UR LA TOXINE DIPHTÉRIQUE
Enriquez et moi, il y a quelques aratives sur les effets physiologiques
rations les plus importantes consistent, d’une part, en foyers hémorragiques et, d'autre part, en foyers de myélite, qui à notre connaissance n’ont pas encore été signalés.
Les hémorragies, peu étendues, se localisent, d’une façon presque exclusive, dans la substance grise.
Quant aux foyers de myélite,, ils sont multiples et diversement localisés; c’est ainsi que l’on constate une absence complète de
et la partie adjacente du cordon latéral, d’un seul côté; la corné antérieure, à l’exception de sa base, participe aux altéra-
Quant à la nature même de la myélite, on constate au microscope, à un fort grossissement, qu’il s’agit d’une sclérose névro-' glique à son premier stade, avec destruction des fibres nerveuses au même niveau. Le processus est-il primitivement parenchy-
laires? Ce sont des questions que nous n’essaierons pas de trancher, bien que certaines raisons plaident en faveur d’une origine vasculaire, et cela malgré l’absence d’artérite et de thrombose constatées.
Poliomyélite expérimentale par toxine diphtérique chez un singe (avec M. Enriqüez), Cong. de méd. int. de Bordeaux , 8 août,
Le même singe, qui nous a montré une sclérose rénale consé-
diminution de volume des membres, de la parésie, du tremblement* On trouva à l’autopsie une poliomyélite antérieure dans la moelle lombaire, avec névrite, certainement consécutive, des racines antérieures correspondantes. Déjà appréciable à l’œil nu, lalésiôn était des plus marquées au microscope : cellules nerveuses atro-
pouls, la respiration et la température. — On peut distinguer trois périodes : 1° phase d'incubation, latente ; 2° troubles déclarés : le phénomène capital est une chute progressive de la pression artérielle; le pouls s’accélère; la respiration s’accélère; la température s’abaisse; 3° mort.
II. Le cœur et ses nerfs. — La paralysie de l'appareil nerveux d'arrêt se démontre par plusieurs arguments : on s'assure que les pneumogastriques restent directement excitables, la paralysie
IM. Centres respiratoires. — Ces centres conservent leur réactivité plus longtemps que les centres vasomoteurs.
V. Rapports réciproques des phénomèmes étudiés. — Ces divers phénomènes ne se subordonnent pas réciproquement, et les divers appareils qui les commandent-sont lésés chacun pour son compté.
pression est transmise par de l’air comprimé au récipient qui contient le liquide à injecter. On peut dès lors placer ce récipient à l’endroit le plus commode, et le maintenir aisément à une tempé-
l’injection, permet d’apprécier et de régler le débit avec une extrême précision.
J’indique'diverses applications que j’ai faites de cet appareil..
Le chlorure de sodium jouerait, d’après M. Winter, le rôle régulateur principal vis-à-vis de la concentration moléculaire taj humeurs, c’est-à-dire de leur teneur en molécules dissoutes. Lëlf expériences que nous avons faites confirment les vues de cet
En effet, quel que soit le titre (de 6 à 170 p. 1000) de la solution de NaCl injectée dans le sang, la concentration moléculaire :d,S l’urine et sa teneur en NaCl tendent vers un rapport fixe. Ce rapport est donc soumis à une loi régulatrice. Dans les conditions physiologiques, à l’état de repos, la limite de ce rapport serait^ d’après Winter, représentée par deux tiers de molécules de NaCl contre un tiers d’autres molécules dissoutes. Dans la plupart de nos expériences, la proportion de NaCl est plus forte, ce qui tient évidemment au* conditions anormales réalisées ici.
Sur le « lavage du sang » (avec M. Carrion), Soc. de Biol., b dé-
injections intravasculaires d’eau salée dans les infections
Nous avons répété plusieurs fois, avec de légères variantes, l’expérience suivante : on choisit trois lapins semblables ; au premier, on injecte de l’eau salée à 7 p. 1000; ce lapin ne meurt pas; au deuxième, on injecte une dose mortelle de poison diphtéritîqù^
on pourrait penser qu’une bonne partie tout au moins de la toxine va s’éliminer rapidement par le rein, et la gravité de l'intoxication 4 , diminuer d’autant. Loin de là, le lapin traité de cette manière succombe plus tôt que le lapin traité par la toxine. MM. Dastre et Loye avaient d’ailleurs déjà vu le « lavage du sang » échouer dans l’intoxication diphtéritique.
Si l’injection salée est pratiquée chez un animal parvenu à la période ultime de cette intoxication, on voit la pression artérielle,
gique des deux modes d’intoxication : par les alcaloïdes et par les poisons bactériens.