‹ Exposé élémentaire de l'économie politique à l'usage des écolesChapitre 25 sur 305 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

au moins sur les apparences. Des forces de la deuxième espèce se trouvent dans la force musculaire des animaux, dans le vent, dans la vapeur d’eau enfermée (machines à vapeur, locomotives, etc.), dans la prese sion de l’air (pompes), dans la pesanteur (emploi du pendule), dans l’élasticité (montres de poche), dans la force extensive des gaz, prenant naissance dans uncombustion (poudre à canon), dans 1 électricité (télégraphe), etc. Graduellement, ces sortes de forces vont se substituant aux forces humaines, qu’elles dépassent souvent en puissance, sans qu il lût cependant possible pour cela de suivre dans ses fantaisies sur l’utilisation ultérieure des forces de la nature M. Etzler, l’auteur de : The paradize within the reacli of ail men, without labour. Qu’avec la marche ascendante de la civilisation, l’effort puisse être peu a peu amoindri, cela n’est pas douteux ; mais qu il puisse être complètement supprimé, il ne faut pas plus s y attendre qu’à la suppression de la mort, dont le terme peut seulement être reculé par l’élévation de la duree de la vie moyenne. On a essayé de calculer les forces motrices qui sont utilisées pour la production et le commerce. D’après les indications fournies par Ch. Dupin (forces productives et commerciales de la France) et qui pouvaient s’approcher au moins de la vérité, la somme des forces naturelles mises à contribution s’élevait, ramenée a des forces humaines, à .

en Grande- Bretagne en France

1° En agriculture, bêtes de travail. . . . 2° Dans les industries et le commerce.

a) Bêtes de travail

b) Eau dans les moulins, etc

c) Vent dans les moulins

— dans la navigation

d) Vapeur d’eau

Excédant pour l’Irlande

Si l’on y ajoute la quantité présumable de forces humaines, soit

on arrive à la somme principale de..

¥\ Dans la plupart des cas, les forces chimiques, aussi bien que les forces mécaniques de la nature, livrées à elles-mêmes, ne produisent pas d’accroissement de valeur; les forces mécaniques n’en produisent presque jamais. Tout au plus si la pensée peut se reporter à l’abattage par le vent des fruits portés par des arbres, à l’entrainement par les eaux de matériaux utiles, tels que troncs d’arbres, etc. Ce n’est qu’autant que ces forces sont rassemblées par les hommes et dirigées vers un but déterminé qu’elles témoignent de leur efficacité pour l’augmentation de la quantité de biens. Leur concours fournit une grande masse de valeur d’usage à assez peu de frais, et par conséquent procure un profit considérable, qui, en raison du bas prix des produits, ne se révèle pas précisément dans la valeur d’échange, mais qui, à cause de cela même, constitue un avantage économique d’autant plus important. Leur mise à profit habile est une des causes principales de la prospérité plus grande des peuples civilisés, et la connaissance progressive de la nature ainsi que des moyens auxiliaires pour la production avantageuse de mouvements (science des machines) a pour ce motif une très-haute influence sur le revenu de chaque peuple. « C’est, a dit Stuart (dans son lïisiory of the Steam ehgine , 1824), c’est la machine à vapeur perfectionnée, qui a défrayé les combats de l’Europe et qui durant la dernière guerre si terrible a maintenu intacte la grandeur politique de notre pays. C’est la même grande force qui nous met à même d’acquitter les intérêts de notre dette d’Etat et de supporter la lutte contre l’adresse et le capital de tous les autres pays. »

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