‹ Exposé géométrique du calcul différentiel et intégral: précédé de laChapitre 19 sur 32 · Étant donnée la fonction algébrique · texte numérisé non relu

Étant donnée la fonction algébrique

on ilemande de déterminer la différentielle y.

Supposons d'abord que l'exposant wi «pU positif et entier, x*^ est, en ce cas, le produit de m facteurs tous égaux à x. De là résulte immédiatement, d'après la règle générale exposée n® 10,

Supposons maintenant que l'exposant m soit positif et fractionnaire. En le représentant par ^» on a

et par suite

ff = x^

De là résulte, en vertu de l'équation (2),

qtf~*y ^ yx'^*.x, et conséquemment

ty == 1. X' . X = mx"'~\ X.

Supposons, en dernier lieu, que l'exposant m soit négatif, entier

( 110 ) ou fractionnaire. £n le désignant par — n,on'd

De là résulte, d'après la règle du n* H et conforméraent à l'équation (2) du présent numéro,

= — nx""''*x = mx"*~^ X,

Concluons que, quel que soit l'exposant m, positif ou négatif, entier ou fractionnaire, commensurable ou incommensurable ^, la fonction algébrique

y =r or a constamment pour différentielle

y = mx"-*. X.

Ce résultat peut s'énoncer comme il suit, sous forme de règle générale:

La différentielle d'une puissance s'obtient en diminuant r exposant d'une unité et en introduisant comme facteurs, d'une part, V exposant primitif y d'autre part, la différentielle de la quantité soumise à l'exposant.

\ 5. Le résultat établi ci-dessus conduit directement et par voie de réciprocité à la déduction suivante :

Étant donnée la relation

(1) y = cx"\-Kà,

oïl c est une constante, il suffit d'observer que le produit cx"~*. x

* La proposition établie pour une valeur quelconque fractionnaire de Texposanl m , s'étend d'elle-même au cas d'une valeur quelconque incommensuraMe.

( dll )

est la différentielle de la fonction c ^ pour en conclure d'une manière générale ^ conformément au principe exposé n* 7,

On observera que 1 équation (i ) ne peut être considërée comme résultant de la diffërentiation d'une fonction algébrique de la formç y=Ax"*, qu'autant que l'exposant m affecte une valeur quelconque positive ou négative. Dans le cas particulier et unique où Ton supposerait Texposantm égal à zéro, la fonction x*" se réduisant à Funîté et cessant, par conséquent, d'être variable, il est visible qu'elle ne peut correspondre à la différentielle c -• De là vient que la formule (2) est alors en défaut et que la différentielle y = c ^ exige une recherche particulière de la fonction dont elle dérive.

Î2" Fonctions logarithmiques.

Première solation.

\ 4. Le problème que nous avons à résoudre d'après ce qui précède et dans l'ordre naturel des déductions, peut s'énoncei* comme il suit :

On conçoit une fonction de la variable x, telle que sa différentielle ait pour expression générale c - , c étant une constante. Partant de là y il s'agit de déterminer quelle est cette fonction.

Soit y la fonction cherchée. On a, par hypothèse,

Considérons en même temps deux valeurs dear^contiaâment çroissiintes ou décroissantes , et liées entre elles de manière à conserver un rapport constant m.

Le$ vitesses siwiuUanées des poinU qui décrivent les longueurs

substituées . connue équivkfêl^ts numériques à ces deux valeurs conservent entre elles le màme rapport constant m. (N'^â^ règle 1.) Il en résulte pour la vitesse y deux valeurs simultanées , constamment égales, puisqu'elles sont exprimées respectivement, la première par

la seconde par

mx X

mx X

La conséquence évidente est qu'un seul et même accroissement de la fonction y correspond à chacun des intervalles déterminés pour la variable x par deux quelconques des termes qui se succèdent immédiatement dans la suite indéfinie

m"^ nr^ m~* 1 m

Désignons par n cet accroissement et faisons correspondre à la valeur x = 1 la valeur y ==: 0. Si nous rangeons sur deux lignes les valeurs de x et de y, en plaçant les unes au-dessus des autres celles qui se corrcs^ondentTOspectiVement , il est visible ^ue nous aurons les deux suites

nr^ nr^ m~^ ï m m* wi'

—ùii — 2?i 7-w n 2n 3m

Concluons. que la fonction y est un logarithme et que Ton a, en conséquence,

(2) y = log. X.

Dans le cas particulier où la constante c est égale à l'unité, lés logarithmes correspondants prennent le nom de logarithmes népériens *. On distingue ces logarithmes en leur affectant pour

< On les désigne aussi sous le nom de logarithmes naturels^ ou bien encore

caractéristique la lettre /, et eu désigaant leur base par la lettre e. De là résulte en général

(3) y sss log X- = cJx,

et conséquemment

(4) c = log e.

On voit ainsi que la constante c est le logarithme de la base e * dans le système exprimé par la caractérisque log.

Deuxième solution.

15. Procédons directement en nous appuyant sur le théorème fondamental exposé n*" 6.

Soit la fonction logarithmique

(^) y = log a:.

a étant une constante quelconque, posons

(2). . z =^ ax,

il vient en substituant

(5) y = log oc := log z — log .a.

De là résulte , en désignant par log'x la fonction dérivée de

de logarithmes hyperboliques , bien qae cette dernière dénomination paraisse également applicable à tous les systèmes.

Nous montrerons plus loin comment on parvient très-simplement à la l'elation générale

e =1 + -^+ — +^^-4-etc.,

. et, par suite, à la valeur

« = 2 -♦• J H- J -f- etc. =s= 2,7182848288459

logx, en appliquant le théorème fondamental du n"* 6, et en ayant égard à Féquation (2) :

(4) . . . y = x log'x = ilog'2 ^ ax log'z ^= axlog'ox.

L'équation (4) donne ^ en général,

(5) alog'ax = log'x,

et, pour x = l,

(6) . . . a log' a = log' i =*= constante =^ c.

Le nombre a étant quelconque, nous pouvons le remplacer par X et écrire, comme conséquence de Téquation (6),

(7) log'x = -. .

Il suit de là qu'étant donnée la fonction logarithmique

(8) *• y = log X,

on a, pour expression générale de la différentielle y,

i6. La considération des logarithmes conduit très -simplement à la différentielle de la fonction x"* *] soit, en effet,

* Cette considération conduit non moins simplement à la diffërentielle d'an produit ou d'un quotient ; soit , par exemple,

On en déduit

(2) Iz =: Ix-^-ly,

et par suite

De là résulte I eo œiiUipliaot» membre à membre^ la première et la dernière

De là résulte, eu prenant les logarithmes népériens des deux membres^

ly = mlx, et par suite

Il vient donc immédiatement

{2), . . . , . y z^ my -^ =^ wi.x"'~*. ;r.

Si les variables Xy y étaient toutes deux négatives, ou que la variable x le fût seule, on pourrait changer leur signe sans altérer en rien l'équation (I). Le résultat obtenu est donc tout à fait général, bien qu'établi dans Thypothèse où x et t/ seraient tous deux positifs.

3° Fonctions exponentielles,

i 7. Soit la fonction exponentielle

En prenant les logarithmes népériens des deux membres de l'équation (1), on a

(2) ly =^ x.la.

De là résulte, conformément à ce qui précède,

(3) — = xla,

de ces trois équations ,

Z =z yx -¥- Xy.

On voit ainsi comment il suffît de recourir au théorème fondamental du no 6, pour en déduire^ en quelques lignes, toutes les diflGérentielles obtenues successivement dans ce qui précède.

( Mfi ) 11 vient donc, en général,

(4) y =: yxla = a'.xla,

el, pour le cas particulier où la base a serait égale au nombre c, base du système des logarithmes népériens :

i8. Les résultats obtenus pour les différentielles des logarithmes et des exponentielles conduisent, directement et par voie de réciprocité , aux déductions suivantes :

l"* Étant donnée la relation

où c est une constante, il suffit d'observer que l'expression c ~ est la différentielle de la fonction c Ix, pour en conclure d'une manière générale :

Ay = c^lx,

* La fouction e* étant supposée développable eu série convergeute , on jxîut écrire

e* = 1 -+- \x -¥■ Agic' -+* Aga?^ -*- etc.

De là résulte , en différenciant et supprimant le facteur i ,

e« = A, -♦- 2A,a; -♦- SA^r" -+- 4t\^x^ -+- elc. Les deux valeurs, ainsi trouvées pour e*, donnent l'identité 1 -4- AjiP -4- A jO;' -f- Ajo;' + etc. = A, -4- 2Aj,a? -4- ^A^x* -4- ÀA^x^ -4- elc. On déduit de là

A, = 1,A.= — , A, = jj^, A, = — -etc..

et par suite

e.=l+^+^V^-t-elc.

(HT) 2^ Étant donnée la relation

y = ca'.ôt,

où c et a sont des constantes , il suffit d'observer que le produit cax.ût est la différentielle de la fonction ^ a' pour en conclure^ comme tout à l'heure,

.y = - sa'.

4° Fonctions circulaires, directes et inverses.

i9. Les fonctions élémentaires qui nous restent à considérer sont les fonctions circulaires directes et inverses. Commençons par les fonctions directes, et soit, d'abord ,

y=sm.x.

Sur la circonférence d'un cercle ayant l'unité pour rayon, et son centre en o, prenons Tare am^=^x. Menons les rayons oa, ont. Par le point m abaissons sur oa la perpendiculaire mp = sin. x> et tirons la tangente mt.

L'arc X engendré par le point m, étant supposé croissant, prenons mt pour représenter, en direction , sens et grandeur, la vitesse totale x qui anime le point m au sortir de sa position actuelle.

Si du point t nous abaissons sur le prolongement de pm la perpendiculaire f6, mh sera la composante de la vitesse x dirigée suivant ce prolongement. Or, cette composante n'est autre chose que la vitesse ij : il vient donc

et, comme on a déjà

y == mby X = mty

il en résulte immédiatement

mb . , y = — X = X. cos X.

^ mt

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