NE CONCERNANT RAS L'APPAREIL URINAIRE
avait deux perforations de l’ utérus avec procidence du cordon par 1 une d’elles; ces deux plaies lurent simplement suturées pour ne pas allonger la durée de l’opération. Le lendemain, la malade expulsait son Indus, et deux mois après elle sortait guérie de l’hôpital .
Ulcérations intestinales dans l'occlusion intestinale chronique.
(Avec M. Lavillauroy).
(Bull, de la Soc. anatomique, p. 61, 1898).
Chez un malade atteint d’obstruction intestinale chronique, nous avons observé la rétrodilalation de l’intestin avec lésions ulcéreuses graves et une friabilité particulière des tuniques intestinales. Une de ces ulcérations ayant perforé l’intestin, je dus pratiquer la laparotomie et réséquer une anse de 50 centimètres de longueur avant de trouver 'des parois intestinales suffisamment fermes pour établir un anus contre nature.
Les faits de celle catégorie sont d’une extrême rareté.
Appendicite avec occlusion intestinale aiguë. (Avec M. Caussade).
(Presse médicale, n° 61, 25 juillet 1898).
Chez un malade atteint d’occlusion intestinale aiguë, l’opération fit découvrir comme unique cause de l’arrêt des matières une appendicite suppurée. Les cas de ce genre sont très rares; deux seules observations avaient été publiées par MM. Polaillon et Pasteau.
Étude expérimentale sur les obstructions intestinales aiguës.
(Avec M. Caussade).
(C. IL du Congrès international de Mêd. de Paris, 1900. Section de Pathologie générale, p. 585
Les expériences ont porté sur 20 chiens divisés en deux catégories : la première moitié comprenait 10 chiens chez lesquels ou avait pratiqué une seule ligature interrompant le cours des matières; chez les 10 autres chiens, deux ligatures avaient été placées à 9 centimètres l’une de l’autre, interceptant un segment d’intestin formant cavité close, mais sans que la circulation sanguine fût interrompue au niveau de l’anse.
Chez les chiens de la première catégorie, où l’intestin était simplement bloqué, la survit! fui en moyenne de 7 jours, avec deux cas de 12 cl do 1 7 jours; les animaux restent alertes et vifs jusqu’aux approches de la moi l.
TRAVAI'X SCIENTIFIQUES.
Pour la seconde catégorie, la moyenne fut de 2 jours, et, dès le début, le sujet était triste et abattu.
A Y autopsie, chez les chiens simplement bloqués, il n’y avait péritonite que dans la moitié des cas, et péritonite peu intense, avec l’intestin en amont fortement dilaté. Les viscères, foie, poumons, reins, présentaient peu ou pas d’altérations. Au contraire, les chiens porteurs de cavité close étaient tous atteints de péritonite fétide; l’anse en cavité close était surdislenduc par les liquides et les gaz, tandis que l’intestin en amont était de calibre normal ou même affaissé. Le foie était rouge, hypérémié, les poumons très congestionnés.
examen histologique montra dans l’intestin simplement bloqué une infiltration microbienne restreinte, ne dépassant pas en profondeur le niveau de la sous-muqueuse; dans l’anse en cavité close, les micro-organismes traversaient toute l’épaisseur des parois avec envahissement du péritoine et en l’absence de toute perforation.
Enfin, au point de vue bactériologique , le contenu intestinal des chiens bloqués était peu virulent, et les cobayes inoculés présentèrent une survie de 10 jours. Les micro-organismes de la cavité close étaient d’une grande virulence, amenant la mort du cobaye en 48 heures.
La toxicité urinaire fut 5 fois plus forte chez les chiens de la seconde catégorie.
Ces recherches conduisent à penser que la loxi-infection, cause de la mort dans les obstructions intestinales, est beaucoup plus grave lorsque l’intestin est bloqué avec coexistence d’une cavité close, que lorsqu’il est simplement bloqué. Une nouvelle expérience l’a confirmé : sur deux nouveaux chiens, l’un avec blocage simple, l’autre avec blocage et formation d’anse close, une antéro-anastomose fut pratiquée, rétablissant leeoursdes matières entre les parties de l’intestin comprises au-dessus et au-dessous des ligatures. Le chien à ligature simple survit en parfaite santé, le chien avec anse exclue mourut en 20 jours, avec des phénomènes semblables à ceux décrits plus haut et simplement atténués.
La conclusion (Unique de ces expériences sur l’influence de la cavité close au cours de l’arrêt des matières est qu’il faudrait établir une distinction capitale entre V obstruction intestinale qui consiste en un simple barrage (le l'intestin et /'occlusion intestinale proprement dite, dont la caractéristique réside dans ce fait qu'il y a formation d’une cavité close arec accidents rapidement infectieux. Cette notion explique les différences symptomatiques essentielles, dans l’affection décrite sous le titre général d’occlusion intestinale, et aussi les résultats thérapeutiques variables obtenus avec I établis-*
NE CONCERNANT PAS L’APPAREIL I ItlNAIRE.
sèment d’un anus contre nature. Dans le cas de simple hlcfcage de I intesliu, l’anus cou Ire nalurc, en rétablissant le cours des matières, assure la guérison; dans le cas d’occlusion avec cavité close persistante, I anus contre nature est sans effet curatil’, la mort est retardée, mais elle est fatale.
Appendicite familiale.
(Bull, de la Soc. de Chirurgie, 7 février I U 00).
Il s’agit de l’observation de quatre enfants d’une môme famille qui furent opérés à lourde rôle et en l’espace de deux ans d’appendicite suppurée grave. Chez l’un d’eux, il y avait une gangrène de la paroi antérieure du cæcum, qui nécessita ultérieurement une résection cœcale étendue.
Péritonite généralisée consécutive à des lésions infectieuses de la dernière partie de l iléon.
(Bulletin de la Soc. de Chirurgie, 7 février 1900).
Dans cette observation, il ne paraît pas douteux que les lésions de la partie terminale de l'iléon ne fussent plus avancées que celles de l'appendice lui-même; l’appendice et le cæcum ne paraissaient guère plus atteints que l’ensemble de la masse intestinale, tandis que la dernière partie de l’intestin grêle présentait des lésions inflammatoires très prononcées, point de départ de la péritonite généralisée. Cette observation esta rapprocher des para-appendicites observées parM. Quénu.
Choléra.
En 1885, lors de l’épidémie de choléra, M. le Ministre du Commerce envoya une mission en Espagne pour l’étude des vaccinations anticholériques du Dr Fcrran, sur lesquelles on fondait de grands espoirs. MM. Brouardel, Charru^et moi nous démontrâmes, dans notre rapport lu à l’Académie de Médecine, que ces vaccinations anticholériques étaient illusoires. Depuis, nos conclusions ont été confirmées par l’expérience.