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qu ils sont dus à l'irritation que déterminé sur ce débris la poussée de la déni de remjdacemenl contrariée par une malformation congénitale, déviation ou oblitération de l'inlerdentis. Celte théorie explique que la denLpuisse rester incluse dans l'épaisseur de la paroi du kyste, ou que, la cavité de celui-ci se développant de plus en plus, les dents voisines puissent faire irruption dans son intérieur. J’ai soutenu ma manière de voir avec une
série d’arguments qui ont fait généralement adopter ma théorie.
En ce qui regarde les kystes multiloculaires, je crois démontrer que, si dans certains cas les débris paradentaires en sont le point de départ, il est d’autres cas où ces kystes naissent de l’épithélium de la gencive, et que ces de\ix modes palhogéniques se combinent pour donner naissance à la néoplasie.
Au point de vue clinique, je fais le diagnostic différentiel entre les kystes uniloculaires et les kystes denlifères; on peut résumer ainsi ce diagnostic :
DENTIFKRES UNILOCULAIRES
Aije. — De <i à 20 ans ou do 20 à 50 ans, en rapport dans ce A tous les âges, cas avec la dent de sagesse.
Siège. — Les kystes postérieurs de la mâchoire’ inférieure sonl prescpie toujours dentigères.
Cause. — Poussée de la dent de remplacement. lient carriée; irritation
due aux micro-organismes.
Multiples en général. Presque toujours uniques.
Anomalies de la dentition.
Ponction. — Peul faire toucher la dent incluse. Pas d'anomalies den-
taires.
J’étudie la récidive et la généralisation des kystes des mâchoires que je résume dans les propositions suivantes :
1° Un kyste dentifère peut récidiver sous forme de kyste multiloculaire.
2" Les kystes uniloculaires peuvent récidiver sous la forme : a) de kyste uniloculaire; h) de kyste multiloculaire; c) d’épi thélioma solide.
5° Les kystes multiloculaires récidivent soit sous une forme semblable à celle de la tumeur primitive, soit sous la forme de tumeur solide sarcomateuse ou épithéliale.
4° La (jénéralisalion est à craindre à la suite de plusieurs récidives.
Au point de vue du traitement, je propose l’extirpation de la poche au lieu du drainage qu’on faisait volontiers.
Mes travaux sur les kystes des mâchoires sont reproduise! confirmés par un grand nombre d’auteurs, eu France cl à l’étranger.
Mi CONCERNANT PAS L’APPAREIL URINAIRE.
Épulis.
( Bull . de la Soc. anal., 1 885 et 1886, p. 25).
Dans deux communications à la Société anatomique, j ai montré des épulis fibreux contenant des portions épithéliales. Dans un cas, il s agissait de masses épithéliales nées des débris paradenlaires que mon maître Malassez venait de décrire. Dans le second cas, je démontrais que 1 épithélium même de la gencive, en dehors des débris épithéliaux fœtaux, prend dans ses prolongements les caractères de l’épilhélium adamantin, et je montrais des préparations dans lesquelles on peut suivre pas à pas des transformations cellulaires analogues à celles de l’organe adamantin. Dès celle époque, je fais ressortir l’importance générale de ce fait et je le rapproche d un épithélioma sébacé de la mamelle que j’ai étudié.
Je montre aussi que la grande majorité des épulis, loin de présenter la structure du sarcome à cellules géantes, comme on le répète toujours, est constitué par du tissu fibreux plus ou moins mélangé de masses épithéliales et de néoformations osseuses.
Épithéliomas des maxillaires; leur origine, greffe d’une tumeur.
(Bull, de la Soc. anal., 1886. — Soc. de biologie, 1887, p. 018).
Dans un cas, je décris un épithélioma de la mâchoire inférieure présentant une énorme quantité de globes cornés. Dans un autre épithélioma de la mâchoire supérieure, je trouve une structure adamantine typique, ce qui me permet de rattacher le point d’origine de cette tumeur aux débris épithéliaux paradenlaires. A ce moment on ne connaissait qu’un cas de ce genre publié par Malassez.
J’ai publié aussi un des rares faits connus d ’ épithélioma carcinoïde de l’œsophage (carcinome encéphaloïde). Cette tumeur était secondaire à un cancer de la mâchoire supérieure, et, comme il n’y avait pas de généralisation viscérale, je l’ai attribuée à une greffe très probable de la tumeur du maxillaire.
Kyste ganglionnaire du cou.
(Travaux du Laboratoire d'histologie, de Bouvier, 1885).
G était un kyste a épithélium pavimenleux stratifié sans filaments d'union intercellulaires. L’épilhélium reposait directement sur une couche de tissu
TH A VA l X SCIENTIFIQUES.
lymphoïde présentant les caractères de la portion folliculaire d’un ganglion lymphatique; en dehors de celle couche lymphoïde, une coque conjonclive, contenant des fibres lisses, représentait la capsule ganglionnaire. J’en conclus qu’il s’agissait d’un kyste ganglionnaire probablement congénital.
L’élude des observations publiées me conduisit à repousser l’origine ganglionnaire dans les cas de Muron, de Terrillon et de Lücke; celle origine me parut au contraire 1res probable dans la troisième observation de Dessauer (thèse de Berlin).
Teratome du scrotum.
(Le Dentu et Albamian. Médecine moderne, 1890, p. 9).
J'ai étudié en détail au point de vue anatomique une très remarquable observation de M. le professeur Le Dentu, qui avait nettement formulé le diagnostic : teratome du scrotum.
La constatation de la structure normale du testicule, et surtout la présence de cellules multinuelées révélant son activité spermalogénique, sont du plus haut intérêt; de ce fait découle, au point de vue du traitement, la nécessité d’extirper la tumeur seule (autant que faire se pourra) et de conserver le testicule. Notre cas démontre que la glande ainsi respectée peut être apte à remplir ses fonctions.
Hernie inguinale d’un kyste paraovarique.
(In Thèse de Cliristen , Paris, 1890, n° 96).
Un petit kyste paraovarien s’implantait par un long pédicule sur le ligament large, près de l’utérus; il était venu s’engager dans le canal inguinal. Ce kyste était tapissé d’un épithélium cylindrique cilié.
Plaies multiples de l’intestin et de l’utérus gravide par
balles de revolver.
(Bull. île la Soc. de Chirurgie, février, mars 1895. Rapport de M. Pozzi).
Aucun signe certain de plaie pénétrante de l’abdomen n’existait, et le succès de l’intervention démontra, chose discutée à celte époque, la légitimité de la laparotomie exploratrice dans ces cas. L’éviscération totale, jusqu’alors rarement exécutée, fit découvrir quatre plaies de l’intestin pour lesquelles fut pratiquée la résection complète d’une anse. D autre part, il y