Cours d’otologie, fait à l’Ecole pratique
38. Thèses de la Faculté de Paris, inspirées par les leçons de l'auteur à l’Ecole et au laboratoire de physiologie du pr Béclard :
D r Morisset, « la pression intra-labyrinthique » (thèse primée) ; G'' Gervais. 1879, abcès mastoïdiens ; D r Péton, le sulfate de quinine : D' Baratoux, la 5 e paire et l’oreille ; D r Orgogozzo,
la trépanation dans l’otite suppurée ; D r Gellé, fils, thèse « les pressions centripètes >n
39. Sur le ligament spiral et les vaisseaux de la lame spirale, et les houppes vasculaires, qui couvrent le bourrelet spiral externe (Soc. Biol., 1882;; Audition et ses organes, Alcan, 1899, avec pl.).
40. Présentation à la Soc. Biologie de préparations histologiques de la muqueuse des trompes normale et pathologique (J’rib. méd., 1882). L’auteur, sur la muqueuse malade, note la chute de l’épithelium cylindrique, remplacé par plusieurs couches de cellules pavimenteuses, un chorion épais, inégal, sec, rugueux ; saillies rondes ou en massues, papilles : tissu sous-muqueux infiltré ; glandes acineuses énormes, etc.
41. Anatomie normale. Développement de la partie flaccide de la membrane du tympan (18.. 1S85, Jrav. du lab. de phys., p. 185, avec pl.). Origine, structure et fonctions de la membrane de Schrapnel, portion sus-apophvsaire et molle du tympan. C’est le ligament suspenseur de l’appareil de conduction ; son relâchement entraîne l’enfonçure du tympan et de la chaîne, la compression de l’étrier, et par suite du labyrinthe (Bruits, vertiges, surdité).
42. Des brides scléreuses intra-tympaniques, étude anat. physiol. et pathol. ; avec pl. (Jrav. du labor. de physiol., 1885, p. 192.) L’auteur débute par une description détaillée de la muqueuse de la caisse et de ses replis ; il rappelle la formation du bourrelet gélatiniforme fœtal qui enveloppe toute la chaîne et couvre la paroi interne ou labyrinthique ; puis il explique que la fluxion inflammatoire rétablit cet englobement, et remplit l’oreille, au besoin refoule le tympan en dehors ; puis, comment par l’effet de la sclérose, les brides nouvelles se forment, qui immobilisent plus ou moins les osselets, ou les unissent les uns aux autres, ou au tympan et à la paroi osseuse ce sont les brides scléreuses qui succèdent aux otites moyennes suppurées ou à la sclérose des otites chroniques. Des exemples pris sur des pièces pathologiques font comprendre l’importance de ces lésions et la possibilité de les traiter, pour rendre leur mobilité aux organes conducteurs du son. L’auteur discute le diagnostic de ces brides et leur traitement chirurgical, et ses aléas.
43. Examen de l’audition au moyen du diapason-tube, permettant de s’oberver soi-même (Soc. Biol., 1883 ;Trib. méd., 1883), étude expérimentale. Un diapason laz est porté au bout d’un tube otoscope ; l’autre bout est introduit dans l’oreillë, et le son aérien est à volonté modifié par la compression du tube, par la ventilation de la caisse, par la déglutition, le nez pincé, etc. Comparaison entre ce que cette épreuve donne et les mouvements transmis dans les mêmes expériences sur le cadavre ; cette étude complète celle exécutée avec le tube inter-auriculaire. Le médecin peut ainsi examiner lui mêmeson fonctionnement otique.
44. De l’arrêt, du retard de l’accommodation auriculaire [Trib. méd. 1882; Précis d'otol., 1885, p. 338). C'est l’exagération du phénomène physiologique lié à la contraction du tenseur tympanique, soit qu’il y ait une hyperesthésie de fouie, causant un brusque réflexe de défense (spasme du tenseur), soit qu’il y ait un relâchement tympanique qui permet une action trop énergique du muscle, soit que la première sensation forte ait épuisé la sensibdité de l’acoustique, ou bien une association de plusieurs de ces conditions. On constate un intervalle d’inaudition, de silence, après une forte excitation par un bruit très fort. L’expérience est ainsi réglée : Un courant de pile traverse une bobine à chariot, qui permet de graduer le son du trembleur transmis à un téléphone ; celui-ci est présenté à l’oreille examinée. Dans certaines affections otiques, dans certaines névroses, qui s’y associent, on remarque que si l’on fait succéder vivement à un son fort, et, aussitôt, un son bien plus faible, le sujet met un temps très appréciable (une minute, une minute et demi, deux minutes) avant de percevoir le deuxième bruit ; il sent un intervalle très net entre les deux sensations, que l’oreille normale perçoit immédiatement successives. Une sensibilité excessive, brutalement irritée, amène l’incapacité auditive ; l’épuisement physiologique, alors, prend une durée appréciable, que l’épreuve manifeste.