PREMIÈRE PARTIE
Considérations générales
On entend par circulation des biens (Umlauf ou lirculation der Güter) leur passage d’un proprietaire un autre. C’est là une expression convenant parfaitement pour l’argent, qui passe incessamment de nain en main, comme dans un cercle, mais ne 'adaptant peut-être pas aussi bien a 1 échangé avec ['autres objets. Quoi qu’il en soit, la satisfaction ntégrale des besoins ne serait pas possible sans la ürculation fréquente d’une partie des biens et c est îe qui fait qu’un nombre considérable d hommes s’entremet et vaque à la circulation, principalement i l’échange. Mais les échanges ne sont pas les seules occasions fournies à la circulation, qui trouve aussi des causes dans d’autres contrats par suite desquels des prestations sont bonifiées avec des parcelles de fortune, tels que les contrats de prêt, de louage, de
fermage et l’engagement d’ouvriers contre un salaire.
Un bien figure dans la circulation tant qu il n est pas parvenu dans la possession de celui qui commence à en faire usage. Les substances a transformer peuvent, la transformation accomplie, entrer de nouveau dans la circulation. Nous ne doutons pas aue malgré la proche parenté existant entre les locutions circulation, échange et distribution, on sache éviter de les confondre. Les hommes se trouvent entre eux dans des rapports d 'échangé, les
]ieSf-o^r°Uli^ sont comPris dans la circulaUo, \tîy^?hon meçrale de biens est assujettie à
> .... v uiu uo ucu/ià vsi assiuettie a
pfS' W” °U cliŸrifjution entre les diverses class* et les divers membres de la société.
, * * ®u*re 1 argent, la masse de biens circulai chez un peuple comprend : i« la plupart des hier not,veilernem produits ou introduits, parce au ceux-ci doivent passer des producteurs ou premiei acquereurs à d’autres personnes, pour être utüÏÏ conformement a leur destination. Il n’y a que 1 plus petite portion de cette masse de biens qui soi consommée aussitôt, sans circulation, par ceux qu
SenfÆif ®mi®rs-mi8 en Possession des nouveau: wL ’«~les ' (adf de terre> édifices et autres capl Lji'.y fus.es, dont cependant un nombre restrein seulement change de propriétaire en chaque période 3 ues moyens de jouissance, qui après un commen
nnmmnt;r emr?01 SOnt eacore mie fois échangés poui t C,?nque; C0Mffie par ex- des vêtementi
(de caillai/ al), oes ustensiles de ménage, des livres' des œuvres d’art, etc.; 4« des chartes, qui exprime? i c î oit ae creance. Il est clair cependant que 1s
ssa ïïTipatement ^
de.la circulatl’on se mesure sur la de h fn tlmP°r ance dos diverses transmissions Z 5‘ens s opérant chez un certain nombre d’hommes
viv?!mS d>Une pi!n?de de temPs déterminée. Si cette gvi\acite s accroît, la cause en est plutôt dans le nombre plus grand des biens circulants que dans un' î assage plus frequent de chaque bien particulier en Jj “u *VS mains, et il est permis dès lors de supposer ; ? p,u? de biens sont produits et consommés et ia®nn!“.em.e temPs la division du travail rend moins ireqnente la consommation des produits par leurs propres producteurs. La production d’une espèce de
grace aux Progrès réalisés dans l’art industriel, etre ontenue en moins de temps et le placement de la marchandise achevée peut-il aussi
s’effectuer plus rapidement qu’auparavant, il arrive, par une conséquence favorable, que le capital plutôt rentré permet l’engendrement d’une masse plus considérable de biens dans le même espace de temps. La circulation accuse le plus d’activité là où se rencontrent la plus grande aisance et la plus grande variété des industries détachées les unes des autres par suite de la division du travail. Cette circulation accuse une faiblesse relative plus grande chez un peuple qui a moins d’industriels et de commerce, attendu que dans l’économie rurale les branches de fortune comme la propriété foncière et le capital fixe, qui sont bien rarement aliénés, l’emportent beaucoup sur le capital circulant, et que le cultivateur consomme lui-même une plus grande portion de ses produits que l’industriel.
La circulation des biens, sans offrir d’utilité par elle-même, en présente en tant que moyen de mettre la production en rapport avec la consommation, d’ouvrir des débouchés aux producteurs et de les pourvoir, eux aussi bien que les consommateurs, des objets qui peuvent leur être nécessaires. Par ce côté, la circulation apparaît comme une condition essentielle d’une économie publique florissante. C’est grâce à elle seulement qu’en présence du triage des classes et des occupations dans la société, chaque besoin peut recevoir sa satisfaction et une production correspondante être en même temps entretenue. Le salaire et les bénéfices des personnes occupées à la circulation et parmi lesquelles figurent principalement les marchands, ne peuvent pas déjà être considérés comme un signe de son utilité générale par la raison que ces recettes sont supportées par les vendeurs et acquéreurs des biens et constitueraient pour tous deux une perte si la circulation ne leur apportait pas un avantage proportionnel. Les frais de la circulation ne comprennent pas seulement l’ensemble des frais commerciaux, mais encore le sacrifice occasionné pour l’agent de circulation général,