Laryngite aiguë, avec suffocation et asphyxie
guérison par le sac à glace au-devant du cou (1878. Trib. méd.,
20. Étude critique des procédés de cathétérisme de la Trompe d’Eustache; procédé et points de repères de l’auteur (Irib. méd , 1873 ; Et. otol. 1881, p. 241).
Sur une coupe verticale transversale de la base du crâne, au niveau de deux tubercules zygomatiques, l’auteur montre que le trait de section passe au contact des deux pavillons tubaires. Cette donnée anatomique fournit les points de repères pour trouver le pavillon de la trompe avec la sonde. On prend la distance qui sépare l’épine nasale antérieure (facile à sentir) du tubercule zygomatique, et on la marque d’un peu de cire
sur le cathéter ; c’est la longueur dont on introduira celui-ci, pour que son bec touche le pavillon tubaire ; arrivé au point marqué, un mouvement de rotation en dehors pousse le bec dans l’orifice de la trompe ; pas de recherches ; d’allées et venues nauséeuses ou douloureusès ; pas d’attouchement sur la paroi du retro-pharynx ; tâtonnements évités ; la base de ce procédé est une notion anatomique.
20. Des modifications morphologiques de l’oreille moyenne chez les vertébrés (1878, Et. otol., pp. 176 à 211, avec pl.).L’auteur, dans cette étude d'anatomie comparée, montre le développement de l’oreille dans la série des vertébrés ; la transformation de la bulle des carnassiers et des rongeurs en cellules osseuses aériennes, logées dans l’apophyse mastoïde chez l'homme ; le passage de la bulle des premiers aux cellules des primates et le grand développement de l’apophyse mastoïde de l’homme; les diverses proportions des parties otiques suivant les espèces, etc. ; puis sont exposées les applications à la physiologie de l’audition et à la station bipède.
21. L’oreille étudiée au point de vue anthropologique. (Trib. méd., 1877, p. 429, et T. I. Et. otol., p. 255, 1881, Delahaye.)
L’auteur fait la description de l'oreille fœtale et en suit l’évolution jusqu’à l’âge adulte; il la compare à l’évolution de l’oreille des animaux ;il montre le magma gélatiniforme constant dans la série, et l’aération de la caisse coïncidant avec l’affaissement du bourrelet muqueux et l’agrandissement de la cavité tympanique.
22. Etude expérimentale des fonctions de la Trompe d’Eustache (But. de l'Académie , 1880, et Trib. méd., 1880, pp. 305, 332, 343, juin et s.). Analyse de l’action des muscles tubaires ; expériences manométriques sur la tension de l’air nécessaire, à l’état sain, pour franchir la trompe, etc. ; applications à la sémiotique et à la clinique ; confirmation des opinions d’Hartmann.
23. De la fonction du limaçon dans l’audition. Etude expérimentale (I er mémoire, Trib. méd., 1880, p. 440). Plourens étudia les fonctions des canaux semi-circulaires sur les oiseaux, où ils sont accessibles ; l’auteur a utilisé une dis position particulièrement favorable de la structure de l’oreille
chez le cobaye, dont le limaçon, bien détaché, est saillant à l'intérieur de la bulle. Abordable par le conduit auditif externe, il peut être dilacéré isolément, sans toucher les autres départements de l’oreille interne. L’auteur constate que la dilacération du limaçon des cobayes ne provoque chez eux aucun de ces troubles moteurs et de l’équilibre que causent les blessures des canaux semi-circulaires, ni immédiatement, ni plus tard. Alors il y a extension du processus inflammatoire tardivement au vestibule et aux canaux semi-circulaires.
Au moment'de l’opération, il n’y a pas encore de surdité; celle-ci est consécutive à la cicatrisation. La fonction du limaçon est donc distincte de celle des canaux ; elle semble exclusivement sensorielle, et l’organe n’est le point de départ d’aucun réflexe moteur,d’aucun trouble des mouvements (Travail du Laboratoire du P r Béclard, Soc. Biologie).
24. Du bruit objectif auriculaire de Leudet (1881.T.I. Et. d'otol., p. 265, et Trib. méd.,1878, p. 79), théorie et signification, étiologie de ce bruit et observations..L’auteur montre qu’il est dû à des spasmes du tenseur, et souvent aussi du muscle péristaphylin externe, dans certains états .catarrhaux légers, ou à la suite d’abus du Politzer ; il dure parfois comme un tic, chez les névropathiques qu’il incommode par sa répétition. On le perçoit à l’auscultation otoscopique, et l’on voit le voile se relever au même moment,quand le releveur est secoué spasmodiquement.