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MISSION

En 1885, M. le Ministre du Commerce envoya en Espagne une mission chargée de l’étude des vaccinations anticholériques. Membres : MM. llrouardel, Charrin, Albarran.

ANATOMIE ET HISTOLOGIE NORMALES

Sphincter péno-scrotal de l’urètre.

( Traité de chirurgie de Le Dentu et Delbkt, vol. IX, p. 456. Paris, 1899).

Dans toute la longueur de la gaine du corps spongieux de l’urètre existent de nombreuses fibres lisses, éparses ou agglomérées en petits faisceaux. Ces fibres musculaires se réunissent pour former un véritable sphincter lisse au niveau de l’angle péno-scrotal.

Chez un grand nombre de sujets, chez ceux surtout qui sont un peu nerveux, lorsqu’on explore le calibre de l’urètre avec un explorateur à boule, on peut sentir un léger arrêt au niveau de l’insertion pénienne du scrotum; c’est une sensation moins prononcée, mais analogue à celle que l’on éprouve au niveau du sphincter membraneux. Les auteurs ne parlent pas de cette particularité que nous avons maintes fois remarquée et signalée. Le léger arrêt de la boule exploratrice est dû à la contraction dos fibres musculaires que nous avons décrites. 11 est utile de connaître ce fait pour ne pas croire à un rétrécissement qui n’existe pas.

Distribution des glandes de la portion prostatique de l'urètre.

(Traité de chirurgie de Le Dentc et Delbet, vol. IX, p. 526).

Dans le système glandulaire qui entoure l’iirèlre de l’homme adulte, depuis le sphincter de la portion membraneuse jusqu’au col de la vessie, on peut distinguer deux groupes de glandes: l’un central, l’autre périphérique.

« Le groupe central est constitué par des glandes situées immédiatement

Fig. 1. — Coupe longitudinale de la prostate d'un enfant.

au-dessous de la muqueuse de l’urètre ou qui s’en éloignenL peu. On les trouve sur toute la longueur et sur toute la circonférence de la portion prostatique de l’urètre. Sur la paroi antéro-supérieure du canal les glandes sont relativement peu nombreuses; un grand nombre d’entre elles ne sont représentées que par des utricules dans lesquels s’enfonce l'épithélium urétral; d’autres ont un court canal excréteur. Sur la paroi inférieure de l'urètre, les glandes sont plus nombreuses et plus développées dans toute l’étendue du canal prostatique et forment deux agglomérations principales: l’une vers le milieu de la prostate, au niveau du vent montanum, l’autre au niveau du col vésical. L’ agglomération sous-montanale est constituée par des glandes, dont le canal excréteur aboutit directement à 1 urètre ou dans la cavité de l’utricule prostatique. L'agglomération sous-cervicale est formée par un groupe de glandes empiétant à la fois sur l’urètre et sur la partie du trigono vésical voisine du col; ces glandes sont situées audessous de la muqueuse, entre elle et la couche musculaire de la vessie qui les sépare de la prostate proprement dite. »

ANATOMIE ET HISTOLOGIE NORMALES

« Le groupe périphérique des glandes péri-urétérales constitue la portion glandulaire de la prostate proprement dite. Situées plus excentriquement que les glandes centrales, elles sont séparées plus ou moins distinctement de celles-ci par des fibres musculaires lisses qui continuent dans la région prostatique le sphincter lisse de la portion membraneuse. Les glandes prostatiques proprement dites forment, dans le milieu de la région, une ceinture à peu près complète à l’urètre; en haut, du côté du col vésical, on ne les trouve plus qu’en arrière et sur les côtés; en bas, juste derrière le sphincter membraneux, les glandes ne forment qu’une demi-gouttière postérieure. »

Rapports de la prostate avec le col de la vessie.

(Ai.barran et Motz. Contribution à l’anatomie pathologique de la prostate hypertrophiée. Annales des maladies des organes génito-urinaires, 1902, p. 779).

Les auteurs n’avaient pas suffisamment insisté sur les rapports de la prostate avec le col de la vessie et le trigone, ce qui a conduit à mal comprendre ce qu’on nomme en pathologie urinaire le bas-fond de la vessie.

Une coupe transversale passant au niveau même de l’orifice du col de la vessie montre, tout autour de cet orifice, l’adhérence intime de la vessie avec la prostate, adhérence due à ce que les fibres musculaires de la vessie viennent se perdre dans le stroma prostatique. En arrière de l’orifice du col, au delà des fibres musculaires de la vessie, il n’existe sur la ligne médiane que quelques lobules glandulaires constituant la portion pré-spermatique de la prostate; plus loin on voit la coupe des canaux éjaeiilaleurs. La coupe au niveau du col, que nous éludions, montre bien que, sur la ligne médiane, la base de la prostate correspond au col vésical et ne s’étend pas sur le trigone (fig. 2). Il est facile de confirmer ce fait en disséquant la face postérieure de la prostate et en enfonçant une épingle au niveau de la partie médiane légèrement éehanerée de son bord supérieur; l’épingle traverse la paroi vésicale au niveau du col, avec une minime différence en avant ou en arrière, suivant les sujets.

La base des lobes latéraux de la prostate est située un peu plus haut. Une coupe transversale, au niveau du col, fait voir en arrière et sur les côtés du tissu glandulaire. Une épingle enfoncée par-derrière, au niveau de l’extrémité supérieure des lobes latéraux de la prostate, traverse la vessie, en dehors

du bord latéral du trigone, à peu près à mi-distance des orifices urétéraux

au col, plus souvent plus près que plus loin du col vésical.

A l’état normal, il existe tout autour du col une zone vésicale, véritable zone prostatique qu’il importe de bien connaître pour interpréter les déformations déterminées par l’hypertrophie. En avant et en arrière, sur la ligne médiane, celte zone ne s’étend pas au delà de la fusion vésieo - prostatique : sur les côtés du col et sur les parties latérales de son bord postérieur, la prostate soutient la paroi vésicale dans une étendue de 12 à 15 millimètres.

Cette portion de la paroi vésicale, qui est en rapport avec la prostate, se trouve située en dehors

et en avant des bords ... „ n ... , , , „ . . , . latéraux du trigone.

Le trigone lui-même n’est en rapport avec la

prostate que très près de son sommet, presque au niveau du col. Plus loin, le trigone correspond à la terminaison des canaux déférents et a la partie la plus interne des vésicules séminales. Ce sont ces organes et non pas la prostate que l’on trouve derrière le trigone lorsqu’on dissèque la région en commençant par la muqueuse vésicale pour enlever toute l’épaisseur de la paroi de la vessie. Si on étudie la région en arrière, du côté de la lace externe de la vessie, ou reconnaît que, au-dessous du péritoine, les canaux déférents cl les vésicules séminales sont séparés de la vessie par un tissu cellulaire lâche qu’on peut décoller facilement jusqu'au niveau de la prostate.

Lorsqu’on sectionne le col vésical avec les fibres musculaires qui, de la vessie, se rendent à la prostate, on trouve plus haut, derrière la vessie, celle zone décol labié sur laquelle IL Proust a insisté; il nous a semblé que le décollement se fait alors au-dessus de la prostate, entre les canaux délérents et les vésicules séminales d’un côté, et la vessie de l’autre.

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La capsule prostatique.

(Albarran et Motz, loc. cit., p. 770).

On a beaucoup discuté sur l’existence d’une capsule propre a la glande prostatique et sur la disposition des aponévroses périprostatiques. Voici ce que nous avons vu :

Lorsqu’on isole complètement la prostate de la loge aponévrolique qui l’entoure, on ne trouve pas de capsule proprement dite entourant la glande ; il suffît pour s’en convaincre d’examiner la base et les faces antérieure, postérieure et latérales de la prostate. La base de la glande adhère intimement à la vessie par sa partie antérieure. En arrière, sur la partie médiane, on voit les canaux éjaculateurs, puis le bord échancré de la commissure postérieure; en arrière el sur les côtés, la portion de la prostate située au delà du col adhère à la partie inférieure des vésicules séminales par un tissu conjonctif feutré. La face postérieure de la prostate isolée est lisse, mais le tissu glandulaire n’est recouvert d’aucune membrane distincte qui puisse être isolée; il n’y a à ce niveau qu’une partie du stroma glandulaire condensé. De même, sur la face pubienne ou antérieure de la glande isolée et sur ses faces latérales, on ne peut reconnaître de membrane distincte.

La capsule prostatique est en réalité constituée par les parois fibreuses de la loge qui contient la prostate et la glande ne possède pas de capsule propre. Les aponévroses qui entourent la prostate s’unissent les unes aux autres et s’appliquent étroitement sur la prostate en lui constituant une véritable capsule chirurgicale.

Voici comment nous comprenons cetle capsule.

En arrière de la prostate, l’aponévrose prostato-péritonéale de Denonvilliers forme la partie postérieure de la capsule, séparée du rectum par un tissu cellulaire lâche facilement décol labié. En liant, l’aponévrose de Denonvi Iliers se prolonge sur la face postérieure des canaux déférents et des vésicules séminales, formant la partie postérieure de la loge des vésicules bien décrite parQuenuet Hartmann. La partie inférieure de l’aponévrose prostatopéritonéale couvre la face postérieure de la prostate et vient se confondre au-dessous de la glande avec le plancher uro-génital en passant au-dessus du muscle transverse profond. La face rectale de l’aponévrose de Denonvilliers correspond au rectum dont le sépare un lissu cellulaire lâche décollable au doigt (ZuckerkandI, Qucnu et Hartmann).

La face prostatique de celte aponévrose est directement appliquée sur la glande. Sur la ligne médiane postérieure, l’aponévrose est assez adhérente à la prostate, mais peut être détachée de la glande ; sur les parties latérales

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de la face postérieure de la prostate, l’adhérence est moindre et il est très aisé de décoller la capsule ; ce décollement se fait avec d’autant plus de facilité qu’on se rapproche davantage du sommet de la prostate. La lamelle musculo-aponévrotique, qui forme en arrière la capsule prostatique, est en effet plus épaisse vers le périnée que du côté des vésicules.

Lorsqu’on incise sur la ligne médiane cette partie postérieure de la loge prostatique et qu’on décolle toute la face postérieure de la prostate, on peut bien voir celte face postérieure du côté de la base ; pour examiner à la partie inférieure le bec de la prostate et ses rapports avec l’urètre, il est utile de donner un coup deciseauxde chaque côté au niveau de la fusion de la lamelle aponévrolique avec l'aponévrose moyenne du périnée. Cela fait, on constate que le bec de la prostate est mousse, et même légèrement échancré à concavité antérieure, au niveau du commencement de la portion membraneuse de l’urètre.

Sur les côtés, l’aponévrose de Denonvilliers se continue avec les aponévroses latérales de la prostate qui séparent la glande des muscles releveurs et qui forment les parties latérales de la loge ou capsule prostatique. Sur ces parties latérales la capsule adhère un peu plus à la glande que sur la partie postérieure; mais le décollement est encore possible en déchirant quelques fins tractus celluleux. On peut avec le doigt décoller ces parties latérales et on peut aussi, en avant de l’urètre, poursuivre complètement le décollement de la glande.

En avant la capsule prostatique est formée par une mince lamelle aponévrotique qui part en bas de l’aponévrose moyenne au niveau de la face antérieure de l’urètre, au moment où le canal traverse le plancher uro-génital ; cetle lamelle aponévrolique couvre la face antérieure de la prostate et la sépare du plexus de Santorini : elle a été décrite par Zuckerkandl et par Paul Del bel.

La capsule prostatique se trouve ainsi constituée : en arrière, l’aponévrose de Denonvilliers; en avant, la lamelle de Zuckerkandl; entre les deux et sur les côtés, les aponévroses latérales de la prostate. Toutes ces lamelles aponévrotiques se continuent entre elles et sont directement appliquées contre la glande à laquelle les unissent des tractus celluleux. Sur une coupe transversale, au niveau delà partie médiane, la prostate est réellement entourée d’une capsule aponévrolique qui la sépare en avant du plexus de Santorini et, sur les côtés, des plexus veineux latéraux.

Sur une coupe longitudinale, on ne voit plus de vraie capsule, mais simplement, en avant et en arrière de la prostate, la coupe des deux aponévroses de Denonvilliers et de Zuckerkandl recouvrant les faces postérieure

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el antérieure de la prostate, mais qui n’épousent pas ses contours pour entourer la glande d’une vraie capsule.

La muqueuse de la vessie normale.

( Les Tumeurs delà vessie, Paris, 1892, Sleinheil, p. 22 à 59).

La muqueuse de la vessie avait été étudiée par différents auteurs, un certain nombre de détails dans sa constitution histologique étaient discutés, notamment l’existence des papilles et des glandes et celle des lymphatiques : d’autres points concernant la structure intime de l’épithélium, du derme muqueux, des terminaisons nerveuses restaient inconnus. Yoici le résumé de notre contribution personnelle sur ces points discutés : nos conclusions sont aujourd’hui acceptées par tous les auteurs.

La muqueuse vésicale comprend dans sa constitution un chorion et un épithélium de revêtement.

Le chorion de la muqueuse vésicale serait dépourvu de papilles pour la plupart des auteurs.

Gerlach en 1855, puis llenle et Krause les ont admises dans le fundus et, pour ces auteurs, ce mot signifie aussi bien le trigone que le basfond. Ultzmann admet aussi dans quelques vessies l’existence de petites papilles serrées qui siègent dans le Irigone jusqu’au niveau des uretères. Les papilles existent dans la vessie normale de l’enfant et de l’adulte, mais elles peuvent faire presque complètement défaut. Habituellement, on en trouve au niveau du trigone, surtout sur la partie médiane de celui -ci, et elles se prolongent dans le bas-fond jusqu’à 2 ou 5 centimètres au delà du muscle inter-urétéral. Sur 7 examens, portant sur des individus d’âge très variable, nous avons toujours rencontré des papilles au niveau du trigone, et, sur 5 cas dans lesquels le bas-fond a été examiné, nous en

Eig. 3. — Papilles de la vessie d'un enfant de 13 mois. — Coupe transversale au niveau du bas-fond, a) papilles; b) réseau capillaire; c) épithélium.

avons trouvé 5 fois. Au niveau de la face antérieure, elles n’existaient que chez un sujet dont la vessie enflammée présentait des éléments embryonnaires.

Même dans les endroits où elles existent, les papilles de la vessie sont peu développées en hauteur et très minces (fig. 5) ; pour bien les voir je recommande de laisser macérer la muqueuse dans l’alcool au tiers de Ranvier. pendant 5 ou 4 jours et, sur les coupes, d’enlever l’épithélium avec un pinceau.

Le chorion de la muqueuse de la vessie est constitué par des faisceaux de tissu conjonctif, d'autant plus dense qu’on se rapproche davantage de la couche épithéliale, qui repose directement sur lui, sans l’intermédiaire de membrane basale. D’après tous les auteurs, aussi bien français qu’étrangers, quelques libres élastiques sont mélangées à ce tissu conjonctif. Seuls Tourneux et Herrmann signalent un abondant réseau élastique au niveau du trigone. Or, dans tous mes examens et sur tous les points de la muqueuse vésicale, j’ai trouvé une riche trame élastique qu’on met facilement en évidence avec l’éosine. Ce réseau élastique est formé par de fines fibrilles 1res nombreuses dont les anastomoses circonscrivent des mailles fort étroites. Ces fibrilles sont en continuité directe avec celles de la couche sousmuqueuse au niveau de laquelle le réseau de tissu élastique est beaucoup moins important. Ons’explique aisément l’existence de cette trame élastique, lorsqu’on réfléchit aux changements considérables que subit physiologiquement dans sa forme et son volume le réservoir urinaire.

L 'épithélium de la vessie est un épithélium mixte, intermédiaire au type cylindrique et au type pavimenteux et se rapprochant plus ou moins du premier ou du second type, suivant que l'organe est vide ou distendu par l’urine. Paneth, Oberdieck et Ullzmann ont insisté sur ces changements dans la stucture de l’épithélium suivant l’état de réplétion de la vessie.

Lorsque la vessie est vide, sa couche épithéliale présente une épaisseur de 4 à fi centièmes de millimètre cl paraît formée de 4 à 5 ou fi assises de cellules. On peut y distinguer deux couches, profonde et superficielle. La couche profonde, beaucoup plus épaisse que la couche superficielle, est stratifiée; les cellules qui la constituent ont une forme allongée, souvent en forme de raquette dont la queue regarde du côté du chorion muqueux; le noyau, qui est arrondi, siège dans la partie renflée de la cellule. Disposées en plusieurs couches, ces cellules sont en rapport avec les cellules aplaties de la couche épithéliale superficielle. Cette couche superficielle est formée par une ou deux épaisseurs de cellules, «étonnamment grandes »,

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dit Virchow qui les découvrit; ces cellules présentent dans leur lace profonde une série de dépressions qui logent les extrémités renflées des cellules cylindriques sous-jacentes.

Lorsqu’on étudie l’épithélium de la vessie, après 1 avoir lixé au moment où le réservoir est distendu, la couche épithéliale paraît moins haute : les cellules cylindriques profondes prennent plutôt le type cubique haut et les autres cellules qui leur sont superposées paraissent plus aplaties.

La couche épithéliale repose sur le chorion, sans l’intermédiaire de membrane basale; mais sur quelques coupes de vessie d’adultes, j’ai vu très nettement, en contact immédiat avec le chorion, des cellules aplaties constituant une couche endothéliale sous-épithéliale.

Glandes de la vessie. — Annexées à la couche épithéliale, on trouve dans la vessie des glandes dont l’existence a été contestée par Sappey, Luschka, Henle, Krause, English et Hoffmann. Ces glandes existenl à l’état normal non seulement autour de l’orifice de l’urètre, mais encore, quoique beaucoup plus rares et sous une autre forme, dans d’autres régions de la vessie.

Dans la partie du trigone qui avoisine le col de la vessie on voit chez l'homme (fig. 4) et chez le chien de petits enfoncements de la couche épithéliale qui représentent des glandes tabulées ou de petites

glandes en grappes s’ouvranl à la surface par un large et court canal. Ces glandes sont logées dans la partie la plus superficielle de la tunique sous-muqueuse. Elles ne présentent pas de membrane propre, mais bien une slmP,e Pa,’oi formée par du tissu conjonctif; l’élément glandulaire est représenté par des cellules épithéliales cylindriques basses, presque

l in* ■ Coupe tlt* la mti(|U6US6 vcsicale au niveau du tri {roue enfant', a) glandes; b) I issu sous-muqueux.

cul)i(jiu's, étagées en plusieuis couches; ces cellules limitent mal une cavité centrale, de forme irrégulière, <|iii contient des débris cellulaires. Comme on le voit, ce ne sonl [tas là des glandes muqueuses à cellnles bien, différenciées, sécrétant du mucus que la cellule rejette par contraction de son protoplasma (à la manière de certaines glandes de I ’ urètre) ; dans la vessie le mécanisme de sécrélion est tout antre : la cellule elle-même tombe lorsqu’elle est arrivée au terme de son évolution et le cadavre cellulaire constitue le produit sécrété.

En dehors du col de la vessie, on peut encore rencontrer, quoique très espacées, des glandules dans d’autres régions de la muqueuse; j’en ai vu jusque sur la paroi antérieure, et cela en dehors de tout soupçon d’altération pathologique. Mais cet autre groupe de glandes est beaucoup plus simple; tantôt il n’y a qu’une crypte limitée par un enfoncement de l’épithélium, tantôt il s’agit d’une glande tubulée dont le goulot s’enfonce obliquement dans le chorion muqueux et dont le corps siège, parallèlement à la surface de la muqueuse, dans la portion la plus superficielle de la sousmuqueuse; souvent, entre la glande et l'épithélium vésical, on ne trouve que la mince épaisseur du chorion de la muqueuse. Ce second groupe de glandes éparses de la muqueuse présente une structure analogue à celles du premier groupe que j’ai décrites plus haut.

Si j’ai insisté sur ces productions épithéliales, dont l’importance peut paraître négligeable, c’est que leur présence nous explique certains épithéliomas glandulaires de la vessie, très rares en vérité, puisque je n’en ai pu observer qu’un seul exemple.

Réseau capillaire sanguin de la muqueuse vésicale. — La vessie reçoit quatre groupes de rameaux artériels : un supérieur qui naît de la partie perméable des artères ombilicales; un inférieur, né de la vésicale inférieure, branche de l’hypogastrique; un postérieur qui dépend des hémorrhoïdales moyennes et un groupe antérieur, d’importance secondaire, provenant de la honteuse interne et de l’obturatrice. Après avoir traversé la couche musculaire, dans laquelle elles présentent de nombreuses ramifications, les branches artérielles forment un premier réseau à larges mailles dans la sous-muqueuse (fig. 5) et un autre réseau plus serré dans la muqueuse elle-même. Sur un certain nombre de préparations, j’ai remarqué que les artérioles de la sous-muqueuse se divisent à leur extrémité en une étoile à quatre branches, d’où parlent les capillaires terminaux. Ces capillaires s’avancent jusqu’au-dessous de l’épithélium, aussi peut-on les observer facilement pendant l’examen endoscopique.

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Le réseau capillaire sous-épithélial forme des mailles très éti oi Les <|u ou peut très bien observer en inoculant un cobaye avec la bactéiidie chaibonneuse. Sur la membrane étalée à plat cl colorée par la méthode de Weigert on voit le réseau vasculaire ad mi ra blement dessiné par les bactéridies colorées en bleu ; autour des microbes les noyaux de l'endothélium capillaire apparaissent colorés en rose.

Dès leur origine, les veines présentent un calibre beaucoup plus considérable que celui des artérioles ; elles reçoivent les fins capillaires qui représentent les divisions ultimes du système artériel; mais il existe entre les artères el les veines une différence essentielle; les artères, en effet, s’épuisent en se divisant

graduellement jusqu’à se résoudre en capillaires, tandis (pie les veines au contraire reçoivent, sans transition, au niveau de chacun de leurs rameaux les plus ténus, toute une série de capillaires. Le volume du tronc veineux collecteur n’est donc nullement en rapport avec celui des capillaires qu’il reçoit. Gillette décrit deux autres réseaux veineux : un intramusculaire, très riche, et un sous-péritonéal.

Fig. 5. — Réseau sanguin de la couclie sous-muqueuse d’une fillette imprégné par le nitrate d’argent. — a) étoiles artérielles en quatre branches; b) veines.

Lymphatiques de la Vessie. — Il était classique en France de dire que la vessie ne possède pas de lymphatiques : Sappey les nia. Les livres allemands les mentionnaient et le soigneux travail de iM. et Mme lloggan les étudiait en détail.

Nous avons réussi à injecter au bleu de couché musculaire : nous avons vu ceux de de seize mois cl chez le chien en traitant

Prusse les lymphatiques de la la muqueuse chez une fillette la membrane par le nitrate

d’argent el le chlorure d’or. Le réseau lymphatique de la muqueuse est plus abondant au niveau du Irigone el se réunit aux lymphatiques musculaires plus considérables pour aboutir, au moins en partie, aux ganglions qui se trouvent le long de l'artère hypogastrique.

Nerfs de la muqueuse vésicale. — .le donne ici le dessin d’une préparation faite avec la muqueuse du Irigone d'un enfant d’après la

Fig. 6. — .Nerfs de la muqueuse vésicale au niveau du trigone chez un enlant. — a) branche nerveuse formée de fibres sans myéline; b) lissu conjonctif; v) vaisseau sanguin.

méthode de l’or el du citron. On peut suivre une branche nerveuse el scs divisions, formées de libres sans myéline, jusqu’à la surface même de la muqueuse, immédiatement au-dessous de l’épithélium.

Inclusions embryonnaires pararénales.

(Adénomes et épitliéliomes du rein, Annales cjèn. ur., 1 897, j>. 264.)

Nous avons décrit pour la première fois en 1897, dans la capsule du rein embryonnaire, des fragments aberrants de l’organe.

« L’existence de ccrlaines petites tumeurs épithéliales très nettement encapsulées, siégeant dans la surface du rein et présentant une structure analogue à celle du rein, me paraissait difficile à comprendre. Autour de ces

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adénomes le rein est sain, rien ne peut faire penser à une prolifération des épithéliums adultes; d’autre part ces tumeurs s’éloignent trop du type des capsules surrénales incluses et je pensai que peut-être trouverait-on dans la capsule du rein des formations embryonnaires dont l’existence éclairerait singulièrement la pathogénie des petits néoplasmes en question.

« J’ai donc cherché dans les reins d embryons âgés de deux a quatie

Fig. 7. — Rein d'embryon. Dans la capsule du rein non encore différenciée on voit deux noyaux

rénaux aberrants.

mois l’existence de formations épithéliales dans la capsule propre du rein; or, dans quatre cas, j’ai trouvé ces formations.

« Dans l’intérieur même de la capsule du rein, non encore différenciée chez le lœtus des tissus périrénaux, et à une distance variable du parenchyme rénal, on voit de petits noyaux épithéliaux dont la grosseur varie du petit nodule visible au microscope à celui dont la grosseur dépasse celle d’une tête d’épingle. Quelques-uns de ces noyaux sont presque au contact du rein, d’autres, beaucoup plus éloignés, semblent complètement indépendants à première vue (fig. 7).

« Ces nodules sont constitués par de petites masses épithéliales en forme de tubes pleins ou de petits canalicules bien formés avec une lumière centrale fort étroite; les cellules épithéliales sont petites, sans limites distinctes; elles possèdent un gros noyau et très peu de protoplasme. Ces

éléments épithéliaux sont plongés dans un tissu conjonctif embryonnaire qui se distingue mieux des éléments épithéliaux avec un grossissement

faible. Jamais je n’ai observé dans ces noyaux des formations glomérulaires.

« Lorsque la coupe atteint le noyau aberrant à sa périphérie, on ne voit qu’un amas de cellules épithélioïdes que leurs réactions colorantes rapprochent des cellules épithéliales du rein.

« On pourrait se demander si les noyaux embryonnaires que je décris ne sont pas des débris du corps de Wolff, mais je puis démontrer facilement qu’ils représentent des canalicules rénaux aberrants. 11 suffit pour cela d’étudier les coupes en série après inclusion dans la paraffine, ce qui permet de constater que les nodules qui paraissent indépendants du rein se continuent avec cet organe par un pédicule plus ou moins large.

« Pour comprendre la formation de ces canalicules aberrants, il suffit de se rappeler que les tubes urinifères ne sont ([ue des bourgeonnements du canal de Wolff; ces bourgeons, arrivés à la zone conjonctive dans laquelle se forment les glomérules, se mettent en rapport par leur extrémité avec le peloton vasculaire. Au delà des bourgeons épithéliaux terminaux, le tissu conjonctif du mésoderme constitue la capsule du rein. Or, il suffit que quelques bourgeons épithéliaux dépassent celle zone terminale pour qu’ils deviennent aberrants et se trouvent contenus dans la capsule propre du rein. On comprend ainsi (jue je n’aie pas trouvé de glomérules dans ces noyaux pararénaux. »

Il est naturel de penser que ces inclusions pararénales que l’on ne retrouve pas chez l’adulte, peuvent donner lieu à la formation de certains néoplasmes, les adénomes canaliculaires, par exemple.

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