‹ Exposé des travaux scientifiques (texte polycopié)Chapitre 11 sur 25 · RADIOSCOPIE STEREOSCOPIQUE PAR LA METHODE DES ECLIPSES · texte numérisé non relu

RADIOSCOPIE STEREOSCOPIQUE PAR LA METHODE DES ECLIPSES

La disposition h employer est analogue k celle qui a été réalisée par d'Almeida pour la stéréoscopie des images photographia ques projetées. Les double images radioscopiques sont produites sur l'écran dans des conditions telles que chaque "rie voie que l'image qui lui correspond alors que l'autre oeil est maqqué. Le même phénomène est reproduit périodiquement pour les deux yeux avec une fréquence suffisante pour donner le sensation de continuité de l'image. Le relief apparait par la fusion stéréoscopique des deux images monooulai res.

J'ai employé plusieurs dispositions:

1°- Deux tubes Roentgen régulièrement alimentés par deux bobi nés dont les trembleurs rotatifs ( 65, loi ) étaient décalés sur un axe commun portant le trieur d'images, ce dernier était constitué par un cylindre creux déprimé en son milieu pour placer le nez et dont les parois présentaient de chaque coté trois fentes tracées sui vant six génératrices équidistantes, les vides égalant les pleins.

Des fentes devant l'oeil droit étaient décalées de 180 degrés par rapport, h celles placées devant l'oeil gauche.

2°— J'ai employé une seule bobine et doux ampoules Roentgen.

Les pôles de l'induit actionnés comme d'ordinaire sont reliés l'un au meme pôle des tubes, l'autre b un bras métallique isolé tournant aur l'axe d'un petit moteur. En regard de ce bras frotteur se trouve une couronne métallique interrompue dans Ba oontinuité suivant un diamètre et dont ohaque segment est relié k l'un des pôles libres des tubes.

Sur le même axe que ce commutateur pour les tubes ae trouve un eommu tateur qui actionne synchroniquement les trieurs d’images plaçéB devant les yeux, trieurs formés de petits diaphragmes montés sur une planchette ou une monture de lunettes s'ouvrant et se fermant par le Jeu d 1 électro-aimants.

S°- On ne pouvait disposer facilement les sources k une distan | oe égale k la distance des yeux et elles ne fonctionnaient pas tou- 1 Jours dans les mêmes conditions d'éolairement, aussi l'utilisation du tube symétrique a-t-elle été un perfectionnement notable. Pour actionner oe tube, Je montais sur l'inducteur de la bobine un commuta teur inverseur rotatif. Il était porté sur.le même axe qu'un commuta teur actionnant les électro-aimants des trieurs d'images par le Jeu de tiges oscillantes commandées par une came excentrique.

4°- J'ai pu me servir d'un seul tube et d'une seule bobine, on adjoint donc seulement k la disposition ordinaire de la radioscopie un trieur d'images et un appareil donnant au tube 3 k 5 déplacements au maximum par seconde. Je ne puis insister sur la disposition méoa nique e-ployée, mon tube k chrome résiste très bien malgré le très brusque déplacmerit qui lui est donné entre les positions extrêmes où il stationne (1/6 de seconde) et où placé, il arrive amorti produi i sant les contacts actionnant le trieur d'images devant les yeux.

5°- Mon ampoule radlostéréoscopique dans laquelle des sources k rayons X sont k un écartement égal k celui des yeux rendra la méthode; radioscopométrique en faisant porter facilement l'examen sur le relief symétrique de l'objet. Les sources y étant intenses et d'égale intensité on obtiendra mieux le relief. Enfin J'ai disposé le eommu tateur pour que le réglage du synchronisme entre les sources et le trieur puisse se faire pendant l'opération elle-même, en le rectifiant facilement s'il n'était, pas parfait.

Dans cette dernière disposition on peut pratiquer k peu prés tous les examens que l'on fait actuellement en radioscopie.

J'ai pu ainsi observer des organes intra-thoraoiques et effectuer de la radioscopométrie d'une façon suffisante.

Je me bornerai seulement h signaler plutôt qu'à exposer quelques unes des questions qui m'ont plus particuliérement occupé, renvoyant pour l'indication des autres au catalogue. De même que pour la radiologie, Je pourrais réunir des contributions è un grand nombre d'observations cliniques assez curieuses présentant au point de vue électrologique des aperçus originaux; on les retrouveraient disséminées, le plus souvent indiquées sous mon nom, dans de nombreu ses publications de chirurgiens, de médecins, et dans les thèses de la faculté de médecine de Nancy.

ELECTRICITE statique

N. Lecercle pensait à la 3uite d'expériences à une variation du pouvoir émissif de la peau sous 1'influence du souffle élec trique. J'interprête ces faits différemment par la cohvexion plus grande de la chaleur, se faisant de la peau au réservoir thermométri que sous l'influence du vent électrique, rien ne démontrant que l'électricité entre directement en jeu pour donner l'aotion vaso-motrice ou la modification de surface dont dépendrait le pouvoir émissif (23) J'ai également vu que, contrairement à beaucoup d'opinions il n'y avait pas modification de la température du sujet, soumis à un bain d'électricité statique (122). M. Moutier a obtenu chez des chan teurs professionnels sous l'influence du souffle électrique envoyé sur les cordes vocales une augmentation dans 1'étendue de leur régis tre leur faisant gagner quelques notes. J'ai repris ces expériences] sur une assez vaste échelle et obtenu les résultats annonçés par M, Moutier qualitativement et quantitativement, mais j'ai montré que la suggestion en était le facteur important et non nécessairement l'action du souffle électrique.

Loin de mpi la pensée que l'électricité statique est sans action thérapeutique réelle, j'âi simplement voulu montrer que les modifications physiques signalées jusqu ici comme la démontrant n’étaient pas suffisantes dans la forme oli elles étaient présentées pour être acceptées comme preuve absolue de son action objective»

NOUVEAU RHEOSTAT MEDICAL (37, 48, 108)

C'est, un rhéostat électrolytique cuivre, sulfate de cuivre comportant, do grosses électrodes de Cuivre po\ir éviter les dégagements gazeux lors de l'éleotrolyse, une solution de sulfate de cuivre addi tionnée pour les faibles voltages (S0 4 H s ) pour augmenter la oonducti ■ bllité et d'un peu d'alcool pour avoir un dépôt éiectrolyt.ique non noir et plus adhérent. Les godets contenant, les électrodes sonr reliés par un gros tube de caoutchouc qui, écrasé entre deux larges pla teaux ( afin de permettre la dissipation de l'effet Joule ), donne f par sa variation de section, la résistance voulue.

Cet, instrument très simple, sorte de robinet électrique, a reçu la sanction d’une longue prat.ioue. Sa souplesse est, grande car il permet d'appliquer en toute sécurité sous des voltages pouvant atteindre 100, 800,volt,s et, plus,les courants utilisés an élactrothéra I pie variant, de 0, 1mA à 150 mA.

( 30, 56 )TRAITEKENT ELECTRICE DE LA GOUTTE, DE L'OBESITE DU DIABETE.

J'ai d'abord cherché dans le traitement de la goutte, comme Edison, Labatut., une action locale par transport électrolytique de lithium eu niveau des jointures atteintes, mais en employant, des cou ranta plus intenses, allant jusqu')» 150 et 800 mA et passant pendant 80 k 30 minutes. J'ai observé que les goutteux ainsi traités, sans changement, dans leur régime, maigrissaient, en même temps qu'ils accu salent une amélioration de leur état général. Pensant alors h une j action trophique globale du courant, continu, j'ai appliqué systémati '■ que ment, ce courant à d'autres ralentis de nutrition, aux obèses et à oer’alna diabétiques. J'ai pu obtenir chez certains sujets, sans changement de régime alimentaire et, dynamique, un amaigrissent nt allant de 10 k 15 Kgs ( quelquefois 35 Kgs ) avec une moyenne de 1 Kg par semaine. Les urines n'ont, donné aucune augmentation de déchets azotés (dosage d'urée et d'azote total) ce qui prouve que le muscle h'est pas aitété et que l'amaigrissement se fait aux dépens des grais | ses et hydrocarbonés, preuve d'une nutrition suractivée. J'ai de même observé la disparition du susre chez les diabétiques qui aupara- ’ vant étaient soumis depuis longtemps au régime d'usage. L'améliora tion constatée chez tous ces malades que je suis depuis des années s'est meintenue tout au moins partiellement et .les accès des goutteux j traités ont totalement changé de caractère: leurs manifestations sont J frustres et leur durée est considérablement réduite.

Les résultats obtenus me semblent, bien cadrer avec la doo- I trlne de M. Bouchard faisant de ces affections des maladies par ralen I ti88ement de nutrition puisque leur amélioration s'obtient par le cou I] rant continu augmentant les échanges sans augmentation de déchets fl

tfjj a ïttmum

Page 1