‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 117 sur 305 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

assez haut pour que l’entrepreneur pût encore sub sister même quand les entreprises nécessaires l’approvisionnement du marché ont leur moindi étendue. Mais si la conduite d’une industrie n l’absorbe pas entièrement, elle peut aussi n’assure qu’une partie de son entretien. En des cas où cetl conduite est confiée à des auxiliaires payés et où ne s’agit plus pour le véritable entrepreneur qu d’une coopération modeste, restreinte peut-être à 1 prise des résolutions les plus importantes, la parti de la bonification en cause ici ne saurait être impoi tante, et souvent même elle disparait d’une manièi complète. C’est ce qui se voit, par ex., pour les ac tionnaires de quelque grande entreprise, qui n prennent peut-être part chacun qu’aux délibéra tions d’une assemblée annuelle.

2° Du dédommagement pour le danger, auqiu l’entrepreneur est exposé, de faire diverses perte ou d’échouer absolument dans son entreprise. Lj grandeur de ce danger dépend a) de l’importance d capital employé; b) delà nature des entreprises, qu alors même qu’aucune ne soit à l’abri de toute pert« diffèrent cependant entre elles par les chances d surprises défavorables, par la difficulté de prévoi l’état ultérieur des prix, etc. On peut se rappeler cet égard ce que déclarait un déposant dans Yen quête commerciale de 1834, M. Godard : « Je n crois pas me tromper en disant que sur 100 établisse ments industriels, il y en a 20 qui s’écroulent avar d’avoir aucune consistance, 50 à 60 qui végètent plu ou moins longtemps en attendant leur chûte, et 10 a plus qui arrivent à un grand état de prospérité ; t encore, parmi ces établissements exceptionnels, e compte-t-on dont les chefs, après avoir jeté un gran éclat, parcouru la carrière la plus honorable et rend des services signalés à l’industrie, ont rencontré de écueils devant lesquels ils ont échoué corps et biens C’est donc l’ensemble des établissements qu’il fau considérer. »

** Les circonstances qui déterminent le prolit de 'entrepreneur isolé indiquent en même temps les noyens auxquels celui-ci peut recourir pour se arocurer un revenu plus considérable.

1° Eu égard au produit brut, ces circonstances ’ésident : a) dans la quantité de produits que l’entreoreneur est dans le cas de débiter, par conséquent ïans Y étendue du débouché, attendu qu’avec celui-ci )n voit non seulement monter, à même quotité pour Dent du bénéfice, le montant total de ce bénéfice, mais encore surgir plus d’une occasion de réaliser les économies en certaines parties des frais. Aussi ms entrepreneurs sont-ils généralement portés à agrandir leur débouché, ce à quoi ils parviennent soit en attirant à eux la clientèle de leurs concurrents, soit en suscitant de nouveaux acheteurs ou provoquant de nouveaux emplois de la marchandise, ie tout grâce à l’art de se faire valoir, d’appeler ['attention, de gagner la confiance, de répandre leur *enre d’opération par affiches, prospectus, circulaires, du à l’exposition des marchandises qui peuvent être visitées gratuitement dans des conditions agrémentées parfois pait.des collations, etc. ; b) dans le prix ie vente, dont 7a hausse, abstraction faite des hypothèses de monopole, est toutefois difficile à obtenir k cause de la concurrence et n’est même pas avantageuse dans les cas où elle entraine à sa suite une certaine réduction dans le nombre des acheteurs. Si l’on connaît le débouché à attendre pour chaque prix donné, on peut par le calcul se fixer sur le prix ie vente, qui offre la perspective du plus grand bénéfice net.

2° Eu égard aux dépenses, les circonstances en juestion reviennent a) à l’approvisionnement requis an substances, outils et travail, et par rapport auquel les progrès de l’art industriel rendent possibles bien les économies. Un vaste champ est ici ouvert à la sagacité et au zèle de l’entrepreneur, alors que le prix de vente subit à un moindre degré l’influence

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