ÉTUDES SUR LA; FIÈVRE TYPHOÏDE
et à la veille de la convalescence,peut posséder déjà des qualités thérapeutiques très marquées. Le sérum de l’un de nous, quatre ans après l'évolution d’une lièvre typhoïde de moyenne intensité, celui d’un dé nos malades, vingt-deux ans après l’évolution d’une dothiénentérie', possédait encore les mêmes propriétés thérapeutiques. Si le sérum d’anciens typhiques paraît posséder constamment des propriétés curatives; le sérum des sujets indemnes de fièvre typhoïde peut parfois avoir,lui aussi, de puissantes qualités thérapeutiques et immunisantes. D’après nos observations sur trois personnes n’ayant pas eu la dothîénentérie, deux possédaient un sérum inactif. Le sérum de la troisième (l’un de nous), avait, au contraire, une actiqn thérapeutique très puis-
Une très faible dose de sérum (1x2 cc.), peut donc amener la guérison, mais à condition qu’elle soit injectée peu de temps après l’inoculation active. Dans les essais de sérothérapie, ce qui importe plus que la question de dose du sérum à inoculer, c’est celle de la durée du temps écoulé entre le moment de l’infection et le début de traitement.
Essais de séro-thérapie appliqués à l'homme. — L’action du sérum humain sur l’infection typhique conférée aux animaux, devait nous engager à rechercher si, réciproquement, le sérum d’animaux immunisés, n’aurait pas une action sur l’infection typhique humaine. Chez deux typhiques nous avons pratiqué l’injection sous-cutanée de sérum d’ani-
Notre première malade était une jeune femme de 28 ans, qui, au troisième jour d’une fièvre typhoïde de moyenne intensité, reçut 10 cc. de sérum ds cobayes immunisés. Après cette première inoculation, la température,au bout de quatorze heures, tomba de 40° à 37°,S, mais le jour suivant, malgré une seconde inoculation de 15 çc., la température remonta à 40° «’-y maintint et la maladie continua son cycle.
Nous pouvions nous demander si ce premier insuccès était attribnable à la faible dose de .sérum inoculé. JÉtant donné que pour guérir un cobaye de 600 grammes, dont le sang est infecté depuis peu de temps par le bacille d’Eberth, il faut 2 çc. de sérum, on devrait, en prenant le poids, comme terme de comparaison, employer chez l’homme 180 cc. de sérum thérapeutique. Chez un second malade arrivé au onzième jour de sa fièvre et présentant des taches rosées lenticulaires^ UO.us avons inoculé cette dose en deux jours. L’infection n’a pas été arrêtée et la maladie a continué son évolution.
Ces deux essais chez l’homme constituent les premières tentatives de traitement de la fièvre typhoïde par le sérum d’animaux préalable-^
MALADIES. A : CGLIBAQIELE*
rqept immunisés. Dans les .deux.cas, l’aotion.sur la marche générale de la maladie a.été, nulle ou presque nulle. U se.peut qu’une première to-a jep.tiop de sérum,., même è. faible dqse, impressionne l’organisme- de façon à faire tomber pour quelques heures la température d la normale,, comme dans.notre premier cas; mais on ne peut rien voir.de spécifique. daqs, eet.abaissement éphémère, relativement facile d réaliser,par des. procédés çlivers,, che?Je typhique.
• Ces.deux insuccès ne suffisent peut être pas à prouver l’impuissance dç la,, sérothérapie, appliquée A la fièvre typhoïde humaine. Si, malgré lps. espérances fondées sur l'expérimentation, la sérothérapie lappli,. quéeaux typhiquesn’a pas, donné de meilleurs résultats que celle, appliquée aux tétaniques, c’est parcç que, chez l’homme, nous arrivons trop .fard; Pqqr. arriver à temps chez l’animal,nous avons un élément qui., nous fera toujours défaut chez l’homme, la connaissance de la date éîtjiçte de la pénétration du virus. En opérant plus près encore du début dé la .maladie, dès l’apparition des premiers symptêmes, en employantun sérum encore plus actif, peut-être pourrait-on, sinon réaliser, la thérapeutique abortive de la dotbiénentérie, du moins parer aux manifestations ies plus redoutables des formes toxiques et prolongées de la 1
MALADIES A COLIBACILLE
Néphrite Infectieuse par colibacille; complication de la lièvre typhoïde
Angine phlegmoneuse avec colibacille. ScnW médicale 'des Hôpitaux
NouAavohsétudié les divers .caractères morphologiques, biologiques et pathogènes’du bacitnum càli commune d’Escherich, que, pour la Commodité de la terminologie, pops avons appelé colibacille, nom qui depuis trois, ans a.été généralement adopté. -En étudiant les caractères
dant la convalescence d’une fièvre typhoïde.
Dans un cas, nous avons isolé le colibacille du pus d’t
phlegmoneusé, où le microbe se trouvait en compagnie de quelques colonies de streptocoques.
Le cadre des infections coliennes a donc été sans cesse grandissant. Le coli bacille ne reste pas toujours un héte inoifensif de notre tube digestif ; il a pris place ,, h côté du pneumocoque et du streptocoque; parmi ceux de nos saprophytes qui peuvent réaliser des infections d’observation journalière en clinique.