‹ Exposé justificatif de la conduite politique de M. le lieutenantgénéral Comte Clausel, depuis la relation exacte des circonstances qui ont précédé et suivi son entrée a Bordeaux, en qualité de gouverneur de la IIe div. militaire avec une carte géographiqueChapitre 10 sur 11 · N« II · texte numérisé non relu

N« II

Extrait d'une autre httre des mêmes commissaires^ età date de Paris ^ du 12 Juillet 18 15.

« yûn% (levez savoir que d^s Rttsscs et Autrichiens marchent contre vous, ne se regardant pas lié& pair Farmistite de Piris-. ». Nens étëàs eil^agé MM. Gbrbtnean, Grtilidler, «te. , cMnÉiissaîres , de faire auprès des empereiyrs les démarches nécessaires pour que rarmistice soit reconnu de tout le numée.

Pour extrait :

Monsieur le général , Je ne doute point que Vous à*a3feB refu la lettre que je vous ai écrite de Blois le 1 6 de ce mois ; néanmoins je vous en adresse , au besoin , une copie 4^ TOUS sér reiàûse par M. de Tëulîilton, prtfet de

Bordeaux, que je connais depuis long-tetas, et dont )e connais la droitlire; il arrive de Paris , eâ TOUS niettra an eoiirant des ëyénemens.

Recevez , monsieur le général , l'assurance de ma haute considérai ion.

l£ maréchal c&mriumêuUèn chef iesarm^ de la Loire et dee Pyrénées ,

Signé prince n^EcEinrHL.

Sainl-Màrceau , faubourg d'Oléaiu ^ le ao ittiUet i8i5.

A M. le lieuteiuHit Glautel » commandaBl ciii cl^ . ^ l*anneë des Ffi^néet-Occidentales*

' BloU» le i6|uîllet i8iS.

Monsieur le giénéral,

J'ai re^uttts difKérentes lettres dn i3, qui ni*onl été remises par Tblficier qne tous m'ayez «kpëdié. '■ J*aî cil l'honneur de vous faire passer hier une copie de la sonmission Dûte au Roi par Tannée; au- Jonid'hm je vous transmets d-joint nn ordréidti jouir qui prescrit de compléter cette soumission en arborant le drapeau blanc et la cocarde blanche. •

Faites répandre œt ordre dn jour dans tonte l*ë-* tendue de votre commandement, et faites connaître à vos troupes que la démarche faite pàr Tannée de la Loire a été dictée par l'amour et Tintérêt de la pâtrie; (fat la coitservatioki de l'armée pent mettre le Rm dans le cas d^obtenir des puissances alliées de&

conditions auxquelles nous ne poumons plus prëteadjre si rarmée se débandait.

le maréMl commandant m ehrf^ Signé le prince D^Eckmuhl.

Monsieur le général ,

Je suis arrive dans la Gironde, depuis les propositions qui TOUS ont été faites par le lieutenant-* général Donna-Dien, parti hier ponr Madrid. Son Altesse Royale Madame la duchesse d'Anp^ouléme m'a ' donné les pouvoirs nécessaires pour traiter avec vous^ au nom du Roi, de la reddition des viUes qui se trouvent sous votre commandement.

M. le baron de Muntalembert, secrétaire de l'ambassade de France à Londres, se trouve dans la même frégate par des ordres supérieurs. 11 pourra coopérer, s'il est nécessaire , aux arrangemens que nous prendrons (■Ti.',embie.

Veuillez, monsieur le général, m'assigner l'endroit oi!^ je pourrai avoir Thonneur de vous voir. « En attendant votre réponse , j'ai 1 honneur d'être,

Monsieur le général,

Votre tràs-liumble et très-obéissant serviteur ,

L'écuytr commandant de S. A. R> Madame, Signé le colonel comte de Li^Toun.

Gironde , à bord de fffeèms, le i3 juillet i8i5.

Bordeaux, ig juillet i8iS.

Général ,

Le tems qui m'a manqué , et quelques réflexions , m'ont déteminé à d'écrire qu'à S. A. R. le duc d'An^ouIéme , espérant yoir reyenir nos députés de Paris et d'Orléans dans moins de vingt -quatre heures. J'attendrai leur retour pous écrire au ministre.

J'ai l'honneur d'être , avec uue parfaite considération y

Général ^

Votre très4inmble et Irès-obéissant serriteur.

Signé le comte Alex, de Luce-Saluces.

Mon général ,

J'ai Yu ce soir M. de Saluces; je le verrai demain matin , ce qui m'empêchera d'avoir l'honneur de déjeûner avec vous; mais je vous verrai dans la matinée , et plutôt si vous le désirez. Tout continue d'être tranquille et suit la bonne impulsion que vous avez donnée. Je n'écris pas à M^^ le duc d'Angouléme , n'ayant pas un rapport exact à lui faire sur la situation de la ville.

Je vous prie , mon général , de me rappeler aa

souvenir de M"* la comtesse Clausel el de M""" votre belle-mère.

J*ai l'honneur d'être, mon général ,

Votre très-humble et trèsHibéiasant serviteur^

Signé le comte de La&tours.

Saiuedi m jiiilfet i0i5u

Bordeaux, a3 juillet x8i5 , à huit heures*

Général,

J'ai r honneur de vous transmettre copie de la lettre que )e reçois du sous-préfet de la Réole. Si vous le juges à propos , >Y ^nvemi on fort dë^

facilement de volontaires royaux à cheval , qui y prêteront main -forte pour le rétaMissement de Tordre.

Je vais m^occnper au}ourd1iui , de concert avec

le maréchal-de-camp comte Maxime de Puysée^ur, inspecteur des gardes nationales dans ce départementf de la réorganisa^n desdites gardes nationales dans les campagnes et arrondissraens dn département.

J'ai rhonneur d'être , avec respect , Général ,

Voire très-liuiiible cl très-l»b<îissant serviteur, ^g^à le comte Alex, de Luce-Saluces^

Générait

Ls jour lté deittaiA iikài ftli l^Mt dê fêté ttàlloilàle poar les Bordelais I nbus Cs^érôtis qu'elle séra signalée par les décharges acebutdîllées d^artillerie , et r^irdre paTdiser les liltliiiéii!^ m là H^ère ,

ainsi qu'il est d usa^ô en parfeillé circoiii,Uncc.

J'ai l'honneur de vous envoyer copie de Tordre du jour pour la garde nationale ^ et je solliciterai Tordre «lu'uà àJjudiàlli eè h pUqe sôît désigné p6nt âccoitipagher le mâj'or de ladité garde , afin de faire à deux ou trois Keurès la rëcônnaissaùce des postes qu'elle doit occuper.

Veuillez t'^^akmcnt , général , m'enyoyer le mot d'ordre qui doit être distribué aux ecmunandans des péstés.

J*ai riioimeor d'être ^ etc. ,

Général ^

Votre très-humble et très-ohéissaut serviteur^

Sigié ie eaàite Al«c. de Lvce-Salvces, QomMiàSÊÙiâ du BoL

JBordeaux, a3 juillet t^tS,

Général, ;

M. DesPourneil , que j'ai dési^iic pour aller à la Eéole {précéder le détachement de catalêriè ^de iiods

y envoyons ponr assurer le calme ^ aura l*lionneiir

de vous demander de lui nommer rofficier que vous jugerez convenable de lui adjoindre, mesure que je. crois indispensable , si vous n'en jugez autrement. J^ai rhonneur d'être , avec respect , Gënëral ,

Votre très^humble et très-obéissant serviteur,

Sigaé comte Alex, de Lucb-Saluces.

A M* h Seuienani'géttmi goumfiair des ii* ei 20*

divisions militaires , commandant m chef h corps, d'observation des Pyrénées-Orientales.

Monsieur,

Ayant demai^é hier à M^' Parchevéque de vouloir bien célébrer, par des prières publiques, le bonheur dont nous jouissons, a indique pour aujourd'hui dimanche, à onze heures et demie , une messe solennelle , avec le Domine salvum, Yoos êtes invité , général , à y assister.

Le commissaire du Roi, Si^né le comte Alex, iol Luce-Saluces.

•Bordeaux, le 36 juillet i8i5.

Mon général , «T'ai l'honneur de vous soumettre copie d'une lettre de M. le maréchalHie-camp Pagot , conùnandant le

département de la Gironde , qoi m'informe ipie S. A. R. Madame la duchesse d*An^oIéme pouvant arri-^

ver d'un instant à l'autre à Bordeaux , il désirerait connaître remplacement et la situation des troupes qui se troûvent dans le département , afin de pou-* voir en disposer pour assurer sa marche et pour sà

réception.

Comme Je n'en suis pas plus instruit que lui , je vous prie, mon général , de me faire connaître vos

intentions sur les dispositions que vous croirez devoir prendre pour recevoir la princesse, et de me faire fournir la situation et remplacement des troupes. Daignez agréer, mon général, l'assurance de ma

haute considération.

Le Ueutenanir^éaéral commandani la x i^^dmsÙM mUitair£j

Signé haron d'Abhaghac. m le géiéral «i chef ClauseL •

Copie d'une Lettre de M. le général Pagot, commandant le département de la Gironde,

AM^U iUuUnani-géttéral d * Armagnac, commandant la

Zi« âivUmn milUmre* .

Mon général , M. le préfet m'informe que S. A. R. Madame la duchesse d'Angoulême pouvant arriver d'uninstant

à l autiu a Ijoidcaux , il est IndispeuiaLU de jucutlic des mcsuireâ pour gatânlir U sîuteUi 4^ la princesse pendant sa inarclie 1)91» )e dépavtenieiii , et po^ hA laire rendre les honiieiirs dus à son rang.

Je vous préviens, mon général, que n'ayant pa^ eu çoupaissance des mouvemens fj^U par (rçupes dans rëtendne de mon commandement ^ j'ignoije lei)r çmplaeenient et leur situation , et que je ne peux rien 'faife dans cette importante circp^i^t^e , si vous n Vez h }>pnt^ M me iUer. Vous jpgerie^ sai|^ 4fHt^ pombiep M est e^SiCnti^l que tous me répp|i4ies it suite , car la princesse pourrait être compromise par |fi iimQ)^ 4^ i^es)!]:^ f^i 4Qivimt «e prendre ea pareille conjoncture.

J'^i ri^(^enr , etc.

Signé le maréchal-de-|;^yyaip ^'agot.

Pour copie conforme :

' Le Ueutaumi-générai cmmmatimi laii* àiviéon miliiture,

Signé k|foi| ]>*Akm&Giiag*

Mon général.

Le Roi a daignai ^^ns sa confiance en moi , m^Bônorer d*irae mission extraordinaire pour les départemens de T Ouest.

S. Exc. le ministre de la guenre m'a enimt , après A'Mne acquitté de devoirs àn h plvs luuil».

importance , et qai doivent s'exécuter sur les points

de La Rochelle et de Rochefort, de me rapprocher de Votre Excellence , et de lui indiquer la situation exacte des choses.

Monseigneur le comte de G^nvion Saint-Cyr, intimement convaincu que c'est le manque de nouvelles certaines ({ni suspend en ce moment toute déclaration formelle > m*a autorisé à yons envoyé^ na officier qui , jouissant de sa confiance , puisse vous rendre compte , mon général , de ce que vous désires connaître.

Uofficier supérienr qui aura l'honneur de vous

remettre cette lettre , dans laquelle je vous supplie de reconnaître particulièrement mon sincère dévoûment à votre personne, se nomme M.. Rofaault de Fleury, et doit vous inspirer tonte confiance.

Si Votre Excellence le désire , je me rendrai près d'elle ; mais je ne pourrai exécuter cet ordre qu'an retour de l'officier supérieur porteur de ma dépêche, aiin que pendaut mon absence il puisse surveiller l'exécution des ordres du Roi sur les côtes du département.

Je suis avec respect , mon générai »

De Yotpe Excellence , l^e très-^huijuble et tr^s-obéissant serviteur,.

iSr^^jço^te DU Cq£TUi«9U£T ,

ÇhanfiUe^In/énettre, etfpojé ^xtmqfdinaite 4» -éipuigsd^mUm^s de l*09ni* La Rochelle i le ao joUIet i8i5.

Mon général , • •

J'ai rhoaneitr de prier Votre Excellence de vouloir bien m^accorder un rendez-vons dans la matinée,

afin de lui faire part des résolutions prises dans une conférence que je viens d'avoir avec MM^ les commisisaires délégués par LL. AA. RR. le duc d^Angoulême et de Madahe.

J*ai rhonneur d'être avec respect ^ mon général ,

De Votre Excellence,

Le très-humble et très-obéissant serviteur , *

Signé comte du Coetlosquet , Maréchâl-de-camp , etmyé extraordinaire du BoL

Bordeaux, a4 juillet iSiS.

I^rUi i6 iuillei i8x&

Général ,

J'ai rhoimcur de vous prévenir que , d'après les dispositions prises et arrêtées par le Roi , MM. les frères Faucher, ex-généraui^ de brigade provisoires, doivent cesser tonte fonction militaire , et rentrer dans la position où ils étaicut à 1 epo(j[ue du 20 mars dernier.

Je fais connaître à MM. Faucher qu'ils doivent rentrer dans leurs foyers.

Recevez , général « l'assurance de ma considération distinguée.

JjC ministre srcre taire d eiai de la guerre ,

Signé Gouvjom-Saint-Cyb.

A M. le lieutenaat-gëncral Clauscl , commandaiit rarmée des I^énée^-Occideiitales.

Bordeaux, le 19 juillet t8i5.

Monsieur le gouverneur,

£n même tems que , par Tordre du jour du 18 de ce mois, votre Excellence annonce le terme prochain de tontes les dissensions, et qu'elle invite les citoyens à vivre dans la plus grande harmonie , j'apprends que Ton fomente des projets de vengeances , de trouble et de discorde.

' Je suis instruit par des rapports confidenlicls que déjà on signale les personnes qui doivent être conspuées ou proscrites de leur domicile; les maisons qui doivent être dévastées , et particulièrement celles où le nouveau drapeau ne sera pas mis eu évidence; peut-être ira-t-on même jusqu^à calculer comparativement les dimensions et le pins ou le moins d'élégance des drapeaux dont chacun croira devoir décorer sa maison.

' HWait pénible devoir se renouveler dans la ville de Bordeaux et dans quelques parties des arrondis-

semens de nouvelles iséditionft ^ produiraient le ficheux effet de perpétuer les haines et les divisions parmi les citoyens.

Je pense y monsieur le gouverneur, que le moyen de prévenir ces graves inconvëniens serait , lorsque la circonstance Texigera , que vous voulussiez Men , par uu ordre du jour , défendre qu'il fût placé des drapeaux ailleurs que dans les lieux où les lois prescrivent de les arborer, c*est4->dire aux édifices publics , sur les cloclicrs des communes et à bord des bâtinieTis de la rade.

J'ai rbonnenr de confier ces réflexions à la sagesse de votre Excellence , à sa prudence , et sur-tout à la vive sollicitude qu'elle a constamment montrée pour assurer le respect des personnes et des propriétés dans son gotfvernement.

Daignez agréer, monsieur le gouverneur, Thommage de mon profond respect.

Le eonsaUer de préfecture^ Sifflé DEnANCT.

Le générai Claitsel, à Son Excellence le Ministre

de la guerre,

Monsei^cur, Je devais ()artir le ii de ce mois pour me rendre dans l'arrondissement de mon inspection : des afi^res majeures pour moi et une indisposition ra*ont retenu

à Tarisi comme depuis cette époque les circonstances

Digiii^u

sont devenues si extraordinaires , que les troupes de la i3'. division peuvent être mises en mouvement, je crois devoir prévenir votre Excellence que je suis encore à Pâlis , prêt à me rendre à ma destination , si je puis m'y*occuper du travail de l'inspection , ou à exéicater tel ordre qu'elle jugera à propos de me donner.

Je suis avec respect ,

De votre Excellence , Le très-humble et très-obéissant serviteur ,

Signé général CLâùssL.

Bordeaux, S juillet i8t5.

Mon général ,

Tant que j'ai conservé l'espérance que vous pour- • riez consentir à voir le générai Donna-Dieu , le désir que j'avais de contribuer à une cbose utile à mon pays m'a fait supporter une captivité que d'ailleurs les bons procédés que l'on a pour moi me rendent aussi peu désagréable qu'une captivité peut l'être.

N'ayant pas reçu de réponse k la lettre que j'ai eu rîiDiineur de vous écrire ce matin, et le tems manquant d'ailleurs maintenant pour faire venir le général Donna -Dieu, ma présence ici n'est plus d^aucune utilité , et ne peut que vous ^tre à charge.

Je vous prie donc , mon général , de vouloir bien me laisser aller à Paris , où j'ai ma £unille et mon domicile habituel ; à moins que yous n'ayez l'inten*

lion de me faire juger*, je ne ym rien qui piisfe

s'opposer à mon départ. Si vous yonlec bien y con-^ sentir , je promets sur ma parole de quitter sans nul délai Bordeaux et tout le pays d^p^iiiint de votre gouvernement, et de m'abstenir, jus^u*! ce que je sois arrivé , de tout ce qui pourrait indiquer le parti dont je puis être.

Je sois yenn avec confiance me temettre entre vos mains , comptant sur votre modération connue; tout^ ce que j'ai vu ici depuis mon arrivée me donne lieu d'espérer que je ne me repentirai pas de cette confiance , et qne je puis déjà concevoir pour voua les plus vifs sentimens de recoiiHaissance.

Veuillez bien, mou général, me faire savoir votre ^ réponse , et croire an profond respect avec lequel j*ai rhonneur d'être.

Votre obéissant serviteur,

Signé DE Saint-Marcellin, Chef ^estadmn attaché à i'éiat-'maior S, Esc* k ifiAii>lre de là guerre j dac de Tdtre»

A bord du Paclolus, iv> juillet lâiS.

Général,

J'ai eu rbouneur de recevoir votre lettre ce ma- Un; et comme je suis fortement influencé par le désir de préserver la tranquillité publique , et sur -tout

par celui de vous voii à même de vous déclarer pour .Louis XVUI , je prends la libef ^ de vous repri&ei»-

de aoitveaii,coiDbieiL ee service important de Totre port serait apprécié par S. M. très-clirétiéirae , et

combien au contraire il perdrait de son mérite , sll A^a lieu qu'à une époque plus reculée.

Je ne chercherais pas ain^ à tous convaincre sur un sujet qui vous touche si csseutlellement , si je ne voyais pas que, dans i état présent des affaires , vous pojttYes. adopter cette conduite de la manière la plus honorable ; car tout le pays semble se déclarer pour le Roi; et, par la lettre ci-jointe, vous apprendrez que le général Butrand , commandant le départe* ment de la Charente-Inférieure, a suivi l'impulsion générale , et arbore le drapeau blanc. Sous peu de jours , une forcée considérable peut arriver ici , ce qui augmenterait considérablement toutes les diffi-^ cultés , et occasionnerait une inutile effusion de sang. Cherchons donc à prévenir des malheurs que nous serions les premiers à déplorer : d'ailleurs, en négociant , avec une force trop faible peut-être pour entrer en compétition avec celle que vous commandez, votre conduite n^en sera que plus marquante et plus généreuse , puisqu'elle ne sera alors que le résultat de votre amour pour votre pays et de votre désir pour le bonheur de vos concitoyens.

Quoique je n'aie pas l'honneur d'être connu personnellement de Votre Excellences cependant je prends le plus grand intérêt , ainsi que toutes les ij^rsonaes qui >ont à mon bord , surtout d'après

votre réputation militaire , k ce que les elHMet

prennent la tournure la plus avantaj^euse pour Votre Excellence; et certainement rien ne peut plus contribuer à produire cet heureux résultat que l'adoption 4es mesures que f ai l^honueur de tous proposer. J ai 1 honneur d éire , général ,

De Votre £xceUeuce , Le très-humble et très-obéissant serviteur.

Signé Pâlmer.

liûulliac , july 18 1 S.

Captain Ëdmund Palmer» connauding U. B. M.

fregatt tbe Hebrus présents bis respects to bis excellent), iicuL gênerai the count Clause], and has

the honor to forward to him a dispatch which he bis cbarged witb , frorn the commodor of the englbh squadron in the Gironde.

Captaiu Palmer had hoped to have been permittcd to delider it in person to his exceliency, but as he has been stopped at diis place he his under the neceissily of sendinj^ it on the hope however, to be allowed an oppoi lunily of paying his respects to the count and shaU b/s happy to avail himself of it.

Monsieur le Général , Je viens d'avoir l'honneur de recevoir votre dépêche. J'ignorais Pannistice qui parait avdr en lien

Uigiiizeo by LiOOgle

le 3 de ce mois; néanmoins, d'après les circonstances où nous nous, trouvons , )*ai résolu. d^nyoyec à Bordeaux le capitaine Palmer, qui commande en second sous mes orcires, a&n qu'il fasse sentir à Votre Excellence qn*en acceptant la constitution ^i a rétabli le Roi , et en arborant le drapeau blanc , • il en résulterait les conséquences les plus heureuses pour votre pays. £n vous iàisant cette proposition , Je nignore pas les forces qni sont encore k votre disposition , ni les talens militaires qui vous distinguent; mais, après tout, Général, la puissance dépend dçs circonstances , et elles sont assez graves pour que je me permette de vous les représenter de la manière la plus forte.

J'ai à mon bord M. le comte de Lastour et M. le baron de Montalembert , tous les deux possédant la confiance du Roi et ayant les pouvoirs nécessaires pour traiter avec vous : réunissons-nous donc pour nne œuvre aussi désirable, et faisons de notre mieux pour consolider .cette paix qui vient enfin soulager le monde. Je n'ai en vue que de concilier et d'empêcher une inutile eilusion de sang : je suis d'autant plus porté à vous faire ces o£Gres , que , par les pièces que j'ai reçues , et que j^ai Phonneur de vous transmettre , il me semble que lou^t est au moment d'être terminé de la manière la plus satisfaisante.

n ne me reste plus , Général ^ qu^à vous assurer que je m'estimerai très-beureux de profiter de cette

circoBslanoé pour Vous rendre mes devoirs p«ps6n^ neliméiit ^ et poiirVoiis exprimer U bauie éoii$ldë*

ration avec laquelle j'ai Thoniieur d'élre , . -

-« MoBsiettr le General , . ■ . t , ■ .. De ^otre Ëxcelleiie^^ te.liâ»4RiailiIe it lrè8«*obéis6aiit sanrilMrf , - S/gné Palm£R,

, - UtipiUttne de la frétait Pactolus , et commandaiU de . , 'l^ifts0idre ét S* M» irUtum^/ut dans éa Gàvade,

; A. bord du Pactolus, 16 juillet i8i5.

' Roulliac, 14»»» july 181 S.

Sir , ' ^

I $end y on herewilh a Letter iatrusted to my efaarge by the conmante of the engiish sqaadron în Yerdoa roads.' Not bées g pennitted toproceed wilh it myself to Bourtleaux, and beeng delaiiied bepe ibr tbe retnrn of an answer, I bave to request yon will fiivor me with it ais ioob as possible. ^ I bave the honor to be sir , * .

Yotir moit obed'» servant , Richards,. .

. MmUmU tff B, B. M* thip Pacloliis.

lieutenamt genaral Claïuel Bourdcaox.

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