LIVRE II
cette espèce de revenu, il ne peut y avoir d’arrange ment, de stipulation, comme il s’en rencontre dai: les trois précédentes branches de revenu, attend que le profit de l’entrepreneur est déterminé immé diatement parle succès de l’entreprise et le montar des frais industriels sacrifiés. Là est aussi la raiso pour laquelle l’importance du revenu des industrie] est la moins connue des autres personnes et ne pei s’inférer approximativement que de divers indices Cependant le profit industriel est indispensable, ca s’il venait à manquer, les entreprises s’arrêteraienl à l’exception peut-être de ces entreprises simple vers lesquelles se tourneraient des ouvriers pou n’avoir pas à changer d’occupation ou des détenteur de capitaux et de fonds de terre, afin de s’assure l’obtention d’une certaine rente. La conséquenc serait un tel chômage dans la production que 1 hausse du prix des marchandises ou bien l’abaisse ment de la rente du sol, de la rente du capital et d; salaire ne tarderait pas à procurer à nouveau au: entrepreneurs les compensations nécessaires.
On n’est pas d’accord sur le point de savoir s’j faut considérer le profit industriel comme un genr distinct de revenu se plaçant quatrième, à côté de autres revenus découlant de la production (à savoi le salaire, la rente du sol et la rente du capital), obien si le profit industriel ne rentre pas dans un d ces derniers revenus. Certains écrivains le rangen effectivement dans le salaire. De ce nombre sont no tamment Canard et Lotz, ainsi que J. -B. Say qii énumère trois branches du revenu : la rente du so! la rente du capital et le bénéfice industriel, dont i fait trois sous-divisions avec les revenus des entrepreneurs, des savants et des salariés. D’autres écrivains classent le profit industriel avec la rente di capital, soit en les mêlant complètement l’un à l’autre comme Adam Smith, Ricardo, von Schlœzer, Mai Culloch, soit de telle façon qu’on sépare, il est vrai, le profit industriel de la rente du capital, mais qu’oi
les englobe tous deux sous la dénomination de profit du capital (Capitalgewinn), comme cela se voit chez von Jacob et chez de Sismondi. Il paraît cependant plus conforme à la nature des choses d’envisager le profit industriel comme un revenu particulier qui découle de l’alliance intime du travail et du capital, 3t relativement auquel il n’est pas possible de démêler la part prise par chacune de ces deux causes dans leur effet commun. Telle est aussi la manière devoir le Storch, de Ganilh, de Hermann et de M. Courcelles- Seneuil. Ce revenu se détache facilement de la rente du capital qui constitue en grande partie un revenu fiet, mais il se distingue aussi du salaire en ce qu’à a différence de celui-ci il ne peut être stipulé, et ne lépend pas seulement de l’activité de l’entrepreneur, nais encore de la grandeur du capital employé. On aeut l’envisager : 1° d'après son montant annuel intégral, comparé avec les besoins d’entretien de l’en- , repreneur ; 2° dans ses rapports avec le capital, dont 1 constitue une quote-part.
La bonification à laquelle doit prétendre l’enrepreneur, et qui constituera par conséquent une •énumération minimum, se compose de deux parties : 1° Du nécessaire 'pour pourvoir à son entretien it à celui de sa famille , conformément à la situation [u’il occupe. L’entrepreneur demande naturelleuent une jouissance de biens plus abondante que ses tuvriers salariés; aussi le profit industriel ne peutil être le même pour les diverses industries, dans esquelles, comme nous l’avons vu, les ouvriers sont inégalement rémunérés. Au reste, les peines, l’ardeur t les connaissances que comporte une industrie ccusent dans diverses entreprises des inégalités our un même capital d’exploitation, et s’il ne se encontrait pas dans le profit industriel des gradaions semblables à celles existant dans le salaire, les ntreprises industrielles plus difficiles ne seraient bordées que par peu de personnes. En conséquence, 3 profit industriel doit toujours pour le moins être