ORDRE DU JOUR
Le général Delaage, par une lettre datée de Ckoiiet, le 3 îuUIft ^ mandp 4 M. le ^éral en çj^ff Umarque, commandant nn corps d^armée à Nantes, que MM. de Sapineau et de Laroche-Jacquelin ont député k Tannée MM. Duchesne et Duperat , chargés . de lui porter le voeu unanime de tous les che& vendéens de se réunir à elle pour combaltpe , comno Français, toutes tentatives des puissances étrangères qui auraient pour but le dé n >fïïihr ft ro ftl» t 4e laFrance.
Etampes , le 8 juillet i8i5.
LciUi^eiiafktrgâiéralf chef d^- l'cfat^major-général,'
Signé comte GutLUiiniiOT.
( N** lO. )
Copie â^une îeUre adresse àe Paris le i3 fuiéfet iHi5 à S, Exc* k làFmce (VErkmahl par MM^ (es lùmteaans^
Mopsleur le maréchal ,
Les difiîcultés que nous avons ëprouvées pour Jaife pass^ de no^ aouvelles jiq^& foj^t craindre qmç tQttl<B$ nqs lettanes oe rom $ojçi|t i^ry^Ques^ luras vous instraisioTis dans les dernières que nous avâous cpn^l^ipent échoué, et }e ij^ua^tèfe foulait recevoir fie l'iamiée qu'une sommUsiqn pure jst simple au Roi , conçue i-peu>prèjf Cfimi^e l'adresse dont nous vous avons envoyé çoj.)ii^, et ^ui ^ hka? malgré la (iejrnièr^ pi^rase.
|je miBistère ^ fuis ^j^ns pejtte -^re upi^ «s^p TQÏdts^t et d'indiQi&rence qui nous a engagés â 4eivau(ler des p^s^eporls pour aller vous rejoindre :
jan nous Jes ^\9^i fK^im^^ dMÎPuf^^H^t lu^i^ Ikeut-sélre m tel avrpnsrnojis pas.
£n aUcndant, nous lisons d^ns les journaux que i 4pu^ les rég^mens de cuir^i^r^, et 1^ ^arde impéri^e , p^i fi4*. soiiipi^jiion; iu»us ne 1^ etçïjpos pf$ , quoiqu'il ^^rlii|i qii*ip a VU des colonels reti^iir-
à rarniée avec des passeports prussiens. Le . ^lonei riauzeau 9'cst é/crit chez le comte dp Val^iy. 1|. ^ jurrÎT^ 9Te« le duplicata .4e vqtre
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lettre da ii et la note écrite que vous lui avez
donnée; il y est dit que vous avez des têtes de pont sur la Loire , mais nous croyous que vous ne pouvez les garder sans contrevenir aux conditions de Far- ' mîsttce du 3 juillet. Nous avons ce matin tout cinn* • mnniqué au ministre de la {^qiene, en y ajoutant tout ce que notre patriotisme a pu nous suggéier pour amener à une conciliation , on an moins à des promesses verbales. « Je vous ai dit vingt fois , nous at-il répondu , et je vous r<5pète pour la vingt-unième , quHl m^est défendu de recevoir de Tannée autre chose qn'nne soumission pure et simple.* Comptes d'ailleurs que le Roi fera plus que vous ne désirez. »
iNous avons frappé à d'autres portes , et n^avons teçB que des réponses semblables. Partout on nous a dit que notre résistaSice favoriserait les projets des alliés, et qu'une soumission conditionnelle ne suffirait pas pour les arrêter : qu'aile ne serait considérée par eux que comme une ruse, et Tindice dn projet de recommencer* après leur départ, et que / cela ne suspendrait pas leurs opérations hostiles
contre Tarmée. Yoilà ce que disent les ministres des aflaires étrangères, des finances, de la guerre; le préfet de police', etc. Peut-être cela ^t-il vrai en partie; peut-être le ministère , trompé par la soumission du générai Milhaud, croit-il que lès antres corps vont suivre son exemple; 'peut -être aussi y a- t-il des gens à qui l'idce de voir détruire Tarmée
ne dëplait pas , ou qui du moins ne craignent pas de le risquer pour la recevoir sans condition , ei en fidre ensaîte ce qa*ils voudront.
Dans cet ëtat de choses , ne pouvant plus négocier , nous vous engageons , M. le maréchal , a réfléchir avec Uis diefs de l'armée sur la situation de la France , sur les projets des alliés , sur leurs actions , qui ne sont pas d'accord avec leurs déclarations antérieures, et à voir sUl ne serait pas possible d'amener Tannée à une soumission pure et simple » seni parti qui reste ( à notre avis ) pour rallier les Français.
Voilà noire opinion, qui ne doit au reste inflnencer la vôtre qu'à cause de la connaissance plus exacte de Tétat desafi&ties que notre séîenr ici , et les communications que nous avons eues^ nous donnent.
Si vous prenez ce parti, vous pourrez nous en- Toyer l'adresse de soumission dans le genre de celler qœ nous vous avons commnikiqnée , signée de vous et du plus grand nombre de généraux et d'officiers
po^ble. Nous la remettrons au ministre , qui nous promet d'aillenis qu'on n'aura qu^à se ^oaer de la bonté dn Roi.
Nous ne partirons pas sans une réponse de Y. £xc. à cette lettre.
Nous sommes , etc. , etc.
Signé comte Geeabb; comte de Yalmy; Uaxo* P. S, J'ai passé chez Dessoles , et lui ai parlé de
ti8
notre situation; il entre dans nos intentions, ii m a promis de parler au Roi et de lai deniaiider mte âadience pour nous; il tà*B |l1roiiitd réponte: si Mm obtenons audience et si elle a quelques résultats, vous en serez instruit immédiatement.
Sigiié eomte de VaiiMY.
Poiir copie confomié:
Le iharéchal-de-camp , sOus-chef de l'étatmaîor*géaéra) j
Sif^ baroa Gae^soT.