‹ Exposé des travaux scientifiquesChapitre 8 sur 25 · URÈTRE · texte numérisé non relu

URÈTRE

de l’urètre quand on empêche l’écoulement de l’urine, surtout et peut-être seulement si l'urètre est malade (dans le cas d’urétrite chronique). Cette déchirure se traduit par une hémorragie qui colore peu l’urine au début de la miction, mais qui est formée de sang pur h la fin; ce fait vient confirmer le mécanisme de l’hématurie terminale ayant son siège dans l’urètre antérieur, tel que je l’ai indiqué plus haut (hématurie terminale de la miction). La déchirure doit se faire au niveau du cul-de-sac du bulbe.

Les expériences cadavériques m’ont montré que c’est la région bulbeuse et membraneuse qui se déchire quand on distend l’urètre.

Diagnostic différentiel entre le spasme de la portion membraneuse de l’urètre et le rétrécissement bulbaire.

(Êncyclopédie scientifique des. Aide-mémoire.)

On sait qu’il est souvent difficile de faire le diagnostic entre un spasme de la portion membraneuse de l’urètre et le rétrécissement bulbaire.

L’absence de tout antécédent blennorragique ou de tout traumatisme urétral ne suffit plus pour permettre d’éliminer le rétrécissement, aujourd’hui que j’ai démontré l’existence et, j’oserais dire, la fréquence relative du rétrécissement congénital de 1 urètre, dont le siège le plus fréquent est, en effet, dans la portion bulbaire du canal.

On ne peut plus dire aujourd’hui : n’a droit au rétrécissement que celui qui a eu une blennorragie ou a subi un traumatisme.

De plus, quelques malades nient la blennorragie et il est des circonslances où il est difficile d’interroger les malades sur leurs antécédents urétraux.

Or, l’étude anatomo-pathologique de nombreux cas de rétrécissement ma démontré que les rétrécissements les plus profonds siégeaient au moins & un centimètre en avant du sphincter membraneux.

L’explorateur à boule olivaire s’arrêtera donc à un centimètre en avant de la portion membraneuse, s’il s’agit d’un rétrécissement; la boule pourra donc être sentie par le doigt appliqué sur le périnée et elle ne sera pas sentie par le doigt touchant, par l’anus, la région membraneuse. C’est le contraire qui se passera quand il s’agira d’un spasme. On ne pourra avoir quelque hésitation qu’avec les individus très gros, chez lesquels l’épaisseur du périnée empêche de sentir l’olive ; mais alors, elle ne sera pas sentie par le toucher rectal; et chez les individus très maigres chez lesquels on pourra sentir la boule arrêtée devant le sphincter urétral; mais alors, on la sentira aussi parle toucher rectal. Le spasme diagnos-

Je pense que ces malformations sont le résultat de modifications dans le tubercule uro-génital.

Je signale à ce propos un nouveau cas de rétrécissement congénital avec ectopie inguinale et atrophie du testicule droit.

Ce sujet avait en outre ce signe sur lequel j’ai appelé l’attention : l ’incontinence

Sur un cas de rétrécissement congénital de l'urètre.

(Rapport sur une observation du D' Hardouin (de Rennes). Soc. de chirurgie ,

3 novembre 1909.)

. Dans ce cas, la. gravité des accidents locaux et généraux avait nécessité l’urétrotomie interne. 4 rapprocher d’un des cas cités dans un de mes mémoires.

Rétrécissements traumatiques tardifs de la portion membraneuse.

(Soc. de chirurgie , 13 janvier 1897; Presse médicale, 13 février 1897, p. lxvi; Annales des maladies des organes génito-urinaires, juillet 1897; Thèse de Ravanier, 1897.)

. Il est hors de doute que les rétrécissements traumatiques ont une évolution rapide, qu’il s’agisse de rétrécissements périnéaux ou de rétrécissements

Néanmoins, quelques rétrécissements peuvent faire exception à la règle, et je publie une observation pour démontrer qu’un rétrécissement membraneux d’origine traumatique peut avoir une évolution retardée. En effet, le malade avait eu, quarante ans auparavant, une fracture du bassin pour laquelle il avait été soigné par M. Richet, qui avait dû le sonder. 11 est resté guéri pendant plus de trente cinq ans. Les troubles de la miction, pour lesquels j’ai été consulté, remontaient à quelques années seulement.

J’ai trouvé un rétrécissement de la portion membraneuse; car la boule de l’explorateur s’arrêtait tout à fait sous l’ogive pubienne. La vessie remontait presque a l’ombilic.

L’urétrotomie interne l’a guéri.

A ce sujet, j’ai recherché si, dans les observations antérieures, on ne trouverait pas de cas rentrant dans cette catégorie, mais ayant passé inaperçus, et j’en ai

Çe travail a été suivi de la publication d’un mémoire de M, Paul Delbet sttf

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