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Exposé des travaux scientifiques (texte polycopié)

Pharmacien de Première Classe Licencié ès-sciences physiques Agrégé des Facultés de Médecine Professeur Adjoint à la Faculté de Médecine de l'Université de Nancy.

Chargé de la Clinique d'Electrologie & de Radiologie

seil de la Sociét< ( 1903 - 1907 )

Membre

Physiqxté

Secrétaire Général

e la Réunion Biologique de Nancy.

Les numéros numéros du (

idiqués ialoguê,

l'exposé renvoient

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EXAMEN BINOCULAIRE DE L'IMAGE RENVERSEE DU BOND DE L’OEIL AVEC UN OPHTALMOSOOPE ORDINAIRE ( 1 ) ( 3 )

Les ophtalmoscopes binoculaires inventés pour donner' le relief stéréoscopique k l'image du fond de l'oeil m’ont semblé mal conçus. Il ne suffit pas que le faisceau lumineux parvienne dédoublé k chaque oeil pour donner la sensation de re- . lief stéréoscopique. Il faut que l'objet soit vu sous des angles différents par les deux yeux.

Ainsi l'ophtalmoseope binoculaire de Girault-Toulon est, avec naturellement un appareil d'éclairage en plus, identique comme principe et construction au pseudoscope de wollaston qui, lui, sert k détruire le relief.

Avec une forte lentille et une dilatation préalable de la pupille de l'oeil examiné, on peut cependant facilement pratiquer l'examen ophtalmoscopique binoculaire dans des conditions procurant réellement le relief stéréoscopique. On produit comme a l'ordinaire, l'image renversée du fond de l’oeil, mais on place entre les yeux la source éclairante, le miroir

ophtalmoscopique ou un miroir ordinaire non percé d’un trou.

J’établis les conditions de l'observation, dans les différents cas qui peuvent se présenter, montrant qu'elle est facilitée par la dilatation do la pupille de l'oeil observé, l'emploi d'une puissante lentille pour produire l'image renversée et qu'elle est d'autant plus commode que l'oeil examiné a une plus grande puissance réfringente.

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Les conclusions de ce travail régissent aussi la cons- x truction d'instruments binoculaires autres que les ophtalmoscopes ( par exemple : microscope binoculaire ). Il y a intérêt à placer les miroirs ou prismes qui forment les images respectivement observées de façon que l'objet soit vu par chaque oeil sous des angles notablement différents.

^ CHAMP D'OBSERVATION OPHTALMOSCOPIOUE ( 3 )

J'ai fait une étude aussi complète que possible du .4 champ d'observation dans l'examen ophtalmoscopique à l'image jp droite et k l'Image renversée. Il en est ressorti les points jK; nouveaux suivants.

J'ai montré que dans l'examen k l'image droite et con-; trairement k ce qui était admis d'apré3 Helmholtz, Pilz, Zander, Piclc, Ubrich et tous les autres auteurs, la dimension de la pupille de l'observateur a théoriquement, sur l'étendue du champ, la même influence que la grandeur de la pupille de l'oeil observé et que pratiquement elle ne saurait être négligée. Il en résulte qu'il ne faut pas pour bénéficier de tout le champ, donner une trop petite dimension au trou des miroirs servant pour l'exa. men k l'image droite. . J.'ai proposé pour cette observation l'em ploi de miroirs demi-platinés ou argentés de manière k réfléchirseulement la moitié de la lumière incidente et fait une étude 'êi des meilleures conditions de l'utilisation de 1'ophtalmoscope s d'Helmholtz k lames de verre superposées.

J'ai montré dans l'examen k l'image renversée, ( 5 ) ^

que l'image de l'iris disparaissait du champ quand les pupilles de l'observateur et de l'observé étalent foyers conjugués par i rapport à la lentille d'examen et non pas toujours quand, ainsi j que le disait Helmholtz, la lentille a son plan focal au plan pu pillaire de l'observé. Dans ce dernier cas on n'obtient la dis) parition de l'image de l'iris que si la pupille du sujet examiné: a de grandes dimensions. Il y a une certaine latitude dans les positions oc.cupées par l'observateur et la lentille pour que l'i mage de l'iris disparaisse du champ. Cette latitude dont dépend la facilité d'-observation croit avec la dimension de la pupille de l'observé et la puissance de la lentille d'examen. La grangeur de l'ouverture pupillaire de l'observé n'influence plus lü- 1 champ quand on obtient la disparition complète de l'image de l'iris, etc.

Le champ d'éclairage ophtalmoscopique est régi par les mêmes formules et celles-oi, légèrement transformées

m'ont été utiles pour résoudre diverses questions ophtalmosoopiques.

yi PHOTOGRAPHIE INSTANTANEE DU POND DE L'OEIL HUMAIN

La photographie du fond de l'oeil qui semble si facile à obtenir sur 1 1 image ophtalmoscopique est cependant difficile k réaliser et nombreux sont ceux qui depuis longtemps se sont épui sés en vains efforts sur cette question, on trouvera dans mon mémoire ( 5 ) l'historique du sujet. J-K-

J'ai résolu le problème en 1893 et pensant pouvoir fai re entrer ma solution dans la pratique des ophtalmologistes exer çés, J'ai tenu k supprimer tout appareil de contention pour l«Jf| patient. 'H

Je photographie instantanément l'image renversée du fond de l'oeil en me basant sur ce fait, que,, sans appareil de;I I réflexion pour l'éclairage, une lumière et une loupe suffisent pour produire cette image dans de bonnes conditions d’observa- f tion^qunnd la pupille est dilatée. Le sujet appuie simplement , la tête sur un support analogue à celui de l'ophtalmométre de Ja val et devant son oeil on place la lentille produisant l'image renversée du fond de l’oeil. L'éclairage est donné par une lam pe à gaz entourée d’une cheminée en tôle, percée de deux ouvertu res. Par l'une sort la lumière éclairante qui permet d'effeotu er les réglages avec l'intensité habituelle en ophtalmoscopie. - Par l'autre, au moment oîi voulant prendre la photographie on dé couvre la plaque, il se projette automatiquement un mélange de magnésium et de chlorate de potassium venant déflagrer dans la f flamme. L'objectif est placé au voisinage et derrière la lampe; dans la région correspondant au champ d'observation de 1'image J La chambre photographique est modifiée, pour pouvoir tirer, ausj sitôt la mise au point effectuée peu? l'adaptation d'un miroir 11$ cllné à 45 degrés formant obturateur devant la plaque. Il ren-* voie l’image sur un verre dépoli, symétrique de la plaque par & rapport au miroir, et sur lequel on met au point. Lorsque le mi roir est relevé il provoque, par le déclanchement du pistolet k magnésium, l'éclair nécessaire à la prise instantanée de la pho tographie.

J'ai présenté une douzaine de photographies instanta nées du fond de l'oeil à la Société de Biologie le il mars 1893, une vingtaine k l'exposition de la Société Française de Physique en 1895, et à l'Exposition Universitaire de Nancy ( Exposition Universelle de 1900 ). En suivant le procédé que j'ai indiqué je suis certain, qu'avec les progrès réalisés dans les sources d'éclairage et la technique photographique, on arriverait k des résultats meilleurs. Les résultats obtenus par moi k cette épo que ne me semblent pas avoir été du reste très notablement dépas sés par ceux qui ont repris cette question: Berloff, Beliarminof Beckmann, Thorner, ffolff et autres auteurs, en particulier par le Prof. Dimmer, de Graz, qui, depuis deux ans, aurait pris dans sa clinique 340 clichés.

Les reflets coméens et lenticulaires sont une cause des insuccès qui depuis plus de 50 ans ont fait avorter beaucoup

de tentatives et ,j 'en ai fait pour me guider dans mon expériraenj tation, une étude attentive, or il se trouve que dans la note • ; que 3'al donnée le 6 avril 1895 à la Société de Biologie ( 17 )3 le procédé d'éclairage utilisé par M. Dlmmer de trouve décrit. J La comparaison des figures me dispense d'insister pour en indiquer l'absolue similitude.

Dans l'analyse du travail de H. Dimraer qui vient d'ê- ; ; tre faite en. février 1908 par H. E. Landolt dan3 J.es archives d'ophtalmologie, les procédés utilisés pour la photographie du ' fond de l'oeil sont classées en procédés dans lesquels on a es-j sayé de transporter directement h la photographie les méthodes de l'ophtalmoscopie et où R. Landolt veut bien avec M. Dinuner f dire que 3'ai le mieux réwsfei, et en des procédés dits géométrif ques où est appliquée une méthode due k Bagnéris de Nancy. Dans cette méthode la pupille est divisée en deux parties distincte8| l'une destinée au passage de la lumière arrivant à l'oeil, l'autre k celui de la lumière qui venant du fond de l'oeil, se dirige vers l'appareil photographique. Cette schématisation n'aajPfl pas exacte dans les applications que les auteurs croient avoir * faites du principe de Bagnéris. Pour éviter les reflets et renvoyer du coté de la source lumineuse les rayons directement ré- ; fléchis, il suffit que le faisceau éclairant.et très convergent, tombant sur la cornée, concoure en un point situé par rapport | centre de la cornée du même coté que la source lumineuse, et des; portions de la pupille sont alors communes k l'utilisation de 1 ces rayons et k ceux de retour.

J'ai montré que si la lentille servant k donner l'image renversée du fond de l'oeil eetrtrés rapprochée de l'oeil. l'Image ophtalmoscopique que l'on recevait sur un verre dépoli I ( 5 ) ) Champ d’observation k l'iR p. 46 1895 ) était de très j grande étendue, alors que dans l'examen ophtalmoscopique on n'en voyait qu'une très petite portion k la fois. Il suffit de mettre entre la pupille et cette lentille fonctionnant comme objec tif, un diaphragme un peu plus petit que cette pupille et soi- ; gneusement noirci sur sa face postérieure, pour recueillir une bonne image ophtalmoscopique. On peut supprimer la lentille dans les cas de forte myopie.

J'ai signalé ( 100 ) un procédé pour faire disparaître les reflets provenant des surfaces dans les observations endosoo piques. On reçoit l'image de la surface sur le plan principal d'une lentille de forte courbure. La marche des rayons

donnant cette image n'est pas troublée et tout se passe, pour la formation définitive de cette Image par l’appareil optique consé cutif, a peu prés comme si cette lentille n'existait pas. Bien au contraire, les rayons donnant les reflets ne concourant pas au plan principal subissent une convergence ou divergence énorme

qui les atténue au point qu'ils disparaissent poux l'oeil ou vol lent Insensiblement la plaque photographique. Il se trouve que dans la combinaison des lentilles produisant les images ophtalmoscopiques cette propriété a été a peu prés utilisée par certains auteurs et k leur insu.

J'ai démontré que l'éclairement sur la rétine dans le procédé de photographie instantanée du fond de l’oeil à l'Image renversée que j'ai donné était bien inférieur, k cause de la ré partition de la lumière, k la clarté de l'éclair magnéslque vu directement. Le procédé est donc sans danger et c'est sans aucu ne appréhension que j'ai soumis mon oeil k cet éclairage puis ceux dont j'ai pris les photographies.

La bonne mise au point constitue un réglage délicat pour l'opérateur mais il peut aisément la faire effectuer par le patient lui-même, si l'acuité de ce dernier n'est pas défectueuse. On supprime la lumière qui arrive de la lampe et on fait varier le tirage de l'appareil photographique jusqu'à ce que les traits tracés sur le verre dépoli apparaissent nettement au sujet: rétine et plaque pnotographique sont alors foyers conjugués

J'estime donc dans cette auestion de la 11 PHOTOGRAPHIE DU POND DE L'OEIL ” outre le procédé de photographie instantanée de l’image renversée que j'ai donné, avoir indiqué et déjà employé et cela très antérieurement, les principes et même quelque fois les dispositifs utilisés par ceux qui ont repris jusqu'ici l'étude du sujet.

* UH PROCEDE DE MICRO-OPHTALMOSCOPIE.

Il consiste ( 95 ) k produire une image renversée très grossie par une lentille de grande ouverture et de faible distan ce focale C 3 D par exemple ) placée k 70 ou 75 c/ms de la pu pille du patient. L'observateur plagé k deux métrés ne 3e sert pas de miroir ophtalmoscopique. Il prend comme source éclairan te un filament de lampe Nernst derrière lequel se trouve un fil noirci un peu plus gros que le filament pour protéger contre les rayons directement émis. La superposition continuelle des champs d'observation et d'éclairage rend ce procédé pratique, commode malgré les apparences, et utilisable même sans dilatation pupillaire préalable de l'oeil examiné

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ërvcLoôcajtie

On trouvera dans le chapitre " Endoscopie * que j'ai écrit dans le Traité de Physique Biologique de Weiss quelques considérations qui me sont personnelles relatives à la Diaphanos copie, à l'Endoscopie, aux procédés de photographie endoscopique

En 1895 ( 32 ) 3'avais présenté des photographies instantanées du col de l'utérus obtenues facilement en me servant d'un spéculum noirci intérieurement.

Contrairement à l'usage répandu, pour observer le fond d'une cavité et bien juger de sa couleur, sans risquer de la noyer dans une lumière étrangère, il faut toujours employer des spéculums ou des tubes endoscopiques ( otoscopes, uréthroscopes, oosophagoscopes, etc..) noircis intérieurement d'un noir mat c'est à dire ne réfléchissant pas la lumière. Ceci devient à peu prés NECESSAIRE quand on veut prendre la photographie des cavités. L'emploi des tubes endoscopiques è surface réfléchis santé ne pourrait être légitimé en pratique que si le champ d'éclairage donné par une lumière externe ne pouvait se superposer au champ d'observation. Or on peut toujours réaliser cette superposition, non seulement théoriquement, mais PRATIQUEMENT sur tout par l'emploi de sources éfclairanteB de petit volume oombiné ou non à des dispositifs réfléchissant ou réfractant. j

Le filament Nemst non entouré de surfaces dormant des refletB comme les ampoules électriques, ost particuliérement com mode pour bon nombre d'observations endoscopiques et pour les ap plicatlons photographiques qui en dérivent.

J'ai placé directement devant l'objectif photographique ( 77 ) un filament Nernst. maintenu è l'incandescence par le oourant après qu'il a été " allumé " en le chauffant avec le dard d'un chalumeau.Sans une disposition è laquelle je donne le nom » d'objectif photophoré » , l’objectif est protégé par une étroite bande métallique noircie, des rayons directement émis. Les bonnes conditions d'éolalrage qui constituent la difficulté principale de l'endoscopie sont toujours ainsi nécessairement remplies et tout de réduit è donner une bonne position et une bonne direction à l'axe de l'appareil et à bien faire le mise au point. Avec un filament de 200 bougies j’ai obtenu en 2 è 3 ae oondes des photographies du pharynx et de l'arriére gorge, en 5

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h 6 secondes celle agrandie du tympan. J ' al pu obtenir des pho tographies instantanées en établissant l'éclairage sous le voita ge ordinaire pour la misa au point, puis. par un survoltage brus que, en faisant éclater le filament au moment de la prise de la photographie.

J'ai donné une autre disposition utilisable quand la cavité ’i'est pas précédée d'un long canal étroit ( 78 ). on mon I te devant l’objectif un tube cylindrique ou conique, noirci inté rieurement, ayant le diamètre utilisé de l'objectif. En arriére de ce tube est soudé un disque métallique servant de réflecteur "J pour la lumière et de protecteur pour l'appareil.- On entoure le tube d'un petit anneau de coton-poudre, saupoudré d'un mélange - >; de magnésium et de chlorate de potasse que l’on fera dnflagrer v-;* au moment voulu par une étincelle électrique. En avant du tube > on place un disque de mica empêchant l'éclair magncsique de fuser devant l'ouverture de l'objectif ou vers le sujet. L'éclairage pour la ml3e au point s'effectue au moyen d'une petite lam pe plaçée au voisinage de l'objectif et de la cavité. Ce dlspo sitif convient surtout aux applications gynécologiques et aux photographies'tétro-buccales.

Les reflets, lignes brillantes^des surfaces, ne sont .Ytj

pas toujours sur les photographies lesjmêmes que ceux que l'on i voit dans les observations directes, même avec de semblables é- j clairements, et j'en ai donné les motifs. Je ne puis signaler nombre d'autres points de vue intéressants dans ce court exposé. 'M

Si par un trou sténopéique on regarde à travers une lentille sphérique limitée par un diaphragme et que l'on déilmi te le champ d'observation, de l'autre coté de la lentille, par sa trace sur un écran d'abord très rapproché de la lentille:

Ce champ s'agrandit quand on éloigne l'écran si le sté nopé est entre la lentille et le foyer; il demeure constant quand le sténopé est au foyer, quelle que soit la position de l'écran; il commence par diminuer avec 1'éloignement de l'écran quand le sténopé e3t au-delà du foyer.

J'ai appliqué ce principe à la construction de divers focométres s'adaptant aux usages auxquels on les destine:

1°- Un appareil de poche ( 18 ) déterminant rapidement la puissance des verres de lunettes et où la position du foyer est celle du sténopé pour laquelle le champ recouvre au loin une sur face égale k celle du diaphragme délimitant la lentille. Par Juxtaposition d‘un système, convergent de puissance connue on rend dans tous les méridiens la puissance supérieure k Jlus 2 B ■ quand elle ne l'est pas.

Le foyer peut encore se rechercher en regardant k tra vers le sténopé et la lentille un objet éloigné présentant des contrastes marqués dans son éclairement et en déplaçant latérale ment soit la lentille, soit le sténopé: si le champ est envahi par de la lumière ou de l'ombre se déplacent dans le sens des mouvements latéraux du sténopé, celui-ci est au-delk du foyer.

Il e3t entre le foyer et la lentille si l'envahissement parallao tique du champ se fait en sens inverse. Il est au foyer si le champ est diffusément envahi par la lumière

ou par l'ombre sans que l'on puisse assigner un sens k leur dé placement. C'est somme toute le principe appliqué par Foucault pour localiser un foyer lumineux et utilisé depuis dans l'examen skiascoplque.

2°- Un instrument construit par M. Pellin pour la recon- ; naissance, le centrage, la détermination rapide des verres de lu nettes y compris les verresastlgmates pour lesquels il est parti culiérement avantageux. On regarde par le sténopé un écran sur • lequel sont traçés des cercles concentriques équidistants. Le verre de lunette plaçé sur un support est centré quand le centre des cercles vus apparait au milieu du champ. La puissance du mé ridien considéré est avec son signe 20-n, n exprimant le nombre j dos cercles vus dans ce méridien ( 19 )

3°— L’instrument précédent est construit pour les applioa tions k l'oculistique; J'en ai établi un plus complexe comme construction mais permettant une plus grande précision dans la détermination des oonstantes optiques des systèmes composés ain- ' al que la détermination de3 défauts locaux qu'ils peuvent compor ter ( 19 )

jxXlcj iu? 0 h to-dof .

SUR L'EXISTENCE D'UN ASTIGMATISME CRISTALLINIEN

ÀCCOMODATIF ( 13 ) ( 14 )

Je crois en avoir démontré l'existence tour k tour affirmée et niée en me mettant k 1 1 abri des erreurs signalées, on trouvera dans la thèse de Dufour que j'ai inspirée « les verres cylindriques et Toriques et la Correction de l'astigmatisme, Nan cy 1906 " des observations qu'il m'a été donné de faire k ce su jet et en particulier relativement k la variation de cet astlgma tisme au cours de s années et sous l'influence de corrections successives

DIAGNOSTIC OPHTALMOSCOPIQUE DE L'ASTIGMATISME ( 13 )

Sur la demande de M. Parent, qui considérait cette question comme mal élucidée, j'ai établi par des considérations géométriques très simples les formes que prend dans l'examen oph talmosoopique à 1'image droite et k 1'image renversée la pupille d'un oeil astigmate. Il existait sur ce sujet un travail très long de Girault-Teulon dont les conclusions sont du reste inexao tes en ce qui concerne pour l'image renversée la position de la lentille donnant l'image de la pupille sans déformation quand & l’oeil eBt astigmate.

DE L'EGALITE DE GRANDEUR' DES IMAGES RETINIENNES DANS j L’EMMETROPIE, ET L'AMETROPÏE CORRIGEE. ( 16 ). '

Il a été établi depuis longtemps, mais par des calculs compliqués, que le verre sphérique correcteur d'une emmetropie axile donne k cet oeil des images rétiniennes de grandeur égale k celle de l'emmetrope. Je donne-une démonstration très simple 1 . de cette proposition et surtout j'en étends la portée en démon 1 trant qu'elle est pratiquement exacte non seulement pour la vi- i sion éloignée mais aussi pour la vision rapprochée. Une latitu de de quelques m/m dans la position correcte du verre, en de§k J ou au-delk du foyer antérieur de l'oeil est possible sans donner^ lieu k une variation de grandeur des images susceptibles d'être f mise en évidence par les échelles d'acuité, on peut donc déter miner indifféremment l'acuité visuelle par la vision des testobjets ou par leur vision plus ou m'oins rapprochée pourvu que l'oeil puisse s'adapter suffisamment par son accommodation, ou par un verre k peu prés placé au foyer antérieur de l'oeil dans la position normale du port des lunettes, pour avoir la vision nette de ces test-objets.

UN NOUVEL USAGE DU TROU STENOPEIQUE EN OCULISTIQUE (15) J'ai indiqué un procédé d'observation très simple tra

(luisant non seulement les opacités et les lacunes sensorielles du champ Visual, mais encore les irrégularités partielles de ré fraction, du système optique autrement que par les répartitions inégales de lumière, ce qui n'avait pas été pratiqué jusque là. Par le petit trou d'un oeilleton entourant l'orbite pour préser ver l'oeil de la ltimiére on regarde une série de cercles concen triques très régulièrement tracés sur un vwrre dépoli b grain fin uniformément éclairé par transparence, les irrégularités, les déformations, les lacunes dans la vision des cercles indique ront les opacités, les irrégularités optiques et les défauts de l'écran rétinien. On peut ainsi déceler les taies de la cornée et Juger des troubles qu'elles apporteront dans la vision. On diagnostique aussi l'bemiople des altérations cristalliniennes et rétiniennes. On trouveraodans la thèse de Macquin ( Nancy 1896 ) des exemples de malades signalant ainsi l'existence et la forme de leurs lésions.

Le champ observé, mesurable sur l'écran est l'image :/ très agrandie de la pupille, on conçoit que cette disposition ae prête particuliérement bien à des“mesures sur les réflexes pu pillaires sous l'influence de la lumière éclairant l'écran ou de celle tombant sur l'autre oeil" ou encore sous l'influence de l'accommodation déployée et de la convergence.

PROCEDE POUR LA MESURE RAPIDE DE LA DIMENSION DE PE¬ TITS OBJETS, INDEPENDAMMENT DE LEUR DISTANCE. APPLICATION A LA PUPILLOMETRIE ETnA LA LARYNGOMETRIE. { 40 )

La grandeur d'un petit objet inaccessible peut se dé terminer par un artifice très simple d'optique. On regarde l'ob Jet par un sténopé placé au foyer d'une lentille, de l'autre co té de laquelle se trouve une graduation sur verre. Les rayons visuels qui vont à l'extrémité de l'objet sont parallèles après leur passage à travers la lentille et la grandeur sera mesurée indépendamment de la distance d'observation par le simple écar tement des traits de la division qui encadrent l'objet. On conçoit que ce principe soit susceptible d'applications très dlver ses pour lesquelles on varie la puissance de la lentille, la finesse de la graduation et la dimension du sténopé. Ainsi mon pu pillométre construit par M. Pellin n'a que 6 à 7 centimètres de longueur et la pupille y apparait comme si elle était vue à une distance de 5 centimètres; la graduation peut se lire en 1/5 et facilement s'apprécier en dixième de millimétré

ILLUSION DUE AU SENS MUSCULAIRE DANS L'APFRECIETION VISUELLE DE LA GRANDEUR DES OBJETS ( 40 )

J'ai montré à l'aide des appareils mensurateurs qui viennent d'être décrits combien est grande l'influence de l'ap

préciat.ion préalable dé la distance d'un objet sur l'appréciation visuelle de sa grandeur réelle. On regarde par exemple au pupillométre des caractères d'imprimerie. Quand on les éloigne ou qu'on s'en éloigne, ces caractères semblent grossir bien que leur image rétinienne soit constante. Ils semblent grossir par ce que leur image rétinienne ne diminue pas avec l'éloignement qu'on leur donne. Il y a bien là une illusion, car si le dépia cernent est effectué par une main étrangère, on n'a plus de varia tion dans l'appréciation de leur grandeur.

SUR L'ECLAIREMENT NECESSAIRE POUR PAIRE APPARAITRE LE RELIEF STEREOSCOPIQUE DANS LA VISION BINOCULAIRE.

SUR LA VISION STEREOSCOPIQUE OBTENUE PAR LA VISION SUCCESSIVE D'IMAGES MONOCULAIRES. ( 95 )

J’ai été amené à étudier ces questions ainsi que la I suivante pour mes recherches de radioscopie stéréoscopique que l'on trouvera exposées plus loin et qui m'occupent depuis 1898. I

J’ai examiné la première avec H. Charpentier et nous I avons vu que si l'éclairement était trop faible dans la vision d'un objet ou de son image stéréoscopique, la sensation de re- | lief disparaissait. Il faut donc en radioscopie stéréoscopique I utiliser des sources assez puissantes de rayons X.

La seconde question régit la construction des appareils! stéréoscopiques à éclipses.

La sensation de relief se crée facilement par la vi- I sion successive des deux yeux avec alternance très lente ne dé- . passant pas suivant les observateurs et les conditions de l'ob- .S servation ( 5 au maximum, 3 en moyenne, et même 1 par seconde) M sans qu'à .■ aucun moment la vision soit binoculaire.'1

Avec ces images successives la sensation de relief est aussi par i faite que dans la contemplation directe binooulaire de l'objet ’J car il y a une persistance cérébrale suffisante des images suc- i cessiveB des deux yeux pour donner le relief stéréoscopique. Il dépend alors de jugements surajoutés pour former un ensemble, quoique étant forme à l'aide d'impressions successives dont phy Biologiquement une est déjà effacée ou à peu prés quand l'autre agit. J'ai également étudié dans ces appareils binoculaires à éclipses les conditions déterminant le papillottement et la dan se parallactlque de l'objet,.

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