‹ Exposé des travaux scientifiques. Janvier 1895Chapitre 4 sur 7 · MALADIES INFECTIEUSES DIVERSES · texte numérisé non relu

MALADIES INFECTIEUSES DIVERSES

Sur un microbe trouvé dans la dysenterie épidémique (on collaboration ■ avec M. Chantemrssé). Bulletin de PAcademie de médecine, 1889.

Nous avons trouvé chez des dysentériques, dans lés selles pendant

MALADIES INFECTIEUSES DIVEESES.

cobaye. Nous avons obtenu par inoculation de ce microbe chez cet animal des lésions assez semblables à celles de là dysenterie. Feutre, s’agissait-il d’une variété de colibacille doué d’une spécificité accidentelle, comme dans certains cas de choléra-nostras. Rappelons à ce sujet qué; dans un mémoire récent publié au mois de juillet dernier dans lés Atintiks de l'Institut Pasteur , 'II. Arnaud s’appuyant sur une statistique dèsbixaiite cas, à soutenu que le colibacille,out out au moins une variété très voisine, parait être la cause la plus fréquente de la dysenterie aiguë des pays chauds. Peut-être le colibacille survient-il seulement comme agent d’infection Secondaire.

Dans une salle de chirurgie oh le tétanos était endémique, nous avons montré, que l’agent infectieux semblait résider dans les rainures du plancher sous-jacenles aux lits périodiquement contaminés. La poussière de ces rainures, inoculée aux cobayes, leur a donné toujours un tétanos type.

Le tétanos puerpéral est de même nature que le tétanos chirurgical. Nous l’avons montré en déterminant, chez la souris, un tétanos caractéristique par inoculation s’ous la peau de ràclage de la muqueuse de l’utérus d’une jeûne femme ayant succombé au tétanos douze jours’

Dans ce Mémoire, nous avons démontré expérimentalement la possibilité qu’ont les germes de la tuberculose de se conserver longtemps dans l’eau de rivière (pendant soixante-dix jours dans l’eau de Seine stérilisée et maintenue entre 15" et 18").

Hydarthroseblennorrhagique (en collaboration avec M. Dieulafoy).

: Dans, un cas d’hydarthrose blennorrhagique, dont le liquide était louche et chargé de leucocytes, des examens répétés faits à l’aide de eolôration et de cultures rie nous ont pas permis de déceler le moindré microbe. Nous avons, depuis, observé un fait semblable.

sur une variété rare de pneumopathie causée par la présence d’un champignon puisé soit à la surface des graines dont les gaveurs s’emplissent la bouche, soit au contact direct de la tumeur buccale des pigeons.

; Depuis notre communication, des faits confirmatifs ont été publiés par Pptain, Rabcrt Boyee, .Renon, Gaucher et Sergent.

Pleurésie du stade roséolique de la syphilis (en collaboration avec M. Cham-

■ J 1 AU début de là période secondaire delà syphilis, nous avons observé dans quelques cas, du cété' de la plèvre,-des. poussées aiguës,- sèches ou

accompagnées d'épanchement quot’.on; peut comparer.aux.synovites* ténosites et autres affections des séreuses nettement mises en-lumière par Mï Fournier dans le stàde .roséoliqué de la syphilis. La . syphilis à sa période Infectieuse pourrait donc: toüoher la plèvre, comme le; font-ia tuberculose, le rhumatisme ouL’infeotionpneùmonique: .

■ Si la pleurésie syphilitique s'observe souvent chez -des malades atteints de syphilis grave précoce, le pronostic de la pleurésie.en ellemême est en général bénjn. La-localisation pleurale estde. courte durée et nettement influencée par le traitement. .. . . ; . . , ;

Depuis notre première communication, Mi Chantemesse a relaté plusieurs faits nouveaux. MM. Talamon, Rochon, G. Lyon, Preetorius, Ferraux, Brousse et Montseret (de. Montpellier) ont publié des obser,valions confirmatives. , .. . viol

La première, observation de pleurésie purulente a streptocoques dont le pus ait été étudié bactériologiquement et expérimentalement, avec déduction thérapeutique, a été publiée dans mon Mémoire sur l 'Infection puerpérale.

Nous avons décrit une forme spéciale d'apoplexie pulmonaire à noyaux disséminés et très petits passant facilement inaperçus dans certaines infections au milieu du poumon, et nous avons essayé dé donner sa pathogénie.

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