LIVRE II
sitôt. Force est donc à la classe laborieuse de cher cher dans de pareilles années à réduire quelque pe ses dépenses en renonçant à des jouissances non in dispensables et en se contentant de subsistances <3 qualité inférieure. Plus son salaire aura été éle\ jusque-là, plus facilement elle pourra endurer u retranchement sans être aussitôt vouée à la misèr< Un renchérissement même notable, occasionné pa une récolte manquée, ne provoque pas une hauss proportionnelle du salaire, car de pareils temps voiei d’ordinaire la demande d’ouvriers se ralentit attendu que l’on recule les entreprises, susceptibh d’ajournement, et que plus de personnes qu’autrefo proposent leurs services contre une rémunératioi D’ailleurs, le rétrécissement de l’approvisionnemei du pays en blé ne permet tout de même pas aux ou vriers de consommer autant qu’auparavant, et que1 que augmentation de salaire qu’on consentît poi leur complaire, leur demande ne ferait que poussi toujours davantage le prix des denrées alimentaire jusqu’à ce qu’ils fussent enfin réduits à limiter lei consommation.
Le nombre des intervalles de temps pendai lesquels il y a chômage d’ouvrage influe égalemei sur les frais du travail, car puisque l’ouvrier est coi damné à vivre durant ces intervalles du produit e: l’époque d’activité, c’est sur chaque division de cell ci que portera une partie plus forte de tout l’entre tien. Quand les interruptions se produisent régulièr ment, ou du moins quand un rapport moyen appara entre le temps utilisé et le temps férié, le montant < frais de celui-là peut être calculé là-dessus et salaire se fixe habituellement en conséquence. Nov pouvons ranger ici : 1° les jours de fête consacre par l’usage. On pourrait se laisser aller à croire qu la diminution de ces jours de fête dût empirer 1 condition des travailleurs, en ce que l'offre d’ouvra^ s’en trouve accrue, sans donc que ceux-ci dussen malgré une prolongation d’efforts, encaisser e
iomrae davantage, si l’on ne réfléchissait à ceci : c’est [ne ce changement agrandissant le produit total lu travail, les entrepreneurs sont mis à même d’écouer davantage et d’employer plus d’ouvriers, si bien [ue l’offre d’ouvrage n’est pas seule à s’accroître; que a demande augmente également et que la rémunération de l’ouvrier s’élève en proportion d’une proongation d’activité dans l’année. Mais il ne s’agit pas le contester les avantages du dimanche et des autres ours de fête au point de vue du repos si nécessaire [u’ils procurent à l’ouvrier. Peut-être les Decadis de ’ère révolutionnaire, qui rompaient avec des habiudes prises, ne donnaient-ils pas à la classe ouvrière me satisfaction suffisante, et ce n’est pas absolument ans raison qu’on a pu dire des introducteurs du alendrier républicain : « ils ont beau faire, ils ont 1 faire à deux ennemis qui ne céderont pas : la barbe t la chemise blanche. » Seulement, encore faudrait-il viter l’excès contraire, tel que celui relevé dans une ontrée de la Bavière inférieure, où l’on a pu compter jusqu’à 204 jours fériés. 2° Les interruptions fondées ur la nature de certains travaux, et pendant la durée esquelles il ne pourrait, par hypothèse, être vaqué d’autres occupations rémunératrices. Des exemples e ces sortes d’interruptions nous sont offerts dans üs offices, pour l’accomplissement desquels il faut ttendre la demande et que remplissent entre autres JS gardes-malades, ciceroni, pédicures, etc., ou dans es besognes trop pénibles, comme celles des casseurs e bois, pour qu’on puisse s’y adonner d’une manière ontinue et ininterrompue. Souvent les hauts foureaux et les verreries chôment pendant un certain împs. Les tailleurs ne sont pas non plus pressés 'ouvrage de la Saint-Jean à la Saint-Michel. Des iterruptions survenant au hasard, pour lesquelles ss ouvriers ne peuvent prétendre à aucun dédomlagement, constituent pour ceux-ci un mal inconsstable. Par contre, le salaire affecté aux occupations scessoires et intérimaires peut être très-minime