Exposé des travaux scientifiques
I. - TRAVAUX RELATIFS A LA CIRCULATION CHEZ L’HOMME CIRCULATION CAPILLAIRE ET PHÉNOMÈNES VASOMOTEURS
A l’aide de l’appareil que nous avons, M. Comte et moi, imaginé et introduit dans la technique physiologique, nous avons abordé l’étude d’un grand nombre de questions relatives à la circulation périphérique chez l’homme. Notre appareil est commode et permet de multiplier les expériences; il est mobile et permet de faire varier sans difficulté les attitudes; il est fidèle, précis, exempt des causes d’erreur que comportaient les appareils anciens. Nous étions dès lors invités i contrôler d’une part les données fournies par les travaux antérieurs, et d’autre part, à y ajouter les données nouvelles que notre procédé pouvait
Nous avons publié une partie de nos recherches ; quand nous les jugerons suffisamment complètes nous aborderons une étude d’ensemble. A nos documents personnels s’adjoindront d’ailleurs des documents recueillis et publiés par divers expérimentateurs,
Recherches sur la circulation capillaire chez l’homme h l’aide d’un nouvel appareil pléthysmographique (avei M. Coio), Arch. de Physicl., 1894, p. 381.
volume des deux membres supérieurs, qui se servaient mutuelle) ment de témoins, et souvent celle des quatre extrémités à la
radial. jj
quels qu’en lussent te siège et la nature , se traduire par une réaction vasomotrice généralisée, réaction qui était toujours, une vasoconstriction jamais une vasodilatation.
Cette vasoconstriction réflexe apparaît dans toutes les extrémités et sa valeur relative dam chacune d’elles ne dépend en aucune manière du siège de l'excitation. Certaines excitations des muqacuses viscérales (ingestion d’eau froide, etc.), produisent des phénomènes de tous points semblables.
Les excitations sensorielles (auditives, visuelles," olfactives))
Les .excitations psychiques (émotion) ont aussi des effets sem-'
par l’étude comparée des ondulations dans les diverses attitudes ; ce genre de démonstration n’était guère possible qu’avec les appareils dont noiis disposions.
' Contrairement à l’inspiration d’amplitude moyenne, l’inspiration profonde est suivie d’une ondulation du volume des extrémités qui offre tous lès caractères d’une réaction vasoconstrictive réflexe. Son origine serait dans une impression de froid éprouvée
lutte de l’organisme contre les déperditions de chaleur.
Sur la forme du pouls total fournie par notre pléthysmographe
viennent du sympathique et se groupent dans le splanchnique;, ils n’ont pas fourni d’autre notion topographique. Les expériences! de Heidenhain et Grützner, celles de Zuntz, de Dastre et Morat, etc.,; ont montré que les vaisseaux mésentériques se resserrent sons l’influence réflexe de certains nerfs sensibles ; qu’ils se dilatent,
dorsaux et 1"' et 2* lombaires; l'excitation centrifuge dlSces filets provoque, avec ou sans vasoconstriction initiale légère et fugitive, une vasodilatation s’accusant par une importante augmentation de volume des réseaux mésentériques. Et, tandis que l’excitation des filets constricteurs détermine une augmentation plus ou moins notable de la pression aortique, celle des vasodilatateurs s’accompagne d’üne dépression de valeur variable, mais dont la coexistence avec l’augmentation de volume montré qu'il s’agit bien d’une vasodilatation active.
trique excité, dans le sens centrifuge, au-dessus du diaphragme', :
vasoconstricteurs profonds, abdominaux, de l'excitation centrait produite par le sang asphyxique. Nous en avons pu analyser la marche et déterminer les phases, grâce à l’inscription volumétrique; celle-ci nous a permis également de préciser les rapports
cutanéo-musculaires, étude également réservée.
constricteurs du pancréas sont les rameaux communiquants les plus inférieurs du cordon sympathique thoracique, ce cordon luimême, et le grand splanchnique, des deux côtés : il existe aussi
Les filets vasodilatateurs siègent pour une faible part dans le symphatique, et pour une part prépondérante dans le pneumo-
Nous étudions ensuite les réflexes vasomoteurs pancréatiques : réflexes vasoconstricteurs provoqués par la plupart des excitations sensitives et psychiques, réflexes vasodilatateurs produits par l’excitation des filets sensibles afférents au pneumogastrique.
Nous indiquons enfin les effets vasomoteurs pancréatiques de l’excitation asphyxique.
Recherches expérimentales sur l’innervation vasoconstrictive du foie (avec M. François-Franck), i cr mémoire: Historique technique; 2° mémoire : Topographie. Archives de Physiologie , tome VIII n° 4, p. 908 à 936, juillet 1896 (18 figures).
nous indiquons ensuite la technique particulière que nous avons employée : nous avons exploré les variations de volume d’un ou de plusieurs lobes du foie à l’aide de l’appareil à doubles valves d’Hallion et Comte, et pratiqué en même temps l’examen manométrique sur le trajet de l’artère hépatique et de la portion hépatique de la veine porte.
Nous étudions, pour éprouver la fidélité de la méthode, les
portion excitée du sympathique. En écartant cette cause d’erreur par la section des rameaux communiquants, on arrive , à déter- 1 miner le lieu d’émergence dès vasoconstricteurs hépatiques ; ceux-ci commencent à se détacher de la moelle par la 6 8 paire dorsale et leur limite inférieure peut être fixée à la hauteur dé la secondé paire lombaire. L'effet vasoconstricteur hépatique s’exerce également par les deux cordons droit et gauche. Les effets vasomoteurs du nerf vertébral ou de l’anneau de Vieussens paraissent indirects; ... le niveau supérieur des nerfs vasoconstricteurs hépatiques ne dépassant pas la hauteur de la 6° paire dorsale.
L’action simultanée des vasoconstricteurs sur les branches intra-hépatiques de l’artère hépatique et de la veine porte sè démontre par des expériences appropriées.
ninaires de l’organisme en présence e système porte.