ETUDES SUR LES
yagio, ,l’utéru!3, des. fausses membrmes fibrineuses. Elles ne sont pas causées par le microbe de la diphtérie, comme certains auteurs l’avaient, prétendu, mais relèvent encore du, streptocoque comme nous l’avons prouvé. Ce fait intéressait autant l’histoire. de la fausse membrane ,en général que celle, de la diphtérie ou de.l’infection puerpérale,, et.il a trouvé, confirmation le. jour oh on a montré la présence fréquente du, streptocoque dans les.fausses membranes de certaines angines.
.Nous avons .observé un cas. d’infection a streptoeoques antérieur a
Nature infectieuse de la phlegmatia alba dolens. — Nous avons montré la nature, infectieuse de la phlegmatia puerpérale d’origine utérine, en nous appuyant sur la clinique, l’anatomie pathologique et la bactériologie.
Leç symptémes généraux, qui accompagnent la phlegmatia a son début et. surtout ceux.qui.la précèdent, plaident déjà en faveur de sa nature infectieuse. Nous avons, dans une série d’observations, étudié la période, intercalaire, qui s’écoule depuis le moment de .l’accouchement jusqu’au début, suuyent tardif, de la phlegmatia, et nous avons toujours, trouvé une phase prodromique fébrile; avec frissons, vers le troisième;:
d’apparition ordinaire de l’infection puerpérale. La phlegmatia n’est donc que le second temps de l’infection ; elle n’est qu’une forme.légère de la phlébite puerpérale, une sorte de phlébite a virulence atténuée* La, période apyrétique qui. sépare les deux étapes n’est pas faite pour nous surprendre. Au cours de. l'infection puerpérale les accidents se développent souvent par poussées successives,, en rapportpar exempleayec. la formation de nouveaux foyers de, suppuration. Les accidents, fébriles préalables, souvent légers, ont été désignés a tort sous .le nom.
be fièvre de lait. Nous avons démontré que cette prétendue fièvre de
lait répond à une infection légère ; c’est un petit accident de la puerpéral! té.
s de la phlegmatia est donc !
fluent, compliqué d’un état typhoïde extrêmement grave et coïncidant avec l’apparition d’une néphrite. Ce fait ne va nullement à l’encontre de la loi de bénignité formulée par M. Jaccoud pour l’érysipèle à répétition ; il nous enseigne que lorsque cette loi parait enfreinte, il faut en chercher la raison dans une lésion rénale concomitante, point sur lequel est revenu Judel-Rénoy, depuis notre communication. Chez la môme malade, en ensemençant du sang retiré de la plaque pendant une poussée légère érysipéloïde, nous avons obtenu des cultures pures d’un streptocoque, doué d’une extrême virulence et déterminant chez le lapin un des érysipèles les plus graves que nous ayons jamais obtenus. Les poussées éphémères, atténuées et déformées cliniquement, au point que certains médecins n’ont voulu y voir que de simples plaques d’érythème ou de lymphangite, relèvent donc bien du même microbe que l’érysipèle typique.
Purpura et érythème. — Le purpura, comme la pleurésie purulente, peut être occasionné par divers germes vulgaires. Nous nous sommes appliqués spécialement à l’étude du purpura à streptocoques. Chez un tuberculeux, dont la maladie s’était compliquée brusquement d’érythème et de purpura hémorrhagique, nous avons retiré le streptocoque du sang, pendant la vie, et des organes après la mort. Ce microbe avait agi à titre d’infection secondaire et avait dû pénétrer au niveau des tubercules pulmonaires. Le streptocoque n’agit pas toujours directement sur les petits vaisseaux pour produire l’hémorrhagie ; ces toxines peuvent actionner le système nerveux central et déterminer indirecte-
ÉTUDES
STREPTOCOQUES.
ment des taches purpuriques.par action vaso-dilatatrice. C’est là le processus du purpura myélopathique.
- ' L’érythème scarlatiniforme puerpéral est un des plus beaux exemples des érythèmes dus à l’action du streptocoque, comme .nous avons pu nous en convaincre récemment chez une malade observée
. Les streptocoques dans la'Jouche normale. — M. Netter a montré, le premier que le streptocoque pouvait se trouver dans la salive normale,
Nos expériences à ce sujet nous ont montré que les streptocoques provenant des organes ou des humeurs d’individus atteints d'affections diverses (érysipèle, infection puerpérale, suppuration) provoquaient régulièrement un érysipèle sur l’oreille du lapin. Les streptocoques retirés de la bouche de dix érysipélateux fournirent trois fois un érysipèle ou la septicémie; ceux retirés de la bouche de personnes atteintes d’infections les plus diverses n’ont déterminé qu’une seule fois l’érysi-
ir contagion l’érysipèle on la série multiples causées par ce microbe. Nous comprenons aussi comment l’érysipèle peut nâttre d’une façon spontanée en apparence, sans contai gion préalable, puisque nous avons appris que nous possédions en
nous de quoi produire sans cesse cette maladie si spéciale par simple exaltation d’un de nos saprophytes vulgaires.
au chirurgien, à l’accoucheur de craindre le contact réciproque de leurs; malades. Ces données dénoncent encore le danger de toute infection h, streptocoques pour le scarlatineux, le diphtéritique, le typhique et.apprennent pourquoi le voisinage d’un érysipèle, d’une simple angine, d’une simple broncho-pneumonie, peut être aussi périlleux pour la; nouvelle accouchée que le contact d’une infection puerpérale.
Caractères biologiques et morphologiques du bacille typhique. — Lorsqu’en 1886, nousavons,avec M.Chantemesse, commencé nos recherches sur la fièvre typhoïde et son microbe, bien peu de bactériologistes
n’avaient encore tenté d’étude sur lé bacille qu’avait vu Ebertli et que
Gaffky avait isolé et cultivé.
Nous avons fait une série de recherches sur le cadavre et sur lé
logiques du microbe, des procédés de culture et de coloration permettant de le dépister. A une époque où tout le monde doutait encore, ces constatations nous ont permis d’affirmer que la fièvre typhoïde était produite par un microbe à caractères spéciaux.
Une planche annexée à notre premier Mémoire montre les formes diverses que peut présenter le bacille typhique aux différentes phases de son évolution, fait intéressant au point de vue du polymorphisme présenté par un seul et même microbe, surtout pour l’époque où il a été publié.
Nous avons prouvé que l’espace clair central observé parfois au centre, du bacille n’était pas une spore, comme on l’avait souvent prétendu, mais une dégénérescence partielle du protoplasma, et que ce caractère communùbeaucoup de microbes n’avait pas pour le diagnostic du bacille typhique la valeur qu’on avait voulu lui prêter.
Nous avons fixé la température-limite de culture et de résistance du microbe ; nous avons montré sa résistance au froid, a la dessiccation{ nous avons étudié la durée de sa vitalité dans les matières fécales et dans des eaux de qualités, diverses ; nous avons indiqué que le meilleur
ÉTUDES-
FIÈVRE IVPHOÏDÈ.
Spécificité du bacille typhique. — On avait voulu, il y a quatre ans, enlever au bacille typhique sa spécificité, en l’identifiant au coli-bacille. Dans une série de polémiques nous avons répondu aux divers arguments énoncés.. En nous appuyant sur la clinique et sur l’anatomie pathologique, nous avons montré que le coli-bacille, en passant par l’organisme humain, ne prend pas de caractères ébèrthiformes, comme :on l’avait supposé, et qu’il, conserve, au contraire, tous ses caractères propres ; il ne sait déterminer que des lésions multiples et banales sur lesquelles nous aurons à nous étendre plus loin, et jamais les lésions spécifiques de la dothiénentérié. >
■ Au point de vue technique, nous avons toujours soutenu que le bacille typhique et le coli-bacile, sous des apparences de similitude, ne présentent que des différences. Nous avons donné un procédé simple, facile et rapide, employé actuellement dans tous les laboratoires, permettant en quelques heures de différencier ces deux microbes, alors même qu’ils ont vieilli en passant de culture en culture et qu’ils paraissent donner même réaction sur pomme de terre. Des bouillons additionnés de lactose et ensemencés avec le coli-bacille donnent enmoins
ces bouillons sont inoculés avec le bacille typhique.
Ce procédé a rapidement enlevé bien des hésitations et la liste serait trop longue à dresser de tous les expérimentateurs qui ont .bien voulu le contrôler. M. Wttrtz, enajoutantde laliqueur de tournesol aux milieux Jactosés, a trouvé, on le sait, une application élégantede notre procédé.
Pfeiffer et Funk ont chacun de leur côté démontré récemment que les animaux immunisés oontre le bacille d’Eberth succombaient à l’ino. : culation du coli-bacille et inversement que les animaux vaccinés contre le coli-bacille succombaient h l’inoculation du bacille d’Eberth. Ce.serait là, s’il en était besoin, un nouvel argument pour montrer les différences qui séparent le bacille typhique du coli-bacille.
Recherches sur le cadavre. — Nos recherches sur le cadavre ont montré que le bacille typhique pouvait être retrouvé non seulement dans les plaques de Peyer, les ganglions mésentériques, la rate, le foie, mais encore, parfois, dans le muscle cardiaque, dans les poumons atteints de
Présence du microbe pendant la rechûte. — A la même époque, nous vons retrouvé le bacille d’Eberth chez une malade atteinte de rechute
de fièvre typhoïde.
Passage de la mère au fœtus. — Bans le placenta d’une femme
avait avorté au douzième jour de sa fièvre, nous avons trouvé le bacille d’Eberth en grande abondance. Après inoculation du bacille typhique à des femelles de cobayes en gestation, nous avons retrouvé le microbe dans le liquide amniotique et dans les organes du fœtus.
Les suppurations froides dans la fièvre typhoïde. — Spécificité de l'ostéomyélite-typhique. — Nous avons étudié, en différents mémoires, les suppurations banales développées au cours, au déclin, ou pendant la convalescence de la fièvre typhoïde et dues b des microbes vulgaires
sommes particulièrement appliqués à l’étude des suppurations spécifiques dues au bacille d’Eberth. Nous nous sommes efforcés de fixer
guérison est toujours survenue sans déforîmps après l’intervention chirurgicale, ^-myélite typhique, .ayant une anatomie
L'origine hydrique de la fièvre typhoïde. — L’origine hydrique de la fièvre typhoïde a d’abord été soutenue par Budd, M. Jaccoud et M. Bou- ■ chard ; mais c’est U M. Brouardel que revient le mérite d’avojr précisé et étendu le réle étiologique de l’eau de boisson, et montré son impor-
au ooli bacille, que des propriétés négatives. Tous les agents physiques ou chimiques qui atteignent la vitalité du bacille d’Escherich compromettent encore davantage celle du bacille d'Eberth. Le jour où: on aura "trouvé un moyenpermettant de détruire le colibacille en laissant intact le bacille typhique, dans les milieu qui contiennent l’un et l’autre microbe, les points encore obscurs de l’étiologie de la fièvre typhoïde seront sans douté vite éclaircis.
•’ Si la recherche du bacille typhique dans l’eau potable n’est pas devenue de pratique Courante, sa constatation possible a en tous cas, fourni aux hygiénistes un argument puissant pour parler aux pouvoirs publics. Elle a montré que dans l’eaü résidait la cause sinon unique, dû moins la plus accessible et- aussi la plus dangereuse de la fièvre typhoïde. I.acampagne menée par SI. Brocarde!, dans le but d’améliorer les eaux potables; a Contribué pour une large part à là diminution de la maladie. Dans l’armée, les statistiques dressées par le ministère de la guerre ont montré dès 1889 et 1890 que la morbidité par, fièvre typhoïde avait diminué datts une large proportion depuis l’application dés nouvelles mesures prophylactiques.
Inoculation dû 'bdèillc typhique aux animaux. '— On sait- que Gaiîky
avec lui seraient la cause des.lésions anatomiques et de ia mort.
■ En 1887, nous entrions dans le débat et nous montrions que le bacille typhique, retiré fraîchement du corps humain, était parfois doué.d’une certaine virulenoe, vivait et se multiplait dans le corps de la souris, et qu’on le retrouvait dans le sang et les organes, après l’avoir déposé dans le tissu cellulaire. En se généralisant de là sorte, il déterminait donc bien une infection véritable. .
Exaltation de la virulence du bacille typhique. —.Pour le cobaye et :1e lapin, le bacille typhique est souvent si peu actif que nous avons recherché une méthode permettant d’exalter la virale,ncede ce microbe et de la transformer en une virulence fixe, capable de provoquer chez les animaux une infection à type réglé, toujours semblable .à elle-même. En 1892, nous avons obtenu ce.résultat par l’emploide la méthode .suivante. Si, en même temps que l’on inocule dans le tissu cellullaire d’un
péritoine 8 à.10 ce. d’une.culture de streptocoques h 60», l’animal succombe en général à cette double inoculation, en moins de vingt-quatre heures, avec généralisation du bacille typhique. En poussant ainsi l’expérimentation d’animal à animal jusqu’au vingt-cinquième passage,, nous sommes arrivés à rendre un bacille typhique préalablement inactif assez virulent pour tuer.le cobaye à dose de 3/4 de ce., en injection sous-cutanée ouàla dose de 4 à S gouttes en injection intra-péritonéale. Le virus est alors fixé de façon telle, qu’il est capable d’amener la mort en quinze ou dix-huit heures, suivant un cycle.déterminé, avec généralisation du microbe dans les .organes. Nous n’avons pas demandé h l’expérimentation plus qu’elle ne pouvait donner, et nous n’avons pas eu la prétention d’inoculer à la souris ou au cobaye une maladie calquée sur la fièvre
typhoïde de l’ho
. Nous avons simplement voulu déterminer avec 1<
bacille d’Eberth une septicémie nous permett:
La question si épineuse de l’infection typhique était ainsi déplacée et nous pouvions, dès lors, aborder avec sécurité des tentatives d’immuni-
Si le sérum prémunit contre l’envahissement par le bacille typhique,.
jours après la vaccination par le sérum,lorsque les cobayes reçoivent rinoculàtîon d’épreuve, ils résistent. Ils sont immunisés contre l'infecîiotiy mais ils ne sont pas prémunis coüitre Vintàxvcadôii t'ÿpliiqmi La dosé de toxine, contenue dans un céntimètré cube et demi de culture vivante, dosé qui constitue l’inoculation d’épreuve, suffit à provoquer un amaigrissement rapide de l’animal, dont le poids se relève d’ailleurs au bout dé queïquès jours. L’immunité éstdonc chose complexe et les deux propriétés de détruire le microbe vivant Ou de résister à la toxine, peuvent être absolument séparées.
Essais de séro thérapie expérimentale. — Nous avons tenté le traite? ment d’animaüx en pleine infection (cobayes et lapins), avec le sérüm