‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 249 sur 305 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

! ? d® le«r travail, aliment passant à des main plus ou moins dissipatrices. D’ailleurs Voltaire lii meme cédait bien un peu au courant quand il avan çait« qu’un Etat qui ne doit qu’à lui-même J

L,?La,UVnt pas’ et 1l,e ses dettes mêmes soffi m nouvel encouragement pour l’industrie. » Or un triple réponse peut etre opposée à l’affirmation di

grand écrivain. D;abord il n’est pas impossible cm! argent emprunté, au lieu de recevoir l’emploi ou serait un encouragement pour l’industrie, soit 4srlP hipn 68 Repenses, et cette supposition n’a rier

Vnimtrateiîler*ire p0Uir- époque surtout où écrivaii Voltaire, et meme en bien des contrées encore, poui

]?0“? rt‘EnSUlte’-11 nest pas impossible non plusVie emprunt®’ tout en servant un but irréprochable, parce qu il serait par exemple mis au service d une guerre défensive et partant toujours légitime ne reçut pas cependant un emploi reproductif. Enfin’

IL*.'116!311 meme que les deniers obtenus par emprunt passassent en creusement de ports en construction de monuments, de ponts, en un mot en travaux publics, qui oserait soutenir que ces fonds

et a,ira“té

On a encore défendu la cause des emprunts parce qu Us favoriseraient la circulation. A quoi il a été fort r. ." rel;!l‘I"e : « P® quelle circulation s’agit-il ? Est-ce d un pur déplacement de capitaux déjà

ÏÏÏ2 fltmp T*/ Ai0rs la circulation est insig hante et peut etre funeste. On ne crée pas de la

( Rfl^mrfiiUan+q!lTirae>nt Parcecll,’°nfaitdu mouvement. » i’a “dnllart.) Il nyapasnon plus à s’incliner devant 1 argumentation de Condorcet, qui faisait valoir à emP™ptsque ceux-ci empêchent les

trm tw emifer 3 lélran^er- Si les capitaux tiouvent un placement satisfaisant à l’étraimer leur émigration n’est pas sans utilité pour le pays’

é d’ailleurs ce raisonnement se propageant aussi rez les autres peuples, nous nous trouverions t notre côté privés des capitaux étrangers. On a core fait valoir, avec un peu plus d’apparence de ison cette fois, que les emprunts constituent un mulant pour les petites épargnes auxquelles ils ifrent un placement facile, alors que sans ces emunts les modestes capitaux seraient peut-être sez embarrassés pour se placer, étant donné qu’ils » peuvent se faire eux-mêmes entrepreneurs de toi que ce soit par suite de leur insuffisance. Le êt consenti à l’Etat, au lieu de l’être à l’entrepremr d’un ouvrage particulier, entraîne d’ailleurs, est vrai, des frais moins considérables ; il offre aussi l général une solidité plus grande; il nous permet $ rentrer sans peine, par une simple opération de nirse, dans notre argent et d’attendre des occasions •opices. Et néanmoins il ne faudrait pas perdre de æ que l’avantage invoqué est tempéré par l’enaînement que peuvent subir des particuliers à se ire rentiers en raison de cette sorte de prime offerte l désœuvrement, et qu’il deviendra même bien inrtain à mesure que l’industrie privée, les banques spécialement les banques de dépôts procureront aux ffites économies un placement facile et assuré, ifîn il n’y a pas non plus à faire grand état de tte considération politique, que les prêteurs de îStat devenaient les plus fidèles alliés, les plus rmes défenseurs du gouvernement dont ils attendent le paiement de leurs créances, et que partant tdui-ci ne pourrait que gagner, au point de vue de stabilité de l’état de choses existant, à la multiication des créanciers autour de lui. On pourrait abord faire remarquer que l’avantage de durée renerché par le pouvoir ne serait guère qu’un avan- Ige unilatéral, plus appréciable en tout cas pour le !)uvernement que pour les citoyens ; mais il est en utre bien douteux qu’il pût même être atteint dans Me voie, que les Etats, en s’endettant, se missent à

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