L.a Rente du Capital
A qui est propriétaire d’un approvisionnement de biens mobiliers il appartient de décider s’il en fera un capital ou bien s’il n’y verra que des moyens de jouissance et le consacrera à des avantages personnels. S’il prend le premier de ces deux partis, il renonce pour le moment à la jouissance de biens que lui aurait procurée le second, sans compter qu il ne devra pas rarement encore prendre à sa charge le risque de la perte ou divers frais destines a la conservation de son capital. Pour qu’il puisse par conséquent être déterminé à renoncer à la jouissance actuelle, à économiser des biens, à les rassembler a les constituer en capital, il faut qu il puisse compter non seulement sur une compensation (restitution) pour ses remises, mais encore sur un avantage d’autre nature, à savoir un revenu annuel se prolongeant autant que durera son capital. De cette ta. con la simple propriété d’un capital devient pour le particulier, tout comme la propriété foncière, la source d’un revenu qu’on pourrait, d’une maniéré générale, appeler rente du capital (Capital = ou Stammrente.)
* De même que la rente du sol, la rente du capital est susceptible d’être divisée en rente naturelle et rente convenue. La rente naturelle se trouve confondue avec le profit industriel, et on ne peut 1 en abstraire parla pensée qu’en arrêtant celle-ci sur la rente que le capital rapporterait sans travail personnel du propriétaire qui le louerait ou le prêterait. Quant à la rente convenue du capital, elle reçoit diverses dénominations, suivant la maniéré detre des capitaux mis à la disposition d’autrui et le rapport de droit qui s’en suit.