RADIOGRAPHIE STEREOSCOPIQUE PAR LA.METHODE DES RESEAUX
J'ai présenté, le 23 novembre 1904 k la Société de Médecin» de Nancy et k la Réunion biologique ( 81) ( 82) des épreuves radiogra phiques stéréosoopiques sur une seule plaque, obtenue par la méthode j des réseaux et devant être examinée directement, comme une épreuve or dlnaire sans stéréoscope.
M. Estanave a présenté de semblables épreuves k la dernière exposition de la Sooiété Française de Physique, (avril 1908)
On a commencé k s'occuper de cette question k l'étranger, .1 mais rien de nouveau n'a été apporté depuis mon premier travail (
(v. Bulletin de la Soc. Pranç. de Physique 19 juin 1908).
Je suis persuadé que cette méthode deviendra d'un usage cou ! rant quand les constructeurs auront apporté des efforts fructueux sur : la fabrication des réseaux opaques aux rayons X, bien réguliers, de J grandes surfaces et non déformables, car la réalisation de semblablesj dispositifs ne peut être demandée k la généralité des radiographes. 1
Le principe de la méthode est très simple et était déjk uti lisé pour la photographie ordinaire. (Violle C.R. 24 oot. 1904) S
On emploie mon tube radiostéréoscopique donnant des sources de rayons X distantes de l'écartement des yeux. Devant la plaque, un peu au devant d'elle on dispose le réseau ligné formé par exemple de ; fils métalliques parallèles, l'intervalle des vides étant égal ou un peu inférieur k celui des pleins. Chaque source isolément donne sur la plaque des impressions lignées produites par les rayons passant dans l'intervalle du réseau et altennant avec les ombreB produites par les fils du réseau. La distance du réseau par rapport k la pla que est telle que les rayons émis par une source tombent sur la partie soustraite k l'action de l'autre ej réciproquement. En d'autres termes chaque source donne une impression dans les parties lignées de la plaque que le réseau met k l'abri de l'action de l'autre source.
On a ainsi sur la même plaque la double image; ces images y figurent enchevêtrées, mais non mélangées. Après développement on replace la Plaque par rapport au réseau dans les mêmes conditions que précédem ment et on l'observe en plaçant les yeux dans la position qu'ocou paient au paravant les centres d'émission. On obtiendra ainBl la re i constitution stéréoscopique de l'objet, chaque oeil voyant seulement j l'image projective qui lui correspond.
j'ai étudié les réglages du réseau par rapport k la plaque montrant qu'il existe pour une meme position des centres de projection une série de bonnes positions pour la plaque et réciproquement.
Si les yeux sont déplacés devant la plaque d'une quantité égale k leur écartement, le relief est retourné, on observe des raê mes retournements en inclinant ou en déplaçant, latéralement la plaque Dans le relief véritable, l'objet apparait dans la position qu'il oc cupait réellement, c'est à dire qu'on le voit en avant de la plaque. Lorsqu'il est vu en pseudo-relief, on le voit derrière la plaque.
RADIOSCOPIE STEREOSCOPIQUE PAR LA METHODE DES RESEAUX.
On emploie simultanément deux sources égales de rayons X, I ce qui réalise pratiquement le tube radiostéréosoopique. Un réseau métallique est plaçé k distance convenable de la surface fluorescente pour empêcher le recouvrement desimages données par les deux sources, chaque image se produisant respectivement dans l'ombre striée du réseau donnée par l'autre source. Un réseau sur verre plaçé de l'autre coté de l'écran entre celui-ci et l'observateur trie comme pour l'ex amen radiographique dans les Images enchevêtrées ce qui est respecti vement destiné h ohaque oeil. (101)