‹ Exposé sommaire des observations et découvertes stratigraphiques et paléontologiques faites dansChapitre 9 sur 9 · UEXPOSÉ SOMMAIRE DE MES RECHERCHES DANS LE LIMBOURG · texte numérisé non relu

UEXPOSÉ SOMMAIRE DE MES RECHERCHES DANS LE LIMBOURG

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La simple audition des longues dissertations que Ton vient d'entendre ne me permet pas de déclarer qu'il 7 aura lieu de borner aux quelques mots qui vont suivre ma réponse aux nouvelles notes de MM. Gogels et van Ërtborn.

Toutefois, je crois déférer au vœu de la Société en me prêtant à clôturer aujourd'hui un débat qui menace de s'éterniser et qui» au fond, repose plutôt sur des différences d'interprétation et de vues que sur des éclaircissements nouveaux ou 'sur des faits intéressants pour la science.

S'attacher à relever de nouveau» point par point, pour les réduire à leur juste valeur, les diverses considérations de mes contradicteurs, serait certainement fort aisé; mais cette besogne fastidieuse ne me parait pas de nature à faire avancer beaucoup la science, ni à constituer un emploi fort utile du temps de mes collègues de la Société Malacologique, lesquels, j'en suis certain, ne trouvent guère d'intérêt à suivre le débat dans la prolixité de détails qui le caractérise actuellement.

Aussi me bornerai-je, en réponse aux divers points traités par M.Cogels, et surtout en réponse aux nouvelles pages qu'il consacre encore à l'an, versien, à lui rappeler ce que j'ai déjà fait remarquer à la séance du 8 janvier, à savoir que mon c Exposé > du 9 septembre avait pour but de faire connaître les résultats nouveaux de mes campagnes de 1880- 1881, lesquelles ne comprennent aucune recherche sur l'an versien. Tout

« ce que dit donc M. Cogels à ce sujet, de môme qu'à propos du parallélisme du diestien avec les dépôts d'Anvers, me paraît plutôt un horsd'œuvre, qui ne devait nullement trouver sa place dans bne réponse à mon c Exposé » .

Il ressort clairement, d'ailleurs, de la i^ote que vient de nous lire M. Cogels qu'il ne paraît pas avoir bien saisi le sens de certains passages de ma réponse du 8 janvier. Il m'attribue des opinions que je n'ai pas exprimées : il eût mieux valu, peut-être, relire cette réponse avec soiu avant de rédiger le volurtiîneux travail dont il vient d'être donné lecture.

En résumé, celles dés critiques de M. Cogels qui pourraient être prises en considération visent des opinions exprimées autrefois, antérieurement à mon entrée au Service'du levé de la Carte géologique ; leur introduction dans le débat provoqué par mon «'Exposé » ne se justifie donc que très difficilement; il est vrai que, sans elles, ce débat n'eût guère pu avoir lieu.

Passant à la communication de M. van Ertborn, je me bornerai à rappeler que, dans ses critiques du 4 décembre dernier, mon honorable contradicteur, qui m'avait pris à partie en ce qui concerne l'oligocène et spécialement les dépôts fluvio- marins du Limbourg, déclarait que mon échelle stratigraphique du tongrien supérieur ou fluvio-marin ne constituait rien de nouveau, que mes vues confirmaient simplement celles de mes devanciers et que le vrai résultat de mes investigations était simplement une précision plus grande apportée dans les dojinées fauniques relatives aux divet-s niveaux du groupe fluvio-marin.

Dans ma réponse du 8 janvier, j'ai démontré que l'établissement et la caractérisation de mes trois horizons fluvio-marins ne pouvaient m'étre contestés et que l'examen fait par moi des travaux récents de mes contradicteurs mettait en évidence des opinions en opposition flagrante avec les données stratigraphiques, positives et immédiatement vérifiables, sur lesquelles j'avais fondé mes conclusions. De plus, les relations de contact établies par moi entre le tongrien et le rupelien, avec les preuves nécessaires à l'appui, résultant de la superposition constatée des cailloux plats rupeliens aux dépôts de mes trois horizons fluvio-marins, ces relations, dis-je, avaient été, dans un cas, simplement prévues ou indiquées et, daiis les autres, absolument méconnues et faussées par mes contradicteurs.

J'ai fourni la preuve, tirée du texte de Tune des dernières planchettes publiées par MM. van Ertborn et Cogels, de certaines méprises et d'une interversion stratigraphique montrant que M. van Ertborn s'était dangereusement aventuré en n'attachant pas à mes résultats la portée qu'ils ont réellement et en prétendant qu'il n'y avait rien de neuf dans l'établissement des caractères et des relations de mes trois horizons fluviomarins.

Je concluais en disant « qu'il résulte de ces circonstances que les progrès sérieux que je crois avoir fait faire à la connaissance des dépôts fluvio-marins du Limbourg, tant dans leurs caractères stratigraphiques et paléontologiques que dans l'établissement de leurs relations avec le rupelien marin qui les recouvre, pourraient difficilement m'ôtre contestés ».

On comprend que j'attachais quelque prix à la revendication des résultats de travaux effectués au Service de la Carte et spécialement en vue de l'étude des dépôts fluvio-marins du Limbourg. De plus, mes affirmations, si précises, devaient reposer sur un ensemble de preuves et d'évidences difficiles à contester.

Or, si de la nouvelle note que vient de nous lire M. van Ertborn, nous éliminons les phrases, explications et justifications inutiles au fond du débat, il reste acquis que mon honorable contradicteur reconnaît s'être trompé dans ses critiques du 4 décembre, en ce sens qu'il admet maintenant le bien-fondé de mon échelle stratigraphique du tongrien supérieur et qu'il convient de l'interversion stratigraphique qu'il a commise avec M. Cogels au sujet de l'interprétation de certains dépôts fluviomarins classiques du Limbourg; il laisse ainsi debout et complètement justifiées toutes les conclusions ci-dessus rapportées.

Je prends acte de cet aveu et m'en déclare entièrement satisfait.

Ernest Van den Broeck.

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