Un cas de surdité bilatérale sans lésion otique
{Union médic., 1869).
46. Des lésions de l’oreille dans leurs rapports avec les hallucinations de l’ouïe [Trib. méd., 1882, p. 124). C’est
un mémoire avec observations, où on étudie toutes les faces de la question, les rapports entre les troubles et lésions otiques et les psychoses, leur genèse et leur évolution. L’action des bruits subjectifs, dus aux lésions, comme causes ou signes de troubles mentaux (mélancolie, excitation, manie, suicide); discussion des opinions émises sur les hallucinations unilatérales et bilatérales auditives.
47. Leçon d’ouverture du cours professé par l’auteur à .l’école pratique (Janv. 1881, 5° année).
48. 1 er Mémoire sur: « La surdité à l’école » {Trib. mê.d., 1882, p. 630.) L’auteur s’occupe de l’affaiblissement de l’ouïe des élèves, susceptible de nuire à leur instruction à l’école primaire (milieu spécial). Il constate une proportion de 20 à 23 pour 100 d’enfants durs d’oreilles. Il énumère les procédés d’examen qu’il a employés; recommande l’épreuve .de la dictée au tableau ; trouve guérissables la plupart de ces surdités si négligées.
40. Rôle de la sensibilité du tympan dans l’orientation auditive {Trib. méd., 1886, p. 508).
50. Autopsie des oreilles de Menesclou. — Lésions otiques dans les suppurations chroniques ( Vol. du Labor. de physiol., 1885, p. 215, avec fig.).
51. Autopsie des oreilles de Vacher [Trib. méd. 1899). Coup de revolver dans l’oreille ; balle dans la caisse détruite ; facial coupé, disparu avec le canal de Pallope ; antre, hiatus et-cellules mastoïdes comblés par un tissu osseux néoformé ; oreille interne disparue ; ni vestibule, ni limaçon; oreille moyenne comblée, enchalonne la balle; la lésion date de dix ans. Deuxième balle enkystée solidement vers le haut du cou, aux côtés de l’apophyse styloïde. Le rôle de celte lésion sur ïa genèse de la manie homicide de Vacher est discuté dans une étude de M. Laborde.
52. Mémoire lu au Congrès de Bâle 1884 ; sur la valeur sémiotique de l’épreuve du diapason-vertex.
Expériences et observations (1888, T. II, Et. d’olol.).
.53. Article « Surdité » (du Dict. de méd. et de chirurg. T. XXXIV, p.220, 1884, J.-B. Baillière). C’est une monographie complète de la pathologie auriculaire; on y trouve,
exposées méthodiquement, les formes et causes de surdité, leur pathogénie, la sémiotique, la physio pathologie, la thérapeutique ; le rapport de la pathologie otique avec la pathologie générale, par chapitres spéciaux, et la bibliographie complète ; la surdité de l’enfance, à l'école, la surdité nerveuse, ëtc. ; enfin la surdi mutité, causes et pédagogie. Ces multiples points de vue sont largement traités et forment un cycle complet d’études, toujours basées sur l’observation clinique et sur l’expérimentation.
54. Précis d’Otologie (1 vol. 700 pages, 1884, J.-B. Baillière, avec pl., dessin, par l’auteur). Ce traité, devenu classique, résume l’enseignement donné par l’auteur, dans ses cours, et dans les Sociétés savantes, ses communications et découvertes. Anatomie, pathologie, sémiotique, thérapeutique et anatomie pathologique sont successivement exposées dans chaque chapitre de pathologie. Toute une partie est consacrée aux affections du nez, delà gorge. Les complications de l’otorrhée, les opérations et leurs indications ont une grande place dans ce livre qui se termine par une étude pratique de la surdi-mutité.
55. De la surdité nerveuse. Communication au Congrès méd. intern, Secl. d'otol. 1881, à Londres, (inC. R. du Congrès, et Trib. méd., 1881, pp. 430, 466, 474, 501).
L’auteur expose pour la première fois sa méthode d’examen de la mobilité de la platine de l'étrier, par les « pressions centripètes » ; épreuve classique aujourd’hui, dite « épreuve .de Gellé». La technique est simple, pratique. Un diapason, vibre au contact de l’apophyse mastoïde ; un tube de caoutchouc, adapté à l’oreille conduit les petites pressions exercées doucement et instantanément sur la poire à air qui le termine. A chaque pression, une oreille saine sent le son s’atténuer brusquement ; il renaît dès que la poussée est finie ; action douce, choc plus que pression, et rapide : on peut recommencer l’épreuve à volonté sur l’oreille normale. La platine de l’étrierrepoussée par la chaîne comprimée se trouve immobilisée instantanément et passagèrement (action analogue à celle du tenseur tympanique), et le courant vibratoire se trouve coupé aussitôt, et la sensation sonore atténuée nettement ; telle est la théorie du phénomène. Par suite, quand
l’épreuve de Gellé est positive, qu’il y a atténuation du son crânien, c’est que la pression est transmise à la base de l’étrier : c’est l’indice sûr que celle ci est mobile, ainsi que l’appareil de transmission. Que la caisse soit malade ou non, ce signe a une grande valeur pronostique, on le conçoit ; si 1la caisse est indemne, la surdité peut être rapportée à une lésion ou affection de la partie sensitive de l’oreille ; le diagnostic de la surdité nerveuse s’en trouve donc éclairé, par exclusion. Quand, au contraire, cette épreuve est négative, la pression sans effet, bien que l’on sache le tympan mobile et la trompe libre, il faut admettre la fixité de l’étrier par ankylosé; c’est un diagnostic qui s’offre fréquemment en otologie : il est précis. Sur l’oreille normale, aussitôt la pression cessée, l’appareil revient en position, et l’on peut renouveler l’expérience, mais si l’organe a perdu son élasticité (relâchement, ramollissement par otite subaiguë) on obtient un ou deux résultats, puis cela reste impossible; une douche d'air réta<blit les positions, et l’on a de nouveau l’effet du début; c’est encore là unsigneintéressant de lésion auriculaire, qui élimine l’idée d’une lésion labyrinthique. Au contraire, quand la pression centripète provoque l’apparition de bruits ou du vertige, on a lieu de craindre unelésion dulabyrinthe. La fixité de la fenêtre ronde, avec mobilité delà fenêtre ovale, et excès de mobilité de l’étrier, peuvent amener ces mêmes troubles sans doute. C’est le cas dans les otites aiguës, grippales, ourliennes surtout ; la ventilation de la caisse et la raréfaction dé l’air du conduit (aspiration du tympan) provoquent alors souvent des troubles labyrinthiques (bruits subjectifs, vertige).
56. De l’audition des sons au contact, et des sons par influence (aériens) (Trib. méd., 1884, p. 413).
Etude de la propagation différente de ces sons; rôle du tympan dans la transmission du son crânien au labyrinthe. Application à la sémiotique et à la clinique.
57. Trois autopsies de vertiges de Ménière (Clin. otol. de la Salpêtrière) (Ann. Soc. otol., septembre 1887). On sait combien rares sont ces autopsies. L’auteur a trouvé : 1° dès lésions de l’oreille moyenne et de l’appareil de conduction ; une oblitération de la fenêtre ronde ; 2° unelésion de la fenêtre
ovale telle que l’étrier pouvait être porté vers le labyrinthe, mais non en dehors ; enfin, 3° un étrier disparu remplacé par une membrane nouvelle, flottante, dans une caisse scléreuse, évidée par une vieille suppuration. Ces lésions rendaient possibles les chocs, pressions, excitations anormales du labyrinthe, cause des vertiges chroniques ; les lésions d’autopsie expliquent l’incurabilité.
58. 2 e Mémoire sur « le rôle du limaçon » osseux dans l’audition, avec planches ( Trib. méd ., 1886, et Et. d'ot.. 1887). L'expérience rend évidentes les différences d’action des pressions. sur les deux rampes, artificiellement représentées et amplifiées.