LIVRE II
sant les sommes qui leur rentrent et la chargeant, à l’aide de mandats, des paiements qui leur incombent, non seulement il en résulte pour eux une commodité et une sécurité fort grandes (1), mais la maison de banque n’est assujettie qu’à la conservation d’un encaisse de beaucoup inférieur à celui qu’on constaterait, sans cette combinaison, chez les particuliers. Une partie des sommes qui lui sont confiées peut donc être employée d’une façon utile et rendue à la circulation ; un certain intérêt pourrait être même attribué à ceux qui pendant quelque temps, lui en abandonnent la jouissance. A côté des maisons de banque établies par des forces isolées ou peu nombreuses se rencontrent d’autres établissements à destination identique, mais aux grandes proportions, fondées sur l’association d’un grand nombre de capitalistes, et qui, en dehors de cette accélération de la circulation monétaire, rendent à l’économie nationale des services importants, en ce que d’une part ils attirent à eux des capitaux que leurs propriétaires laisseraient oisifs ou auxquels ils ne trouveraient aucun emploi bien utile, et en ce que, d’autre part, ils soutiennent par leurs avances des industries productives, se constituant ainsi les intermédiaires entre ceux qui possèdent des capitaux et ceux qui en réclament. De telles banques de prêts peuvent en même temps se livrer aux opérations d’escompte et de dépôt (2).
(1) On échappe ainsi aux dangers que font courir les voleurs, et en outre le banquier procède au recouvrement des effets, à roccasion duquel les personnes peu expérimentées éprouvent souvent un préjudice.
(2) Sans doute, les bénéfices qu’elles réalisent n’atteignent pas toujours ceux des banques à émission, mais elles n’offrent pas non plus les mêmes périls. En Allemagne, on rencontre de ces sortes de banques à Nuremberg — à Stuttgard — à Brême (Discontocasse) — à Berlin (Discontogesellschaft) — à Cologne ( Schciafhau -
SECTION TROISIÈME
Relative aux créations destinées à rendre disponible une certaine quantité de monnaie.