‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 248 sur 305 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Dettes publiques.

La question à examiner ici est la suivante. L Mat vant à faire face à des dépenses, est-il préférable ae le capital qui lui est nécessaire soit réalisé par n emprunt dont l’intérêt seul devra être paye par impôt, ou qu’un impôt nouveau soit établi dans le ut de procurer l’intégralité des déboursés a faire, e qui s'appelle lever les subsides tout entiers dans année ? Chacun de ces deux procèdes a eu des pai isanset des détracteurs exagérés. Ainsi les emprunts nt été souvent l’objet d’un bien vif engouement, qui 'est surtout fait jour au XVIIIe siècle, ou les prenières et merveilleuses manifestations du crédit aiblic plongèrent les publicistes du temps dans une orte d’ivresse à laquelle devaient cependant parfois uccéder de tristes réveils. On ne s est pas borne i vanter dans le crédit public un des leviers les P^s missants dont les Etats puissent disposer et qui d «e- •encient nettement le nouveau monde de 1 ancien. d’auteur de l 'Essai politique sur le Commerce (1734), Melon, quiavait été le secrétaire de Lawjusqu en 17-0, ipoque de la chûte du système, avait persuade à l oainion publique que les dettes ne peuvent etre ane cause Affaiblissement pour les Etats parce lue les intérêts sont payes de la main droite a la main gauche; mais ce raisonnement, qui po™t satisfaire à la rigueur les prêteurs, pouvait paraitie moins séduisant à ceux qui par des impôt ‘ nt

concourir à des remboursements peut-etre d autant Zl élevés et plus onéreux qu’on avait contracte les emprunts plus à la légère, sans trop de souci de l’intérêt commun, et il devait moins charmer aussi ceux qui se voyaient comme travailleurs enlever

Page 1