I. — INTRODUCTION
Un bien matériel arrive avec peine à s'adapter à des fins humaines, sans qu’il accuse en lui ài\ travail dans une mesure quelconque, quand ce ne serait que celui de saisir et de recueillir les produits naturels déjà utilisables dans leur état brut, et la plupart des biens ne naîtraient même pas sans le secours du travail. C’est là une pensée déjà développée par Cicéron dans son De Offïciis (II, cap. 3, 4). Aussi peut-on s’expliquer que contrairement surtout à l’erreur fondamentale des physiocrates, on ait fait passer le travail pour la source unique des biens. Ajoutez que le prix des choses, en tant qu’il est déterminé par les frais, se règle principalement sur le travail employé. En tout cas, le travail se place parmi les causes les plus efficaces delà production de biens, et comme il subit le plus complètement la domination de la volonté humaine, c’est de lui, pour cette raison même, que la théorie économique a le plus à s’occuper. La plupart des hommes sont réduits à demander leur entretien au travail, et cet emploi continuel de forces est en même temps on ne peut plus profitable au développement de toutes les aptitudes physiques et intellectuelles de l’homme. Qui ne sait d’ailleurs que le travail, outre qu’il nous procure nos moyens d'existence et constitue un devoir envers la société, est aussi le plus puissant élément de notre bonheur et devient selon les cas notre meilleure consolation? Du même coup il éloigne toutes les mauvaises suggestions, et il y a longtemps que la sagesse des nations a fait de la paresse la mère de tous les vices.
De même que la grandeur du revenu annuel d’un mole dépend principalement de son travail produis f de même le stock existant de richesse mobilière .présente les fruits économisés du travail anterieur, ntre temps, le travailleur ne doit pas etre considéré mlement comme porteur d’une force productive de iens car il est aussi un membre du peuple et il est ndé à prendre part à la jouissance de ce qui a ete roduit « Ceux, a dit Smith, qui nourrissent, haillent et logent tout le corps de la nation doivent voir dans le produit de leur propre travail une part ssez large pour être suffisamment nourri», loces êtus. »