères utérines. Les 18 autres malades se divisent en 9 opérations sur les ligaments larges et 9 sur les ligaments ronds. Toutes ont .subi, en même temps que la décortication de leur utérus, la résection bilatérale de leurs annexes. Ces 33 malades ont parfaitement guéri de leurs opérations; le résultat immédiat a été excellent et s’est maintenu très bon chez toutes celles que l’auteur a revues.

La technique opératoire n’offre rien de particulier ; cependant l’auteur préconise son procédé personnel pour le raccourcissement des ligaments larges, celui de Ruggi pour les ligaments ronds, celui de Rocher modifié (en ce sens qu'il emploie les fils de bronze aluminium de Socin pour les sutures perdues) pour l’Alexander. Pour la périnéorraphie, il emploie le procédé de Lawson Tait, en poursuivant le dédoublement très largement jusqu’au péritoine du cul-de-sac de Douglas. Enfin, au lieu de fils séparés, l’auteur fait un capitonnage soigné avec un surjet de

131. Traitement, chirurgical de la rétroversion de l’utérus par le raccourcissement des ligaments larges et des ligaments ronds. — Arch. méd. d’Angers, 1900, IV, 153-163.

L’auteur établit d’abord ce point important que la plupart des déviations et des déplacements de l’utérus sont produits par le relâchement plus ou moins prononcé de tous les ligaments qui maintiennent l’utérus en place. Il faut également considérer l’état du vagin et du périnée, qui sont aussi un facteur du relâchement des ligaments, surtout chez les femmes enceintes ; car la grossesse agit à la fois sur les ligaments qu’elle distend, sur le périnée, sur le vagin ; et c’est, en effet, chez les femmes qui ont eu des enfants que l’on rencontre le plus souvent la rétrodéviation.

Il résulte de ce qui précède que l’opération, pour être efficace, devrait porter

ce but que doit tendre l’opérateur. Mais il y a lieu de considérer deux cas. D’abord, celui ou Tutérusest réductible et celui ou il est irréductible; dans ce premier cas, l’opération sera extrapéritonéale ; raccourcissement extrapéritonéal des ligaments ronds par l’opération d’Alexander, restauration du périnée. Dans le deuxième cas, oh il y aura irréductibilité par suite d’adhérences, on devra pratiquer la castration abdominale totale, ou bien seulement l’ablation des annexes puis on fera le raccourcissement des ligaments larges et des ligaments ronds.

L’auteur résume ensuite sous forme de tableaux les observations de ses malades et termine son travail par quelques considérations pratiques sur la technique opératoire qu’il a suivie et qui est à peu près celle de Rocher.

132. Stomatoplastie et entéroplastie [Revue générale ]. — Ann, de Gynée. et cFObsl., Paris, 1898, 1, 456.

1“ Stomatoplastie. L’auteur dit-il « est une discission définitive

définit, tont d’abord ». Puis il passe h Yhis

cette opération, qui, nque. Etudiant ensuite

136. Cancer de l’utérus. — Rev. de Gynèc., Paris, 1900, IV, 835.

ventive dans l’hystérectomie abdominale. De ce les effets de la ligature préventive des artères hypogastriques, combinée à celle des uléro-ovariennes, ne sont pas toujours identiques (une fois hémostase complète, deux fois hémostase relative, une fois pas d’hémostase) ; 2“ cette ligature, si elle est efficace, simplifie énormément l’opération, et permet de la faire presque à blanc; 3" elle devait être tentée, malgré tout ce qu’elle a d'aléatoire, dans les cas de néoplasmes généralisés au bassin.

. 137. Traitement chirurgical du cancer de l’utérus [Discussion].

— XIII’ Congr. internat.de Méd., Paris, 1900, août 2-9.

Les effets de la ligaturé préventive des « artères iliaques internes», combinée h celle des uléro-ovariennes, ne sont pas toujours identiques. L’auteur a obtenu une fois l’hémostase complète; deux fois une hémostase relative; surtout efficace sur la circulation du fond du bassin ; et, une dernière fois, aucune hémostase appréciable.

Cette ligature, si elle est efficace, simplifie énormément l’opération et permet même de la faire pour ainsi dire à blanc : dans le.cas contraire, elle nécessite une hémostase de détail comme à l’ordinaire, hémostase peut-être quand même simplifiée du côté des artères vaginales.

Cette ligature,- malgré tout ce qu’elle a d’aléatoire, devra être tentée dans les cas de néoplasmes de l’iitérus généralisés au bassin ; cette tentative pouvant dans ces cas rendre d'énormes services, et dans le cas d’insuccès ne pouvant nuire en

Pour pratiquer cette ligature préventive, la malade étant en position déclive et le ventre ouvert, la séreuse est soulevée avec une pince à griffe au-dessus de la bifurcation de l’iliaque primitive, puis incisée d’un coup de ciseaux ; on passe alors un fil sous l’iliaque interne avec l'aiguille de Deschamps ; et on lie vigoureusement le fil ; la boutonnière séreuse est fermée par un point. On lie ensuite l’artère de l’autre côté. {Presse méd., Paris, 1900, II, 82).

138. Hystéropexies vaginales [Revue générale].— Arch. prov. de Chir., Paris, 1898, VII, 671-690, 18 Fig.

Après avoir don l’historique, l'auteur le manuel opératoire en trois catégories :

ou Vaginopexies ; c

iné la définition des hystéropexies vaginales, et en avoir fait étudie la technique opératoire; en un paragraphe il en décrit typique. Ensuite, il passe aux procédés divers, qu'il classe ceux qui s’adressent uniquement au vagin : Pexies vaginales leux qui s’adressent au col ; Trachelopexies ; et enfin, les plus

nombreux et les plus importants, qui s’adressent an corps de l’utérus : Bystéropexies proprement dites.

I. Pexies vaginales. M. Delagénière en décrit les cinq procédés principaux : Procédé d’Amtissat, de Sims, de Skultsk, de Doléris, et de Péan.

II. Trachêlopexies. I/auteur rappelle que les unes s’adressent au col, qu'elles veulent fixer à une des parois vaginales (Richelot père), sans ouvrir les culs-de-sac péritonéaux (Nicolétis, Byford), les autres ouvrent le cul-de-sac postérieur (Freund). 11 décrit ces procédés.

III. Bystéropexies vaginales proprement dites. M. Delagénière donne le tableau des hystéropexies vaginales proprement dites, et les divise en hystéropexies dans lesquelles le vagin ne sert pas à la fixation (Procédés de Swiccjcki,. dé Candela, de Gueniher), et en hystéropexies dans lesquelles le vagin sert à te fixation. L’utérus peut être fixé directement au vagin (Méthode de Schücking y compienant les procédés de Schücking proprement dit de Thierry, Zweifel, Tôrngren, Braithwaite). Méthode de Mackenrodt, avec les procédés de : Mackenrodt proprement dit, Winter, Steinbuckel, Orthenano, MM. le Dentu et Pichevin, Knorre; Méthode de Dûhrssen avec les procédés de : Dührssen, proprement dit, Sanger, Jacobs). L’utérus peut être fixé indirectement au vagin (V. la l r " partie de la Chirurgie de l’Utérus, p. 25). M. Delagénière décrit les divers procédés dont il vient d’être question, eu indique les suites, et en donne les indications, qui sont celles de

140. Ligatures atrophiantes. — XIII e Congrès internat, de Médecine, Paris, 1900; Sect. de Gynéc., Paris, 1901, in-8°, p. 196.

L’auteur n’emploie la ligature des artères utérines par le vagin que dans les cas de fibromes de l’utérus petits, lorsque l’utérus est abaissable, et lorsque la tumeur ne présente pas d’évolution rapide, et comme opération complémentaire pour polypes à évolution vaginale, lorsqu'on trouve dans l’utérus d’autres noyaux fibreux, dont la ligature peut arrêter le développement.

La technique n’a rien de bien spécial. Après avoir dénudé le col de l’utérus, on isole la base du ligament large, puis l’artère reconnue on la coupe d’un coup de ciseaux, et l’on place un fil sur chaque bout. Cette ligature est répétée de chaque côté. Enfin deux ou trois points de suture sont placés sur la section vagi-

141. Hystérectomies abdominales.— VII e Congr. franç. deChir. Paris, 1893, in-8°, p. 83.

L’auteur adopte, au sujet de cette opération, les conclusions générales suivantes; 1“ l’hystérectomie abdominale est l’opération de choix pour toutes les tumeurs fibreuses qui atteignent l’ombilic ; 2° la castration ou opération d’Hégar est l’opération de choix pour les petites tumeurs, chez les femmes jeunes, quand le symptôme dominant est la métrorragie; 3° l’énucléation par morcellement est indiquée dans les petites tumeurs sous-mnqueuses ; elle devra se compléter dé l’hystérectomie vaginale, si la cavité est anfractueuse et difficile à drainer; 4° tous les cas qui ne rentrent pas dans ces catégories très nettes seront susceptibles dé l’hystérectomie abdominale.

De telle sorte que l’opération de choix redevient l’hystérectomie abdominale.

149. Supériorité de la laparotomie sur l’hystérectomie vaginale dans les cas de suppurations pelviennes. — VII e Cong. franç. de Chir., Paris, 1893, in-8, p. 617.

L’auteur rappelle les conclusions qu'il tira, à un Congrès de Bruxelles, de sa communication sur une série de 18 laparotomies pour suppurations pelviennes: 1” la laparotomie est moins grave que ('hystérectomie ; 2° les résultats définitifs paraissent devoir être aussi bons dans la laparotomie que dans l’hystérectomie vaginale ; 3° l’inconvénient de la cicalrice abdominale est moins important que les dangers, d’ouvrir la vessie que faitcourir l’hystérectomie. A l’appui de cette opinion, M. Delagéniëre rapporte 8 nouveaux cas de suppurations pelviennes graves; et il conclut ainsi : les considérations statistiques démontrent, avec toute évidence, la supériorité delà laparotomie en tant que résultat opératoire ; les 4 cas d’hystérectomie rapportés ont donné de mauvais résullat's ; au contraire, les 4 cas de laparotomie ont fourni des résultats absolument satisfaisants. Quant aux résultats éloignés, sur ses 11 premières laparatomisées, l'auteur en a retrouvé 16 : une est morte de.

sera l’opération de choixlorsque l’utérus sera alteintdemétritede moyenne intensité, curable par un simple curettage préalable ou par un traitement médical et lorsque les annexes ou les poches purulentes seront inaccesibles au toucher vaginal ou formeront, avec les anses agglutinées, un noyau compact dans le bassin au milieu duquel se trouve l’utérus immobilisé ; 2“ l'hystérectomie abdominale totale.sera réservée aux mêmes casque précédemment lorsque l’utérus sera atteint de métrite ancienne ou fongueuse, lorsqu’il renfermera des noyaux fibreux, lorsque après isolement des annexes il présentera une surface dénudée saignante, pouvant devenir après l’opération un danger d’infection péritonéale ; 3° enfin, l’hystérectomie vaginale sera indiquée dans les cas de poches purulentes immédiatement en contact avec l’utérus, c'est-à-dire accessible au toucher vaginal ; et dans les cas où l’utérus est malade, à la condition d’avoir la certitude de pouvoir enlever les annexes en totalité c’est-à-dire lorsque les lésions ne sont pas très avancées et que l’utérus est encore mobile.

144. De l’hystérectomie abdominale totale pour tumeurs fibreuses de l’utérus. 10 observations. — Arch. prov. de Chir., Paris, 1894,111, p. 333; 416; 493.

Les indications opératoires sont les hémorragies, les douleurs et un volume considérable du fibrome. L’hystérectomie totale doit être, comme moins grave, préférée

à l'hyslérectomie partielle. Elle peut être faite par le vagin, par le vagin et l’abdomen, par l’abdomen et le vagin, enfin par l’abdomen seul. L’hystérectomie vaginale doit être réservée aux petites humeurs ne dépassant pas le pubis de plus de deux travers de doigt, n’ayant pas d’adhérences et non enclavées. C'est l’hystérectomie abdominale totale qui est l'opération de choix. Avec le procédé de Doyen, on respecte les uretères, la vessie et les autres organes; mais on est forcé d’intervenir par la vulve et le vagin pour placer des pinces à demeure; ce qui est un double inconvé-

L’auteur propose le procédé suivant : Désinfection du vagin et du col, puis tamponnement vaginal. Usage du plan incliné à 45°. Ligature puis section sous-salpingo-ovarienne. Formation d’une collerette proportionnée à l’étendue de la cavité pelvienne qui devra être recouverte. Cette collerette doit partir des bords supérieurs des ligaments larges et passer au moins à 2 centimètres au-dessus de la vessie. Pendant la dissection de la collerette, détachement pur et simple des ligaments larges en empiétant au besoin sur le tissu utérin. Libération circulaire du col et ouverture du vagin en arrière, enfin détachement de la tumeur. Hémostase soignée des vaisseaux vaginaux et utérins pincés dans l’isolement de la collerette. Suture du bord antérieur de la collerette au bord postérieur en adossant exactement la surface séreuse pour clore parfaitement la courbe péritonéale. Drainage abdominal. Sur 10 opérations l’auleur a eu une mort. (Revue Sc. Méd ., Paris, 1894, XL1V, N» 88, 563-884).

145. Hystérectomie abdominale totale pour fibro-myomes. 10 nouveaux cas. 10 guérisons. — Bull. Soc. de CW., Paris, 1895, juillet 3. — Arch. prov. deChir., Paris, 1895, 493-519.

Dans ce travail, l’auteur conclut que l’hyslérectomie abdominale totale pour fibro-myomes, telle qu’on la pratique aujourd’hui, n’est pas une opération grave, puisqu'elle n’a donné à l’auteur sur un nombre total de 20 opérations en comprenant 10 cas antérieurs à ceux publiés aujourd’hui, un seul décès. On doit donc la conseiller pour tous les cas de fibro-myome, car ces tumeurs, indépendamment des hémorragies, des troubles décompression, etc., peuvent, dans certains cas, se comporter comme des tumeurs.malignes. Parmi les précédés, celui de la collerette doit être préféré, car c’est un précédé uniquement abdominal, d’une sûreté absolue, et, en outre, applicable à toutes les variétés de fibromes. (Progrès méd., Paris, 1895, 3, s., 11, 246).

146. Hystérectomie abdominale totale pour fibro-myomes; troisième série de 10 nouveaux cas. — Cong. int. de Gyn. et d’Obst., Genève, 1896, sept. 1-5. — Arch. prov. de Chir., Paris, 1896, V, 653-690. — Ann. de Gyn. et d’Obst., Paris, 1896, XLVI, 378-384.

Cette troisième série de 10 nouveaux cas d’hystérectomies abdominales totales pour fibro-myomes de l’utérus parait intéressante surtout au point de vue des modifications apportées par l'auteur à la technique opératoire. Ces modifications ont porté sur trois points principaux. 1 "Préparation de la malade. Elle se réduit à la

[ade a bien supporté l’opération malgré la trgical. On doit peut-être, dit-il. attribuer la lit que la nephrectomie a été pratiquée sur un ctionner depuis quelque temps déjà. Enfin, ce entre l’accroissement rapide du fibrome louleursetdu sarcome rénald autre part.

i totale. Hémostase préventive et déûmie abdominale totale. — XIII e Conij.- , in-8», 205-208.

893, il a préconisé la méthode de déeortica-

riole du ligament rond, laissaient insuffisante l’hémostase de la paroi vaginale, en est arrivé à faire la ligature préventive de l’artfere iliaque interne de chaque côté. Les temps principaux de l’opération peuvent être définis ainsi; i° ligature de l’utéro-ovarienne des deux côtés et section des ligaments larges ; 2° ligature et section des ligaments ronds ; 3° ligature tout près de la bifurcation de l'artère iliaque interne des deux côtés ; 4” ablation de la tumeur par le procédé de décortication du haut en bas (procédé de l'auteur) ; 8° fermeture de la collerette.

150. Hystérectomie abdominale totale dans les cas de fibromes compliqués d’albuminurie. — Congrès int. de Gynéc. et d’Obst., 3 e sess., Amsterdam, août 1899, broch. in-8», 14 p.

D’après les conclusions de ce travail, basé sur 9 observations : t" l’albuminurie chez les femmes atteintes de fibromes est vraie ou seulement passagère ; 2“ elle est vraie chez les brightiques et passagère chez les malades infectés; 3° dans le premier cas, l’hystérectomie n’est pas indiquée, parce qu’elle est très grave, et que, même si elle réussit, elle laisse une malade dont les reins ne fonctionnent pas bien; 4° dans le deuxième cas, l’hystérectomie totale doit être conseillée, car l’albuminurie dans ces cas est bien souvent la conséquence du fibrome et que l’opération présente beaucoup moins de gravité en raison de la perméabilité des reins.

151, De l’hémostase préventive et définitive dans l’hystérectomie abdominale totale. — XIII» Cong. de Chir., Paris, 1899, p. 205.

Le temps le plus important de la technique opératoire de l’hytérectomie abdominale n’est pas l’extirpation delà tumeur, que cette extirpation soit faite par un procédé on par un autre. L’important est d’assurer une parfaite reconstitution du bassin et de faire une hémostase complète. Dans sa pratique, l'auteur a fait 118 fois l’hystérectomie abdominale totale, 14 fois pour fibromes dont 24 enclavés et 6 inclus dans le ligament large ; 24 fois pour tumeurs malignes et 20 fois pour suppurations pelviennes anciennes ou annexites graves. Au point de vue de l’hémostase, l'auteur a d’abord fait des ligatures en masse, en assujettissant les pédicules au vagin : l’auteur s’est efforcé ensuite de faire une hémostase plus précise, liant uniquement les troncs artérielsqui saignaient; mais toujours, l’hémostaseobtenue par ces moyens était imparfaite ; la tranche vaginale saignait, et nécessitait le placement d’anses de fil destinées à lier toutes les parties.susceptibles de donner du sang. Or, ces fils sont difficiles à placer, nécessitent des manipulations dans le fond du bassin, près du vagin, dont l’asepsie doit être toujours tenue pour suspecte. L’auteur a voulu éviter ces inconvénients et simplifier l’opération, en pratiquant l’hémostase à la fois préventive et définitive. Il lie d’abord l’artère utéro-ovarienne, puis l'artère des ligaments ronds : il pratique ensuite la ligature de l’artère iliaque interne, tout près de la bifurcation. Il extirpe enfin la tumeur et termine l’opération par son procédé habituel. (Gaz. hebd. d. sc. méd., Bordeaux, 1899, oct. 29, N° 44,

152. Ligature des artères utérines par le vagin dans certains cas de fibromes (5 observations). — Archives méd. d’Angers, 1900, IV, 115-118.

Cinq cas de ligature des artères utérines par le vagin pour fibromes et un bien plus grand nombre de cas de cette ligature pour métrites hémorragiques permettent d’établir les conclusions suivantes. Le premier résultat appréciable est la cessation brusque de l’hémorragie, qui est parfois remplacée par un suintement séreux pendant quelques jours. Les phénomènes de compression diminuent rapidement et finissent par disparaître. Enfin, le volume de la tumeur régresse et diminue dans des proportions notables. Dans la suite, lorsque les règles se rétablissent, elles sont réduites de plus de moitié comme durée et comme intensité. C’est une méthode conservatrice, sans danger pour la malade, et efficace dans les cas de fibromes petits interstitiels et dans les cas de fibromes moyens, lorsque la base des ligaments larges est facilement accessible.

153. De la valeur de la ligature des artères hypogastriques dans l’hystérectomie abdominale totale pour cancer de l’utérus. — XM» Congrès internat. de Méd., Paris, 1900; Sect. de Gynec., Pans, 1901, in 8% 46-49.

Quatre cas de la pratique de l’auteur Dermetlent de formuler ces conclusions d’un intérêt pratique indéniable : 1» il a été possible, dans un cas de fibrome enclavé et dans S cas de cancer généralisés, de pratiquer sans difficulté des deux côtés, la ligature de l'iliaque interne, sans que ce temps de l'opération ait paru compliquer en quoi que ce soit la technique opératoire habituellement suivie. 2“ Les effets de la ligature primitive des artères iliaques internes, combinée à celle de l’utéro-ovarienne sont inconstantes, par anomalies très fréquentes des brancheè collatérales de ces artères. 3“ cependant dans le cas où elle a été efficace, la ligature a simplifié énormément l’opération d’un cancer généralisé. Dans deux autres cas, l’hémotase si minutieuse des artères vaginales fut simplifiée par les ligatures préventives. 4» la ligature préventive des artères iliaques internes, malgré l’inconstance de ses résultats, devra être pratiquée, étant donné sa facilité, dans les cas de cancer de l’utérus en voie de généralisation, principalement dans le cancer du col qui menace le plus les uretères — L’auteur expose ensuite la technique qu’il emploie pour ces ligatures d’artères hypogastriques.

154. 'Môle hydatiforme avec hémorragie intra-utérine et infection ; hystérectomie abdominale sub-totale. Guérison. — Arch. méd, d’Angers, 1902, VI, 313-317.

11 s’agit d’une tumeur constituée aux dépens de l’utérus et implantée au -fond de l’organe sur une portion charnue rappelant l’aspect d’un placenta, chez

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