XXVI LETTRE A MIT. LES ELEVES
un principe dans leurs discours et qui le nient dans leur science; ceux qui l'affirment dans leur science et qui le nient dans leurs actes; ceux qui affirment un but dans leurs actes , et qui en nient le principe dans leurs doctrines; — tous ceux qui font œuvre personnelle , égoïste, anti-sociale , immorale ; voilà les adversaires que nous sommes déterminés à combattre et à poursuivre sans relâche , sur lesquels tious ne cesserons d'appeler la réprobation de tous les hommes de bonne volonté. Ces adversaires sont aujourd'hui nombreux et puissans. Sachons nous réunir contre eux dans une doctrine commune, sachons nous grouper autour d'un principe de certitude infaillible; sachons proclamer tous ensemble la loi morale devant laquelle nos adversaires eux-mêmes sont forcés de se prosterner, muets et condamnés; sachons reconnaître où est le bien, où est le mal, où est la vérité, où est Terreur, afin que nous puissions saisir les armes que la morale nous fournit pour en frapper ceux qui l'outragent, pour les combattre dans leurs sentiniens, dans leurs doctrines et dans leurs actes; sachons en un mot nous réunir pour faire une guerre intelligente au mal, car partout où le mal aura son droit de cité, le bien sera impossible ou impuissant; la société suivra l'empire de la fatalité, sans direction sainte et forte, au gré des impulsions contraires, et aux acclamations de l'égoïsme. Regardez autour de vous , Messieurs , et voyez.
C'est ainsi que pour nous, élèves de l'école du progrès, il est un critérium infaillible, certain, commandant foi et soumission, à l'aide duquel