MAISONS DE BANQUE; BANQUES DE PRÊTS
L habitude contractée par beaucoup de personnes de tenir constamment en réserve une somme d’argent pour des dépenses imprévues enlève à la circulation des valeurs considérables, d’autant plus considérables qu’en général les provisions faites excèdent le strict nécessaire.
Si, au contraire, bon nombre d’individus se mettent en rapport avec une maison de banque (1), lui ver-
(1) L entrepreneur d’un commerce de banque s’appelle banquier (Bankherr, banker). Le cercle d’action d’une maison de banque embrasse diverses opérations auxiliaires du commerce et d’autres industries, notamment 1 échangé des diverses espèces monétaires les unes contre les autres, ainsi que cela se pratiquait déjà chez les trcipezitae de la Grèce et chez les argentarii et nummidarii y om&ins, le commerce de lingots d’or et d’argent 1 entreprise des paiements en d’autres endroits au moyen de traites ou de mandats, la négociation d’emprunts pour les gouvernements ou de grands propriétaires fonciers, la réception de sommes prêtées par les capitalistes, et le placement de ces mêmes sommes à des conditions plus avantageuses, les avances faites à des industriels offrant toute sécurité, 1 escompte des effets, etc., etc. Quand les rapports sociaux se vivifient, ces opérations deviennent un besoin, une nécessité, et la loi de la division du travail les rend distinctes du commerce des marchandises. Les changeuis israélites payaient des intérêts des sommes pai eux reçues, nonobstant l’interdiction mosaïque. Au moyen-âge, ce négoce se développe surtout à Florence, ou 1 on voit la famille des Médicis briller à la tète des maisons de banque. Comme chaque pays n’a que peu de places de change, il faut déjà au commerçant ou fabricant en d autres endroits des banquiers pour se procurer des effets ou en créer, etc.