‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 29 sur 56 · MÉNINGITES · texte numérisé non relu

MÉNINGITES

action favorable sur la maladie, mais ce n’est pas rigoureusement démontre'. Je puis au contraire affirmer que les ponctions lombaires ont joué un rôle curatif des plus nets. Il faut d’abord remarquer la différence notable qui distingue les liquides recueillis à 2h heures d’intervalle : celui de la première ponction renferme une grande quantité défibriné, celui de la deuxième n’en contient presque plus.

(( D autre part, les troubles fonctionnels ont diminué d’une manière très appréciable immédiatement à la suite de chaque opération et, par conséquent, l’efficacité de la rachicentèse est indiscutable.

(( S’il s’agissait d’un cas de méningite aiguë vulgaire qui, comme on le sait fort bien actuellement, est susceptible d’être heureusement influencée par ce mode de traitement, ce fait serait banal, mais il n’en est pas ainsi. On avait affaire, en effet, à une forme anatomique particulière de méningite et l’aspect symptomatique de ce cas n’était pas celui qui appartient à la méningite aiguë ordinaire ; on était en présence d’une paraplégie spasmodique que l’on aurait pu attribuer à une lésion siégeant exclusivement dans la moelle, et, sans la ponction, l’existence même de la méningite aurait bien pu être méconnue. Cette particularité augmente singulièrement l’intérêt du résultat obtenu par la rachicentèse, que je considère comme une arme thérapeutique puissante et dont on n’a pas encore établi toute la portée » (99).

Page 1